Droit au pari : les opérateurs grincent des dents
Voici un point de la législation sur les jeux en ligne qui suscite l'ire des opérateurs de jeux. Son nom : le droit au pari. Selon la loi, il correspond à une sorte de redevance que doivent s'acquitter tous les acteurs du marché et la reverser aux fédérations sportives ou organisateurs de compétitions au choix. Et c'est sur ce point que le bas blesse, les opérateurs estimant le montant de la redevance exorbitant.
Pourquoi un droit au pari ?
Au départ, l'intention du législateur est louable : elle a été créée pour financer la lutte contre la fraude. Dans ce cas précis, chacun des opérateurs est tenu d'établir un contrat avec une fédération dans le cadre des seuls paris autorisés par la loi. Dans ce dernier, est mentionné le montant de la redevance à la charge des opérateurs de jeux. Ainsi, les fédérations françaises de tennis et de football imposent à leurs opérateurs, à titre d'exemple, une taxe équivalent à 1 % sur les mises générales.
La fronde des opérateurs
Il n'en fallait pas davantage pour exaspérer les bookmakers. La reprise du championnat de football de Ligue 1 début août a ainsi réveillé leur colère. En cause, les plafonds de taxation fixés par la loi seraient trop élevés du fait de la diminution parallèle des marges des opérateurs. Selon Isabelle Parize, vice-présidente du groupe Mangas Gaming, le principe du droit au pari est jugé “complètement confiscatoire” et “très exagéré”. Selon elle, ce sont entre 25 et 40 % en moyenne du produit net des jeux qui se trouve aspiré par la taxe reversée à la LFP.
Les petites "fédé" perdantes aussi
A ce jeu du droit au pari, les fédérations de sport moins médiatiques patissent de la surreprésentation du football. Aujourd'hui, la Ligue de football professionnelle et la Fédération française de football aspirent l'essentiel des sommes. Mais les fédérations comme les opérateurs se retrouvent piégés et disposent de faibles marges de manoeuvre. Car, selon la loi, si au moins deux acteurs du marché signent le texte, les autres ont l'obligation de reverser le droit au pari. C'est chose faite : PMU.fr et ParionsWeb (FDJ) ont été les deux premiers signataires.
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