La FDJ voit la vie en Orange
Dans l'optique de l'ouverture du marché des jeux d'argent en ligne, la FDJ, ex-Française des Jeux, cherche par tous les moyens à consolider son aura médiatique en diversifiant ses partenariats. Après un accord conclu avec le groupe de radio RTL et la Ligue de football professionnel, c'est au tour du groupe de télécommunications Orange et du moteur de recherche Yahoo de sceller un accord avec le monopole français des jeux d'argent. Objectif à terme : générer plus d'un milliard d'euros de revenus rien que pour l'année 2010 et s'imposer en leadership d'ici 2012 sur le marché.
"Nous ne voulons pas être seulement la référence de ce nouveau marché mais le leader. Nous jouons à domicile". Le ton est donné par le PDG de la Française des Jeux, Christophe Blanchard-Dignac, qui vient de confirmer aujourd'hui ses "nouvelles ambitions" dans la perspective de l'ouverture à la concurrence du marché français des paris et jeux de hasard sur Internet.
Pour jouer les cavaliers seuls, la Française des Jeux continue de muscler son dispositif , et annonce de nouveaux partenariats. Après avoir conclu un accord avec la LFP à propos de la Ligue 1, de la Ligue 2 et de la Coupe de la Ligue, et reconduit son partenariat avec RTL, elle s'associe avec Orange et Yahoo. Ceci afin d'accroître l'accès à son offre "ParionsWeb". L'accord avec Orange concerne notamment ses portails Internet, mobile, et même son support TV si la réglementation évolue. Un échange de contenus éditoriaux est aussi prévu.
Autre initiative : la constitution d'une équipe d'une douzaine d'experts, anciens champions et journalistes sportifs. Figureront notamment Christophe Dugarry et Bixente Lizarazu pour le football, Christophe Dominici pour le rugby, Fabrice Santoro pour le tennis, Jackson Richardson pour le handball, et Richard Dacoury pour le basket.
M6 et 888 : les rumeurs vont bon train
A quel jeu le groupe M6 est-il en train de jouer au regard de ses tractations actuelles ? Les rumeurs vont bon train concernant le média français qui lorgnerait un hypothétique partenariat avec l'opérateur israëlien 888, opérateur notamment de 888 sports et de Pacific Poker, qui fait partie de notre sélection des meilleurs sites poker. C'est ce que révèle notamment les colonnes de l'hebdomadaire économique Challenges dans sa dernière édition imprimée.
Toujours d'après le média, le géant des jeux d'argent en ligne israélien et le groupe M6 (RTL) seront associés dans 888 France, joint-venture. M6 apportera ses animateurs et une visibilité à l'antenne, précise le magazine. "Faux !" s'est empressé de répliquer Gigi Lévy, l'actuel PDG de 888. « Nous n’avons pas signé d’accord avec M6. » Si le PDG semble être sûr de lui, il reste plus probable, qu'en coulisses, les deux parties n'en sont encore qu'aux phases de négociations.
Il semblerait toutefois que le groupe M6 ait décidé de faire confiance à l’opérateur 888 pour se lancer dans le poker en ligne. Cette société, créée il y a plus de dix ans par Aharon Sheked, et qui est cotée à la bourse de Londres, pourrait devenir le nouveau partenaire du groupe M6. Aharon Sheked aurait en effet signé un contrat portant sur l’offre « poker en ligne » de sa société quelques temps avant sa mort prématurée il y a quinze jours. Pour l’instant, aucune information n’a circulé mais il est certain que le groupe M6 n’était pas en négociation seulement avec 888. Playtech avait également ouvert des négociations afin de parvenir à un partenariat. Cependant, nul ne sait vraiment la nature de l’offre de Playtech, une société aussi détenue par un israélien.
Rappelons que le principal actionnaire du groupe M6 est RTL Group, filiale audiovisuelle du groupe de média allemand Bertelsmann avec 48,55% du capital. RTL, première radio de France, est quant à elle associée à la FDJ. Cette dernière étant par ailleurs partenaire de TF1, principal concurrent de M6.
Bwin se defend bien sur le poker en ligne
Bwin n'est pas prêt de céder son tapis rouge. Le leader européen des jeux d'argent en ligne confirme sa résistance à la concurrence sur le secteur des jeux en ligne et tout particulièrement du poker en ligne. Une réputation, bonne celle-ci, qui colle encore à sa peau pour cette année 2009.
En témoignent les données officielles publiées par la société autrichienne basée à Gibraltar. Ses résultats financiers préliminaires courant sur l'année fiscale 2009 prouvent la nette progression de son activité. Quelques données suffisent pour s'en rendre compte. Les revenus de l'opérateur ont progressé de 12,9% au troisième trimestre de l'année dernière et de 6% rapporté sur l'année. Ainsi, les revenus bruts de Bwin s'établissent à 446,6 millions d'euros en 2009, contre 420,9 pour 2008.
Les revenus n'auront pas progressé proportionnellement sur chacun des segments où intervient l'opérateur. C'est le poker en ligne qui connaît la plus forte progression avec +26% constatés en termes de revenus annuels, soit un chiffre d'affaires de 118,8 millions d'euros en 2009.
En parallèle, l'opérateur s'enorgueillit d'avoir considérablement augmenté le nombre de ses joueurs en annonçant avoir franchi le seuil fatidique du million de joueurs de poker actifs, soit 1 049 767 en 2009 contre 678 000 en 2008.
Jeux d’argent en ligne : le Senat valide le projet de loi
Il aura fallu 181 voix pour contre 139 pour que le projet de loi sur l'ouverture des jeux d'argent en ligne soit accepté en les termes en première lecture. Peu de modifications ont été apportées malgré les quelques 200 amendements déposés. On retendra esentiellement :
Un renforcement des compétences et de l'autorité de l'ARJEL (Autorité de Régulation des jeux en ligne) : les opérateurs ne seront pas représentés dans cet organe avec la création d’un Comité consultatif des jeux placé sous l’autorité du Premier ministre avec un observatoire des jeux. De plus, le président de l’ARJEL pourra saisir le tribunal de grande instance (TGI) de Paris pour qu’il ordonne aux fournisseurs d’accès à Internet (FAI) de bloquer l’accès aux sites de jeux d’argent qui n’auraient pas reçu l’autorisation d’exercer auprès des internautes français.
Inédit ! la création du "droit de déréférencement" : Les sénateurs ont imposé que l'ARJEL puisse également saisir le TGI de Paris pour faire prescrire "toute mesure destinée à faire cesser le référencement du site d’un opérateur (non homologué) par un moteur de recherche ou un annuaire". C'est la 1ère fois qu'en droit français, un moteur de recherche pourra se faire imposer par un tribunal le retrait d'un site Internet.
Demande de licence : le projet de loi oblige les futurs opérateurs à demander une licence d'exploitation pour la France même s'ils détiennent déjà une licence dans un autre des 27 Etats membres de l'Union européenne.
Les opérateurs étrangers qui obtiendront la licence française devront également remettre à zéro leurs bases de données d’utilisateurs français. Concrètement ils devront clôturer les comptes de leurs joueurs français existant sans pour autant pouvoir leur proposer une réinscription immédiate et automatique sur le site .fr dûment autorisé par l’ARJEL.
Les cartes prépayées autorisées : l'utilisation de chèques et de liquide étant interdites, les instruments de paiement sont les cartes prépayées.
La fiscalité : le texte aligne la fiscalité des jeux en ligne et celle des jeux en "dur" (casinos, FDJ et PMU), ce qui reviendra à baisser la fiscalité actuelle sur les jeux en "dur". En clair, les paris dans les hippodromes ne seront plus taxés qu'à hauteur de 7,5% et la fiscalité sur le poker dans les casinos ne devrait pas dépasser 2%.
Pas de numéro d’identification unique : d'autres amendements ont par contre été rejetés. Certains Sénateurs avaient par exemple désiré introduire un numéro d'identification unique, afin de pouvoir plus facilement tracer un joueur possédant plusieurs comptes sur plusieurs plateformes de jeux en ligne.
Sébastien ACEDO et Olivier GOULON
GAMNED (Ruedesjoueurs) sur le Journaldunet
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Olivier Goulon, Président de la société Gamned, éditrice notamment de Ruedesjoueurs, fait partie des 5 experts interrogés par le Journaldunet dans son dossier e-commerce intitulé 'Comment gagner de l'argent avec l'affiliation".
Vous pouvez consulter l'article ici.
Jeux en ligne : le Senat opte pour les cartes prepayees
Alors que le projet de loi sur les jeux d'argent en ligne, déjà voté en première lecture à l'Assemblée Nationale, est examiné depuis hier au Sénat, un premier amendement d'importance a été voté concernant les moyens de paiement éligibles, puisque l'utilisation de cartes prépayées sera autorisée.
En effet l'amendement, proposé par le sénateur Nicolas About, indique que "l'approvisionnement d'un compte joueur par son titulaire ne peut être réalisé qu'au moyen d'instruments de paiement mis à disposition par un prestataire de services de paiement".
L'ajout des cartes prépayées aux quelques moyens de paiement autorisés permet à la fois de satisfaire la Commission Européenne qui, d'après le rapporteur de la loi et sénateur François Trucy, tenait à ce moyen de paiement au point de menacer la France d'un contentieux dans le cas inverse, et de contenter certains sénateurs de la majorité qui, par la voix d' Alain Gournac (UMP) qui avait déposé un amendement similaire, estimaient que les cartes prépayées "constituent un moyen de lutte contre l'addiction au jeu" d'après l'AFP.
La valeur de ces cartes prépayées devrait,selon le Sénateur Trucy, être limitée a 100 Euros maximum afin d'éviter les risques de blanchiment.
L'on peut aussi voir à travers l'adoption de cet amendement un geste envers les buralistes qui redoutaient en début de semaine que l'ouverture du marché des jeux en ligne ne les prive de leurs clients réguliers. En effet les cartes prépayées seraient distribuées dans le réseau des bureaux de tabac.
L'heure est à l'optimisme mesuré sur les bancs de la majorité, ce dont ne se cachait pas hier le ministre Eric Woerth, qui estimait toujours tenable le calendrier initial d'une mise en application de la nouvelle loi pour la Coupe du Monde 2010, soit au plus tard au 1er Juin 2010.
Balkany (fils) prend les renes de Pokerstars France
Lorsque que l'on gère la destinée d' un site mondial dédié au poker en ligne et pesant 32 millions de joueurs pour plus d'un milliard de dollars de CA, il faut pour ainsi dire "éviter les vagues" ou plutôt les retours de vague. Un adage que le leader mondial aurait pu ou dû s'approprier dès l'instant où la nomination d'Alexandre Balkany à la direction générale de PokersStars France s'est posée.
Car, quoi que l'on veuille en dire, Alexandre Balkany est un DG pas comme les autres. Alexandre est avant toute chose le fils de Patrick Balkany, le député-maire UMP des Hauts-de-Seine, ami de longue date de Nicolas Sarkozy, dont le nom a souvent défrayé la chronique par le passé .La présence du fils d'un des poids lourds de la majorité et membre du premier cercle du pouvoir à la direction de PokersStars France au moment même où la loi sur la libéralisation des jeux en ligne se discute au Sénat ne va sûrement pas pacifier un débat déjà assez houleux.
Alors que l'avenir des jeux d'argent sur Internet est débattu au Sénat aujourd'hui et demain, l'opposition ne manquera pas de souligner ces "jeux de connivences politiques et de collusions économiques", et chacun sera libre ou non d'effectivement ressentir un certain malaise....De quoi déstabiliser le marché français à quelques mois de l'ouverture ? En tout cas la "pokerhystérie" est bien là, et on se demande où elle s'arrêtera...
Comme le souligne l'excellent BananaPoker, Alexandre Balkany cumulerait les mandats.
DG de PokersStars France, il dirigerait également la société Kawa Productions, aux ramifications stratégiquement bien choisies. Une société de production audiovisuelle qui participe de près ou de loin à toutes les émissions de poker du PAF : Directpoker sur Direct 8, Poker le duel et Poker Mission Caraïbes sur NRJ 12, Stars of poker sur Canal +. Alexandre Balkany ne s'arrête pas là. BananaPoker le dit également proche du site d'information Poker Actu, dont le contenu vidéos est fourni par... Kawa Productions !
La démonstration s'arrête là. Dans cette guerre économique qui se prépare avec l'ouverture à la concurrence, PokerStars.com sort volontiers ses crocs et affiche son intention d'écraser les challengers sur le marché français. "Nous sommes déjà numéro 1 sur le marché, devant des sites comme Everest Poker, Winamax et ChiliPoker. Nous comptons garder ce leadership malgré l'arrivée de la FDJ et du PMU", dixit Alexandre Balkany dans un entretien accordé au Figaro. La messe est dite?
Sébastien ACEDO
Sources : BananaPoker et Le Figaro
Projet de loi : chronique d’un “couac” annonce ?

La loi sur la libéralisation des jeux d’argent en ligne n’est pas encore soumise à l’examen au Sénat que déjà elle fait parler d’elle. Entre amendements, controverses, divergences au sein de la majorité, l’horizon d’une ouverture rapide et prochaine du marché s’obscurcît à mesure que les discussions progressent. Pourtant le constat est là : entre mars 2009, date de la présentation du projet en conseil des ministres et aujourd’hui, force est de constater que l’échéance d’un vote de la loi n’a fait que s’éloigner. Si bien que l’idée de son vote avant la Coupe du Monde 2010, en juin prochain, ne trompe plus personne. Pas même les opérateurs.
Trois aspects du texte actuel suscitent la bronca des parlementaires. Le premier concernerait le principe d’autorisations provisoires d’activité à des opérateurs reconnus dans l’Union Européenne. Plusieurs sénateurs issus des rangs de l’UMP et du Nouveau Centre ont déposé des amendements en ce sens. En cas d’acceptation, celui-ci permettrai –sans preuves- de rendre opérationnel l’ouverture dans les délais prescrits initialement. Sur le principe, le rapporteur du texte, le sénateur Trucy n’y est pas opposé mais il se refuse à toute généralisation au motif de rendre caduque les règles d’encadrement du nouveau marché.
Autre point de friction, concernant les pouvoirs de la nouvelle autorité de surveillance, l’ARJEL. Sur ce point précisément, les lignes de fracture au sein de la majorité se sont très vite cristallisées. Les uns souhaitent reconnaître au président de cette autorité, le pouvoir de saisir la justice en cas d’abus tandis que les autres veulent reconnaître ce droit à une commission des sanctions au sein de l’ARJEL. Pas facile de s’y retrouver dans cette guerre interne d’amendements.
C’est enfin la question fiscale que l’opposition et la majorité se déchirent le plus. Un amendement propose de réduire le taux de prélèvement sur les paris hippiques proposés par des opérateurs spécialisés comme Zeturf ou Turfez au détriment des paris sportifs proposés par Betclic, Unibet, Sportingbet, Bwin entre autres. Pas question disent les opérateurs sur ce point. Une fiscalité asphyxiante présenterait, selon eux, le risque d’un marché atone.
A 24 heures des premiers débats, la gauche, frondeuse sur le dossier, défend toujours fermement, avec quelques sénateurs UMP, le sacro-saint monopole de la FDJ et du PMU.
Sébastien ACEDO
Poker.org cede a 1 000 000 $ : record battu !
Retenez bien ce nom de domaine, il vaut maintenant de l'or et vient surtout de battre un record absolu. Celui de l'acquisition d'un nom de domaine en .org la plus élevée de toute l'histoire et pour la modique somme d'1million de dollars. De quoi faire perdre les pieds sur terre. Il explose le précédent record établi à 198 000 $ pour le nom de domaine engineering.org et sexe.org vendu à 154 000 $.
Selon une information de Techcrunch reprise par le Washington Post, le nom de domaine vient poker.org a été vendu sur le second marché à son nouveau et heureux propriétaire PokerCompany.com, l'un des groupes leader de la commercialisation des jeux en ligne. Au-delà de ce record de vente, l'opération révèle surtout l'attrait du marché des jeux en ligne et du poker tout particulièrement. Les grands groupes n'hésitent pas à mettre l'argent sur la table pour bénéficier d'une nouvelle aura sur la toile et derrière, recruter de nouveaux clients. PokerCompany.com renforce un peu plus encore son assise dans le secteur des jeux d'argent en ligne.
Mais gardons-nous des surprises. Les reventes à prix d'or de noms de domaine ne sont pas un phénomène nouveau. Ce qui s'est, en revanche, accéléré, c'est cette surenchère permanente, cette guerre des prix autour d'un investissement plus que rentable. Ce qui explique justement que les trois transactions les plus importantes ont aujourd'hui moins de trois ans.
FDJ, Parions Sport, Parions Web … la communication est en route
La FDJ assoit sa position d'acteur unique (officiellement) sur le marché Français et soigne sa communication.
Son offre est déjà en place avec Parions Sport et Parions Web.
Le ton reste institutionnel, mais devrait à coup sûr devenir plus agressif dans les mois qui viennent...
Voici la (belle) vidéo qui illustre la communication FDJ du moment.






