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30nov/100

Interview Benjamin Issembert – Titan .fr –TheNationTrafic

Benjamin Issembert est le président de TheNationTrafic SAS qui édite la version française et légale du site Titan Poker. La nouvelle salle de Poker sera lancée sous le nom Titan.fr. M. Issembert a bien voulu nous dévoiler les coulisses du site de Poker Titan en exclusivité pour le Blog RueDesJoueurs.

RDJ : Bonjour et félicitations pour l’obtention de votre Licence. Pouvez-vous nous résumer comment s’est passé l’attribution du précieux sésame ? Quels ont été les délais de traitement ou les problèmes rencontrés ?

Benjamin Issembert : "Nous avons déposé nos demandes d’agrément pour le poker et les paris sportifs à la fin de l’été dernier. Le travail en amont sur les demandes a été particulièrement intense. Il nous fallait remplir à la lettre l’ensemble des exigences requises pour l’obtention des licences. Nous avons travaillé d’arrache-pied avec l’ensemble de nos équipes pour pouvoir présenter un dossier clair, transparent et en conformité avec le cahier des charges. Le délai du traitement par l’ARJEL a duré quelques mois comme prévu et nous n’avons rencontré aucun problème majeur. Notre entrée tardive sur le marché a créé chez nous de l’impatience. En effet, nous étions pressés de pouvoir rendre aux nombreux joueurs de Titan, leur salle de poker en ligne préférée.  Nos joueurs ont manifesté, par centaines, à plusieurs reprises leur envie de jouer à nouveau sur Titan."

RDJ : Pour rentrer dans les détails, quelles sont les garanties et contraintes techniques que vous avez dû fournir pour l’obtention de cette licence ? Que change ce nouveau cahier des charges pour les joueurs ?

Benjamin Issembert : "Concrètement nous avons dû dans un premier temps créer une structure en France. Et c’est particulièrement important de comprendre le bien fondé de cette démarche qui est de donner une identité physique à une opération qui jusque là avait une adresse à l’étranger. Désormais, nous opérons à partir d’une structure franco-française. De plus, nous avons modifié l’ensemble de nos opérations pour pouvoir offrir une offre de jeu conforme aux exigences de la loi du 12 mai 2010. A titre d’exemple si dans le passé il était possible de jouer au 7 Stud ou à l’Omaha Hi/Lo, désormais sur Titan.fr, les joueurs pourront jouer uniquement aux quatre variantes du Texas Hold’em et au Omaha Poker et ce, en conformité avec la législation. Les joueurs de Titan.fr pourront également bénéficier de l’ensemble des outils de maîtrise de jeu à commencer par les limites de dépôt, de mise et de virement automatique. Et enfin, d’une manière générale, si dans le passé Titan était tourné vers l’international en général, sur le plan de la communication désormais, Titan.fr s’adressera particulièrement aux joueurs de poker français tout en préservant un univers poker sulfureux qui a fait le succès de notre room dans le passé."

"La concurrence ne nous fait pas peur"

RDJ : Avec cet agrément quels vont être les objectifs de Titan.fr dans un marché déjà occupé par 25 opérateurs ?

Benjamin Issembert : "L’objectif principal de Titan.fr est clair : offrir à nouveau à nos joueurs anciens comme nouveaux la meilleure offre de poker en ligne, comme nous l’avons fait dans le passé. Cet objectif passe par une approche marketing intelligente et intuitive et par l’écoute de nos joueurs. Notre bonus de premier dépôt sera une surprise de taille qui fera le bonheur de l’ensemble de nos joueurs futurs. Mais ce n’est pas tout. Nous comptons proposer à nouveau une offre qui a su conquérir le cœur de nos joueurs pendant des années : tournois, freerolls, token pour les plus grandes compétitions, club VIP, tutoriels intuitifs et bien plus. Nous avons pris le temps de penser et de créer une offre de poker en ligne qui saura, sans l’ombre d’un doute, attirer un grand nombre de joueurs et qui saura les fidéliser. Car, et c’est bien là la clé du succès, face à nos 25 concurrents, le tout n’est pas de générer le plus grand nombre d’inscriptions mais de fidéliser ses joueurs. Et pour ce faire, il faut être tout d’abord à l’écoute de ces derniers.  C’est le cœur de notre métier depuis 10 ans. La concurrence ne nous fait donc pas peur."

RDJ : De combien de personnes est composée votre équipe en France ? De quelle ressource un opérateur agréé a-t-il besoin pour lancer et faire fonctionner un site de Poker en Ligne ?

Benjamin Issembert : "Notre équipe en France est composée de plusieurs professionnels du poker en ligne, de spécialistes du Web Marketing et d’une équipe directionnelle très innovante. Un opérateur légal en France a besoin de prime abord de connaître son métier. Autrement dit, les ressources dont a besoin un opérateur sont tout d’abord un savoir-faire et un faire-savoir de qualité, bien entendu aux côtés de moyens financiers et d’un accompagnement technique très important."

"Le lancement de Titan.fr, un joli cadeau de Noël !"

RDJ : D’un point de vue plus général, que pensez-vous de l’ouverture du marché des jeux d’argent en ligne en France ?

Benjamin Issembert : "Une excellente chose ! Depuis que je suis impliqué dans le jeu en ligne, je me bats personnellement pour contribuer à construire une industrie où règnent certaines valeurs auxquelles je crois depuis toujours.  Le marché du jeu est un formidable microcosme économique, à l’écologie très particulière et  au cœur duquel, la qualité de l’innovation peut faire pâlir l’ensemble des Start-Up du Nasdaq. C’est impressionnant. Et la régulation française, d’un point de vue des opérateurs, vient donner un cadre juridique essentiel pour ce marché. Sur le plan des joueurs, n’oublions jamais que le poker en ligne ou les paris sportifs sont tout d’abord et avant toute autre chose du divertissement.  Et c’est la raison pour laquelle, il était nécessaire d’offrir aux millions de joueurs français un espace de jeu et pari sécurisé et contrôlé. Le seul bémol à l’ouverture du marché des jeux en France, c’est le niveau d’imposition des opérateurs qui, il me semble, reste bien loin d’une réalité encore nouvelle.  Mais je reste convaincu qu’avec le temps, les autorités françaises sauront comprendre qu’il est nécessaire d’étudier cette question et d’écouter attentivement les opérateurs français. Nous saurons en temps et en heure faire entendre une voix constructive."

RDJ : Que va proposer Titan.fr pour ses anciens joueurs et ses nouveaux joueurs ? Pouvez-vous dès à présent rentrer dans les détails ? Une idée du bonus premier dépôt ?

Benjamin Issembert : "Je préfère garder le secret.  Mais je peux vous dire que le bonus de premier dépôt sera particulièrement alléchant et que de nombreuses surprises attendent nos anciens joueurs comme nos nouveaux."

RDJ : Titan.fr va-t-il utiliser le réseau  iPoker (Chilipoker) et le logiciel fourni par playtech ?

Benjamin Issembert : "Oui nous poursuivons notre excellent partenariat avec notre éditeur de jeu Playtech et nous serons présents, c’est vrai, sur le réseau Ipoker.fr avec plusieurs partenaires."

RDJ : Pour finir, l’information que tout le monde attend ! Quand est prévu le lancement de Titan.fr en France ?

Benjamin Issembert : "Le lancement de l’offre Poker de Titan.fr est prévu pour la première quinzaine de décembre. Sorte de cadeau de noël à nos joueurs de poker qui, j’en suis convaincu, sauront profiter du nouveau Titan, version française.  Nous entendons leur faire un très beau cadeau de Noël en cette fin d’année, un cadeau « façon Titan ». Vous ne serez pas déçu !"

19nov/100

Le droit au pari, c’est loin d’être fini

Depuis l'ouverture du marché, le droit au pari provoque des tensions entre opérateurs  et organisateurs d'événements sportifs. Pour la première fois la semaine passée, l'Autorité de régulation des jeux en ligne est monté au créneau dans cette affaire, défendant les sites qui ont ouvert en France.

L'UEFA réclame de l'argent

L'Arjel a contesté la position de l'UEFA, instance européenne de football, qui souhaite récupérer 1% des mises sur les matchs de coupes d'Europe, les rencontres nationales qualificatives pour l'Euro 2012 et l'Euro des moins de 21 ans. L'autorité française a rappelé que le droit au pari ne peut s'appliquer qu'à une "compétition sportive se déroulant en France". L'UEFA pourrait donc réclamer de l'argent sur les rencontres jouées en France qu'elle organise.

Le droit au pari rapporte 330.000€ aux instances sportives

Les sites de jeux en ligne contestent toujours ce droit d'exploitation qui a rapporté 330.000€ depuis juin 2010 à des organisateurs de compétition, au rang duquel on trouve entre autres la Ligue de Football Professionnel ou la Fédération Française de Tennis. Comme le rappelle Me Diehl, avocat à la Cour, sur iGamingFrance, ce droit au pari est un genre de redevance et "une redevance est une recette prélevée à l’occasion d’un service rendu par une institution ou une administration françaises à un usager". Si les opérateurs venaient à contester de nouveau le droit au pari devant la justice, comme l'a fait Betclic en août 2010 (décision en délibérée), les organisateurs devront vraisemblablement justifier que la tenue de rencontres sportives est bien un service public.

29oct/100

Semaine chargée pour la FDJ

La FDJ vise un quart des parts du marché des jeux en ligne en 2012.  L'objectif est ambitieux et force l'ex-Française des Jeux à développer une stratégie agressive et à occuper l'espace médiatique.

Un nouveau site lancé avec RTL

Si la FDJ a présenté à la presse son nouveau Directeur du Pôle Opérations et Directeur des Systèmes d’Information, Claude Boivin, elle a surtout rendu public un nouveau site. Mercredi, la FDJ et RTL ont lancé l'adresse "Onjouelematch.fr", éponyme du programme radio présenté par Christophe Pacaud et Lionel Rosso sur la station luxembourgeoise. La page d'accueil permet de réécouter les émissions de la semaine mais donnent aussi en temps réel les cotes de ParionsWeb, invitant les internautes à y parier. Une belle nouvelle vitrine pour le bookmaker qui a été élu meilleur Service Client de l'année par l'étude BVA-Viséo Conseil basée sur l'expérience de 160 clients mystères.

Unibet, nouveau grand concurrent

La semaine n'a pourtant pas été totalement rose pour l'ex-détentrice du monopole d'Etat des jeux de loterie et des paris sportifs en France. Déjà redevable du droit au pari sur certaines compétitions organisées en France, la FDJ vient d'apprendre que la taxe prélevée sur ses agences physiques pour financer le sport français devrait augmenter de 0,3 points, de 1,8% à 2,1%. Le gouvernement devrait déposer un amendement au projet de loi de finances 2011 dans ce sens afin d'aider à la modernisation des stades de l'Hexagone dans le cadre de l'Euro 2016, organisé sur notre territoire.

Dernier coup dur et non des moindres : l'annonce d'un futur grand concurrent. Unibet vient de recevoir ses licences de l'Arjel et va bientôt démarrer son offre de jeux en ligne. Connu des joueurs français bien avant l'ouverture du marché, l'opérateur suédois avait laissé entendre qu'il s'associerait à la FDJ si ses demandes d'agréments étaient une nouvelle fois refusée. En perdant un allié, la Française Des Jeux s'est sans doute découvert un nouvel ennemi.

25oct/100

Unibet enfin en France !

UnibetAprès ses principaux concurrents, Unibet a finalement obtenu sa licence auprès de l'Arjel pour les Paris sportifs, le Poker et les Paris hippiques.
L'autorité a délivré son agrément à Unibet ce vendredi 22 octobre, plus de cinq mois après sa première demande.

L'opérateur suédois devrait lancer les Paris Hippiques et le Poker dans un premier temps, les autres paris sportifs arrivant par la suite.

On attend donc le retour d'Unibet sur le maillot du PSG, au côté d'Emirates, le sponsor principal.

Une bonne nouvelle pour les amateurs de jeux d'argent en ligne. On attend avec impatience de connaître plus en détail le bonus Unibet et les opérations prévues pour rattraper le retard pris sur les poids lourds tels que Betclic ou PMU.

22oct/100

CanalWin ne sera pas

C'est un coup de massue dans le milieu de l'iGaming : le site CanalWin ne verra jamais le jour. Habile mariage entre Canal +, la chaîne estampillée sport et plus particulièrement football en France, et Ladbrokes, l'un des bookmakers leader et historique de la prise des paris en Grande-Bretagne, le projet CanalWin a décidé de se retirer aujourd'hui.

La faute au cadre réglementaire trop exigeant demandé par l'Arjel (Autorité de Régulation des Jeux en Ligne) et à l'évolution du marché. La chaîne cryptée a mis également en avant la taxation étatique trop importante (7,5%) sur chaque pari.

La peur de la fiscalité française

Autre problème relevé cette fois par Ladbrokes dans un communiqué publié en ce vendredi, celui du droit au Pari spécifique à la France. Cette semaine, l'UEFA, sorte de fédération européenne de football, a indiqué qu'elle avait envoyé début octobre un courrier à l'ensemble des opérateurs possédant une licence française afin de leur demander un pourcentage sur les mises engendrées par les rencontres qu'elle organise.

Le iGaming soumis à la T.V.A ?

Dans son communiqué, Ladbrokes parle également d'une future soumission des jeux en ligne à la T.V.A, une information surprenante qui n'a pour l'instant pas donné lieu à une réaction de l'Arjel. L'Autorité de Régulation a recalé jeudi la candidature de NetBet, en raison de ces liens présumés avec le Groupe 770, mal perçu par l'Etat français en raison d'antécédents judiciaires. Comme celui de Netbet, le site internet de CanalWin affiche dorénavant une page blanche.

16oct/100

Le poker prend les devants face aux paris

De l'avis des acteurs du milieu des jeux en ligne tirant un premier bilan depuis l'ouverture du marché en France, le poker séduit plus que les paris. D'après des chiffres révélés cette semaine par iGamingFrance.com, le jeu de cartes aurait attiré 500 millions d'euros de mises depuis l'ouverture du marché le 30 juin dernier. Cette somme est égale au montant donné par Jean-François Vilotte, président de l'Arjel, pour le secteur des paris qui s'est pourtant ouvert avec près d'un mois d'avance sur celui du poker.

La petite déception des paris sportifs

Conforme aux espérances de l'Etat selon M. Vilotte, ce montant est à partager en deux parties quasiment égales entre les paris sportifs (53%) et le turf (47%). La déception vient des paris sportifs qui ont pâti de l'élimination précoce de l'Equipe de France lors du Mondial sud-africain. Si le football est le sport roi des parieurs (56% des mises), le tennis a attiré le quart de l'argent joué. La petite balle jaune devrait donc être encore davantage mise en avant par les opérateurs dans les semaines à venir.

Poker et téléphonie mobile seront la clef

Deux millions de comptes ouverts, 500.00 joueurs actifs : la mayonnaise a commencé à prendre en France mais elle n'est pas encore montée. Pour les sites de jeux en ligne, l'avenir serait le poker, marché "plus vivant que ceux des paris sportifs et hippiques" d'après le président de l'Arjel, et la téléphonie mobile. La démocratisation des smartphones va engendrer une augmentation de 60% dans la prise de paris via les mobiles en Europe, selon le cabinet d'analyse britannique Juniper Research.

8oct/100

PMU et FDJ ont bien géré la fin du monopole

fdj pmuQui aurait pu penser que la FDJ et le PMU auraient encore le sourire après l'ouverture du marché français ? Forts de leur monopole, la FDJ dominait le secteur des paris sportifs et le PMU le marché hippique jusqu'à la mi-2010. Un empire qui aurait dû s'écrouler en même temps que le vote de la loi voulue par le gouvernement français.

500.000 inscrits chez PMU

Pour s'en sortir le PMU a choisi de se diversifier et d'atteindre les trois marchés (turf, paris sportifs, poker). Une stratégie payante puisque l'opérateur historique se classe vraisemblablement  troisième sur le secteur des jeux en ligne derrière Betclic et Bwin avec 500.000 nouveaux inscrits. Ces deux bookmakers avaient l'avantage de disposer déjà d'une présence en ligne vieille de plusieurs années. Gros coup, PMU est également devenu le partenaire principal de l'Équipe de France de football qui jouit d'une meilleure image depuis l'arrivée de Laurent Blanc à sa tête.

La FDJ veut 25% du marché des paris sportifs

Avec 300.000 clients en ligne, la FDJ et ParionsWeb ont gagné leur pari. La Française des Jeux a trusté une partie du marché en déclinant une politique agressive en matière de Bonus de bienvenue (50€ puis 100€ sans aucune conditions, chose très rare). Pas encore présent sur le turf, la FDJ s'est associé avec le groupe Barrière pour lancer Barrière Poker fin septembre. Dans une interview donnée aux Échos cette semaine, Christophe Blanchard-Dignac, président directeur général de la Française des Jeux, a indiqué qu'il ne visait pas moins de 25% du marché des paris sportifs en 2012.

24sept/100

Le poker fait tapis sur la TV

poker tvCet automne sera sans conteste la saison du poker à la TV. Cette semaine, M6 et Eurosport viennent d'annoncer le lancement de leur propre émission de poker à la télévision.

Estelle Denis passe de 100% foot à 100% poker

Sur la petite chaîne qui monte, 100% poker sera le pendant de 100% foot. Ce sera évidemment Estelle Denis, la journaliste et joueuse invétérée, qui sera aux commandes de ce nouveau show. Fabrice Soulier, un des Français ayant eu les meilleurs résultats aux WSOP (World Series of Poker), sera son consultant de choc.

Tout le monde aura la chance de se retrouver sous les feux des projecteurs puisque des freerolls et des tournois à petit buy-in seront proposés sur Everest Poker. Everest est la room partenaire de M6 pour son émission 100% poker, un choix stratégique pour le groupe Mangas Gaming déjà très présent dans le secteur sportif avec l'OM et l'OL.

Eurosport lance le France-Angleterre du poker

Eurosport Poker sera également de la partie, faisant évidemment appel à la chaîne du groupe : Eurosport. L'antenne appartenant au groupe TF1 tentera d'innover en proposant un affrontement inédit entre équipes représentant différents pays et composées de joueurs professionnels, mais aussi amateurs. Les deux teams, française et anglaise,  se défieront en cash-game.

Le mois prochain aura lieu également la première télé-réalité uniquement basée sur le poker. La Maison du Bluff est l'émission phare de la rentrée sur NRJ12. Seize candidats déjà sélectionnés par casting et via PokerStars vont absolument tout devoir jouer au poker : tâches ménagères, sorties, repas, droit de visite des amis et de la famille. C'est une évidence, le poker se prépare à envahir nos petits écrans.

17sept/100

NetBet pris pour cible

netbetPas encore autorisé à exercer sur le territoire français par l’Arjel (Autorité de régulation des jeux en ligne), NetBet a signé un contrat de sponsoring d’un million d’euros par saison avec Montpellier, club de football évoluant en Ligue 1. Rappelés à l’ordre par l’Arjel, les dirigeants héraultais ont fait disparaître de leur maillot le nom du site juste avant la 5e journée jouée le week-end dernier.

En attente d’une licence

Alors que NetBet a déposé sa demande d’agrément à la fin du mois de mai pour les paris sportifs et le poker, l’Arjel ne lui a toujours pas délivré de licence. La faute aux "antécédents judiciaires et aux opacités dans l'actionnariat du groupe", selon des bruits de couloirs de l’Autorité révélés par 20 minutes.fr. Basé à Paris, NetBet Sport est édité par la SARL Itechsoft Game, immatriculé depuis le 17 août dernier, qui ne serait en fait qu’une filiale du Groupe 770. Ce dernier a déjà eu des démêlés avec la justice française en 2007 pour avoir travaillé avec le groupe Partouche bien avant l’ouverture du marché et éveille donc la méfiance de l’Arjel.

Mis en demeure par Betclic

Cette semaine, NetBet a encore occupé le devant de la scène, mis en demeure par Betclic. D’après iGamingFrance, le site de Nicolas Béraud lui reproche un logo trop ressemblant au sien, notamment une écriture aux mêmes couleurs rouge et grise. Si NetBet n’a pas encore lancé ses premiers paris, le bookmaker s’est déjà fait un nom.

9sept/100

L’Europe épingle le loto en Allemagne

L'arrêt de la Cour européenne de justice fera-t-il jurisprudence ? En Allemagne, les opérateurs privés de jeux en ligne viennent d'obtenir une petite victoire contre l'équivalent du Loto. L'arrêt en question suspend le monopole public allemand le jugeant en non-conformité avec le droit européen. C'est une décision inédite puisque pour la première fois, la Cour prend position contre un monopole public. Un an plus tôt, c'est elle qui avait autorisé le Portugal d'interdire les opérateurs de jeux en ligne sur son territoire. Elle aussi qui, en juin 2010, avait fait reculer ces mêmes opérateurs aux Pays-Bas.

Pourquoi une telle décision ? 

La Cour avait été saisie à l'origine suite à des litiges entre les Etats de Hesse, de Schleswig-Holstein et des opérateurs étrangers. Mais après étude du dossier, la Cour a constaté que le comportement du monopole public dans ses deux Lander était contraire au principe de protection des consommateurs. Concrètement, elle lui reproche de pousser à la consommation dans ses campagnes publicitaires. Et c'est là le noeud du problème, la Cour soulignant le manque de "cohérence" de la règlementation allemande relative à la limitation des jeux de casinos et de machines à sous. Voilà pourquoi, la Cour européenne a estimé que cette règlementation " ne peut continuer à s'appliquer durant le temps nécessaire à sa mise en conformité avec le droit de l'Union".

La loterie allemande se défend

Si les opérateurs se frottent les mains, Friedrich Stickler, le président de la fédération European Lotteries défend le monopole allemand. D'après lui, "la Cour n'a aucunement défendu aujourd'hui une libéralisation des paris. Au contraire, elle a rappelé à l'Allemagne qu'elle devait contrôler plus strictement l'offre des formes dangereuses des jeux de hasard". C'est dit.