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Bookmakers et Fédérations sportives repartent en guerre

guerre-bookmakers-federationsLe 30 septembre 2010, la SROC (Sports Right Owner Coalition) a publié un communiqué s'offusquant du comportement de certains opérateurs de paris en ligne. Ces derniers sont accusés par cette coalition de mener une campagne auprès du Conseil d'Etat et du gouvernement français pour remettre en cause le droit d'exploitation des organisateurs d'événements sportifs. Ce droit permet à ces organisateurs de monnayer auprès des bookmakers l'offre de paris sportifs sur la compétition qu'ils gèrent.

Une association qui tient le sport mondial dans ses mains

Si la SROC n'est qu'un groupement informel, il est tout de même composé de la majorité des grands organisateurs mondiaux (FIFA, UEFA, LFP, IRB, FFT, PGA Tour, Formula 1, etc.). Se mettre à dos un tel conglomérat serait fatal pour les opérateurs de jeux en ligne. Depuis l'ouverture du marché en France, certains organisateurs font valoir leur droit au pari et demande aux bookmakers de signer un contrat-cadre leur accordant une rémunération contre la possibilité d'offrir la compétition aux parieurs sur leur plateforme.

1% des mises reversé

Soucieux de préserver leur marge déjà entamée par le pourcentage requis par l'Etat français, Betclic, Bwin et SAjOO entre autres avaient refusé de reverser 1,5% des mises à la Fédération Française de Tennis pour le match de Coupe Davis qui avait opposé France et Espagne en juillet. Le même problème s'était de nouveau présenté début août à la reprise du championnat lorsque la LFP a demandé un taux de reversement de 1%. Partenaires respectivement de la FFF et de la LFP, PMU et ParionsWeb avaient accepté sans sourciller. Après une petite semaine de fausses négociations,  les autres opérateurs ont été obligé d'en faire de même. Aucun d'entre eux ne pouvait passer à côté des matchs de football français qui représenteront entre 40 et 50% de leur activité d'après Olivier Ou Ramdane, DG d'EurosportBET.

Que peut-on en déduire du futur pour les opérateurs comme pour les parieurs en France  ? Sans doute que les petites compétitions, n'attirant pas énormément de mises et faisant valoir leur droit au pari, ne seront plus proposées par les sites de paris en ligne. Et que les grandes fédérations, au contraire, continueront d'augmenter leur marge face aux bookmakers.

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