Bwin et SajOO ne font plus qu’un!
Bwin Party France! Voici la nouvelle appellation découlant directement de la fusion opérée par Bwin Party et le Groupe Amaury en ce début de semaine. L'objectif? Réduire les coûts, maximiser les chances de rayonner sur le marché des jeux en ligne et surtout, s'aligner sur les nouvelles exigences nationales. "Nous restons optimistes que la revue actuelle du cadre réglementaire menée par le gouvernement français se traduira par des améliorations significatives apportées au cadre juridique et réglementaire" justifie Philippe Carli, directeur général du Groupe Amaury,détenteur de l'opérateur SajOO.
Avec une possession de 9% de l'ensemble du marché, le groupe de presse (à la tête de l'Equipe et du Parisien) avait de quoi taquiner le géant autrichien Bwin. "Avec la perspective d’un cadre réglementaire plus commercial en 2012, nous sommes impatients de construire une entreprise leader sur le marché avec nos partenaires de longue date" se félicite Norbert Teufelberger, numéro 2 de Bwin. Les conditions de la fusion n'ont pas été divulguées.

Les Espagnols auront bientôt leurs propres rooms!
La légalisation des jeux en ligne se précise en Espagne avec une nouvelle information qui est tombée la semaine dernière de l'autre côté des Pyrénées. Les joueurs de poker espagnols devront, à partir de janvier 2012, bluffer exclusivement sur des sites agrées terminant par .es, soit España. Au programme, les mêmes conditions d'inscription qu'en France avec l'envoi des identifiants bancaires et un protocole à respecter soigneusement. Petit plus non négligeable pour ces rooms à l'accent chaud de Méditerranée, la possibilité pour les joueurs étrangers d'arpenter les sites et d'ouvrir des comptes sur les plateformes en .es. Tournois engagés en perspective!
Bientôt plus de gains pour les joueurs ?
Les "gamblers" vont-ils bientôt pouvoir se remplir davantage les poches ? Jugé très bas par les joueurs, le taux de retour aux joueurs (TRJ), aujourd'hui fixé à 85%, pourrait augmenter. Ce TRJ est le pourcentage reversé aux joueurs après que les opérateurs et l'Etat aient prélevé leur part.
Recruter de nouveaux joueurs
D'après l'interview donnée à iGamingFrance par François Trucy, président du Comité consultatif des jeux (CCJ) rattaché au ministère de l'Intérieur et du Budget, "la remise en cause du Taux de Retour aux Joueurs à 85% et l’interopérabilité entre les sites de poker en .fr et .com sont les deux sujets les plus susceptibles d’être mis sur la table à la fin de l’année".
Cette décision devrait également donner du baume à coeur à l'ensemble des opérateurs français qui demandent depuis l'ouverture du marché à ce que ce taux de retour soit augmenté. De meilleures possibilités de gains permettraient, selon, de recruter de nouveaux joueurs.
Statu quo sur la fiscalité des jeux en ligne
François Baroin, ministre du Budget, a indiqué qu'il n'y aurait pas de réforme sur la fiscalité des jeux en ligne avant les prochaines élections présidentielles, selon le site internet du Point. Cette annonce a été faite ce lundi 14 mars, lors de l'installation du Comité consultatif des jeux (CCJ), présidé par François Trucy.
Nouvelle majorité, nouvelle loi ?
Ce Comité doit auditionner les acteurs et écrire un rapport sur le marché depuis le début de l'ouverture. Ce texte sera ensuite pris en compte lors de la révision de la loi française sur les jeux en ligne qui doit avoir lieu en novembre 2011 au Parlement. De nombreux opérateurs ont déclaré ces dernières semaines qu'ils souhaitaient voir cette révision se faire bien avant. Mais l'annonce de M. Baroin promet un statu quo sur la question au moins jusqu'au mois de mai prochain. Il sera alors temps de voir s'il y a un changement de majorité et dans quels sens les choses évolueront.
Les gouvernements vont lutter contre les paris illégaux
Réunie cette semaine à Lausanne à l’occasion d’un sommet spécial, le CIO a statué sur les paris illégaux après avoir réuni leaders sportifs, hommes politiques, opérateurs de paris sportifs et Interpol. Le CIO, par la voix de son président Jacques Rogge, a estimé à 101 milliards d'euros par an le montant des paris illégaux dans le monde.
Le CIO demande de l'aide
"Nous avons besoin du soutien des gouvernements, eux seuls ont les pouvoirs judiciaires, a déclaré le président du CIO, à l'issue de ce sommet. Ils peuvent commander des écoutes téléphoniques, délivrer des mandats, commanditer des fouilles. Nous ne pouvons pas le faire", a-t-il déclaré devant des journalistes.
Chantal Jouanno engage la France
Devant le montant énorme des sommes avancées concernant les paris illégaux, le CIO craint de voir les matchs truqués atteindre les Jeux Olympiques dans les prochaines années. Aujourd'hui, le Comité olympique dispose de son propre système de surveillance sur les paris mis en place en 2006. Présente en Suisse, la ministre française des Sports, Chantal Jouanno, a d'ores et déjà garanti l'implication du gouvernement français.
Unibet annonce son retour !
Il manque à tous les parieurs et joueurs de poker français qui passaient leur temps sur cet attachant site au logo vert. Unibet, le site de jeux en ligne, avait conquis de nombreux Français avant l'ouverture du marché, par la diversité de ses paris, sa facilité pour jouer et ses tables de poker toujours bien remplies.
Unibet Poker en 2011
Après de nombreuses tergiversations au moment de la loi de régulation sur le marché, Unibet est presque prêt à réoccuper le terrain en France. "Nous envisageons, sous réserve du résultat des évaluations que nous menons pour savoir si les ressources pourraient être utilisées à meilleur escient sur d’autres bmarchés, de lancer notre plate-forme de poker Unibet.fr courant 2011. Les paris hippiques et sportifs pourraient suivre d’ici fin 2011", a déclaré son CEO, le Suédois Henrik Tjärnström.
L'Etat français encore montré du doigt
Il y a donc encore une légère hésitation, due à nouveau, au niveau des taxes étatiques françaises jugées trop importantes. Le pourcentage reversé à l'Etat empêche les opérateurs d'obtenir une meilleure marge, et surtout d'offrir à leurs joueurs de meilleurs retours de gains. Les "gamblers" les plus expérimentés, qui jouaient sur Internet avant juin 2010, sont souvent tentés de retrouver les sites autorisés d'hier... aujourd'hui illégaux.
Le jeu n’a pas fini de tisser sa Toile
26,3 milliards de mises. Les Français ont énormément joué en 2010. Et l'ouverture du marché des jeux en ligne juste avant la Coupe du Monde de football n'est évidemment pas étrangère à ce succès. Matraquage publicitaire, premiers bonus alléchants et sponsoring ont rappelé sans cesse aux Français que miser restait un véritable loisir.
Le chiffre d'affaires de la FDJ et du PMU en hausse
Les opérateurs FDJ et PMU, ex-détenteurs d'un monopole sur le secteur, n'ont pas pâti de la nouvelle législation. Au contraire, la Française des Jeux a vu son chiffre d'affaires augmenter (10,5 milliards, + 5,5%) tout comme le PMU (9,5 milliards, +2,6%). Mais les mises en ligne ne sont pas au niveau attendu (91 millions pour la FDJ).
La France et ses bonnes vieilles habitudes
Les Français restent pour le moment attachés à leurs tickets de turf ou de paris sportifs à valider chez leur buraliste où ils ont leur habitude. Et Internet n'est pas encore un gage de sécurité pour tous malgré le contrôle très strict de l'Arjel. Le potentiel de joueurs est donc là. Et les opérateurs connaissent leur défi principal de 2011 : faire de la Toile un plus grand terrain de jeu... en ligne.
L’Arjel reprend la main
Après avoir perdu l’un de ses membres les plus médiatiques, l’ancien champion olympique Guy Drut, démissionnaire, l’Arjel avait besoin de recruter un nom. Ou plutôt une figure, Jean-Louis Valentin. Peu de Français se rappellent de ce patronyme et pourtant, il appartient à l’ancien membre de la Fédération Française de Football qui avait démissionné aux bords des larmes et devant toutes les caméras du monde, à la suite du refus des Bleus de s’entraîner à Knysna.
L’Arjel met en demeure, Orange, Bouygues et SFR
Essayant d’être présent sur le plan médiatique, L’Autorité de Régulation l’est parfaitement sur le plan de la juridique. En début de semaine, elle a mise en demeure huit fournisseurs d’accès à Internet (FAI) dont les historiques Bouygues, SFR et Orange. L’Arjel demande aux FAI nationaux de bloquer l’accès à 5dimes.com, sites de jeux en ligne (paris sportifs, poker, casino et loterie) costa-ricain qui n’a évidement pas de licence.
Adieu Pinnacle
Après avoir fait bloquer l’accès des bookmakers Pinnacle et Bet365 qui étaient encore privilégiés par des parieurs expérimentés, l’Arjel est en train de gagner son pari : rendre possible le jeu en ligne uniquement chez les sites qui ont reçu son agrément. Le régulateur va maintenant devoir se lancer dans une autre bataille, la délocalisation des sièges des opérateurs. Hier, iGamingFrance révélait que PartyPoker allait rejoindre Betclic ou encore Pokerstars à Malte, pour éviter de payer la TVA appliquée sur son Produit Net des Jeux (PNJ).
Le gouvernement français reprend la main sur les jeux en ligne
C'est une décision qui a eu son petit retentissement dans le milieu de l'iGaming. Grand défenseur de la loi pour l'ouverture du marché, le sénateur François Trucy, a décidé de quitter la présidence du Comité consultatif des Jeux. Cette instance, qui devait rapporter régulièrement l'état des lieux du secteur, n'avait pas véritablement pris forme malgré son évocation des les textes de la loi du 12 mai 2010.
Des changements dans la loi ?
Outre ce délai jugé long, le Sénateur du Var a fait du déclassement des décrets concernant les jeux en ligne un casus belli. Prévue dans la loi de Finances 2011, votée ce mardi 7 décembre, cette mesure implique qu'un décret concernant ce secteur devra être désormais signé simplement par le Ministère, sans passage préalable devant le Conseil d'Etat et le Conseil des Ministres. Ce qui laisse penser à François Trucy que le gouvernement souhaite faire des changements importants concernant la loi d'ouverture sans concertation préalable avec les acteurs.
L'Arjel ne veut pas d'un marché qui explose
Interviewé cette semaine par le Point.fr, le président de l'Arjel a également tancé les opérateurs qui se plaignent d'une fiscalité étatique trop lourde. "Concernant la fiscalité, la loi prévoit une clause de rendez-vous dix-huit mois après son entrée en vigueur. Les premières données ne justifient pas que ce rendez-vous soit anticipé", a-t-il expliqué. Jean-François Vilotte a également expliqué que l'Arjel ne souhaitait pas voir le marché exploser à cause des dangers de l'addiction, et que les opérateurs qui râlaient le plus étaient en avance sur leurs prévisions financières. Le président de Betclic, Nicolas Béraud, appréciera.
Les opérateurs unis contre la taxation française
"Le seul bémol à l’ouverture du marché des jeux en France, c’est le niveau d’imposition des opérateurs qui, il me semble, reste bien loin d’une réalité encore nouvelle." Le Président de The Nation Traffic, société éditrice de Titan Poker, Jonathan Issembert, a bien résumé le ressenti des différentes directions des opérateurs désormais installées sur le marché français.
Betclic Everest Group déficitaire
En France, la fiscalité impose aux opérateurs de reverser 7,5% des mises pour les paris sportifs et hippiques, et 2% pour le poker. Les taux de retour aux joueurs français sont ainsi plafonnés à 85% contre 96% pour ceux qui jouent sur les sites anglophones illégaux aux yeux de la loi française. La différence est trop importante et met les opérateurs dans une situation inconfortable. Betclic Everest Group a annoncé en début de semaine que sa branche paris sportifs serait déficitaire cette année, mettant en cause la taxation mais aussi le faible nombre de types de paris autorisés par l'Arjel.
Stéphane Courbit menace
Le président du Conseil d'administration, Stéphane Courbit, a haussé le ton dans un entretien accordé au Figaro promettant la réduction de 80% de ces dépenses de sponsoring : "Ce sera une douche froide pour le monde du sport français, mais nous y sommes contraints", a-t-il prévenu. Très visible sur les maillots de l'OM et de l'OL, Betclic aide aussi le football amateur et des sports moins médiatisés comme le handball, le basket, l'escrime ou le ski.
"Je reste convaincu qu’avec le temps, les autorités françaises sauront comprendre qu’il est nécessaire d’étudier cette question et d’écouter attentivement les opérateurs français, insiste Jonathan Issembert. Nous saurons en temps et en heure faire entendre une voix constructive." L'Etat est prévenu, les opérateurs ont prévu d'agir.