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25juin/100

15 jours après : on fait le bilan calmement

11 Juin 2010 : le coup d’envoi de la Coupe du monde a été lancé et avec lui celui de l’ouverture à la concurrence des paris en ligne. Après quinze jours de bataille publicitaire acharnée et de guerre d'images sans concessions entre les opérateurs licenciés, l'heure est au premier état des lieux.

Une guerre de communication

C'est un fait. Nous ne comptons plus le nombre de spots publicitaires entre deux matchs de football diffusés sur les chaînes de télévisions. Sajoo, Betclic, PMU, FDJ...les slogans se suivent mais ne se ressemblent pas. mais à l'arrivée la note s'annonce salée. En une semaine à peine, les différents opérateurs de jeux ayant obtenu la licence de l'ARJEL ont dépensé pour plus de 7,3 million d'euros rien qu'en investissements publicitaires. C’est sur le terrain de la communication que le combat fait le plus rage et la Coupe du monde de football n’y est encore une fois pas étrangère. "Nous sommes au dessus de nos meilleures prévisions, avec 5 à 6 fois plus de paris qu’espérés. Nous avons battu tous nos records ces derniers jours. Il faut certes compter avec l’effet Coupe du Monde, mais  en termes de conversion et d’activité, il y a eu un mouvement énorme de nouveaux clients qui ont ouvert un compte sur BetClic", affirmait non sans satisfaction Nicolas Béraud, le fondateur et PDG de Betclic.

Tout comme lui, les annonceurs qui, pour faire connaître leur nouvelle  marque et nouveau logo, ont fait le choix de miser sur la télévision ou dans la presse, des médias visuels à fort impact. C’est Bwin qui décroche la palme de la publicité avec un quart de parts de marché, il est suivi de près par les deux anciens monopoles. Le PMU et la Française des jeux sont donc respectivement sur la deuxième et troisième place du podium des plus dépensiers en matière de publicité.

Les opérateurs en veulent encore plus

Non contents de récolter les premiers fruits de leurs investissements publicitaires, les opérateurs brocardent toujours autant la fiscalité exercée par l'Etat français sur les jeux d'argent en ligne. A l'image de Nicolas Béraud qui identifie deux probèms majeurs à la législation en vigueur en France : "le premier est la fiscalité, qui est  trois à quatre fois plus élevée qu’au Royaume-Uni ou en Italie et qui peut motiver les consommateurs à aller vers les sites non réglementés. Le deuxième est qu’elle n’inclut pas les jeux de casino en ligne. Ces jeux sont extrêmement importants, ils créent la marge pour les sportbooks, et sans eux, il est difficile d’être rentable."

Comment expliquer qu'en l'espace de quelques jours, Nicolas Béraud fustige la loi pour ses manquements d'un côté pour s'en accomoder en enregistrant des gains 5 à 6 fois supérieurs à ses propres espérances. Si ce n'est la reherche de nouvelles sources de profitabilité pour les opérateurs français.

Olivier Goulon

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