TF1 lâche EurosportBET
TF1 ne fait plus partie des acteurs du marché des jeux en ligne. La filiale de la 1ere chaîne, SPS Betting, a été cédé au management actuel de cette filiale avec l'aide d'un fonds d'investissement inconnu. L'opérateur était présent sur les trois secteurs avec EurosportBET (paris sportifs, turf) et EurosportPOKER.
Chiligaming a tenté le coup
Un temps envisagé, la reprise des sites par Alexandre Dreyfus, PDG de ChiliGaming, filiale d'Iliad qui possède Free, n'a vraisemblablement pas eu l'accord de Bouygues, maison mère de TF1. Une occasion ratée pour Alexandre Dreyfus, dont le site Chilipari.fr n'a pas décollé.
Une trentaine de salariés mis dehors
Cette diversification de TF1, voulue par Patrick Le Lay, président de la chaîne de 1988 à 2008, n'était pas du goût de son successeur Nonce Paolini qui ne la trouvait pas économiquement satisfaisante. D'après Le Monde.fr, seule la moitié des 61 salariés de SPS Betting pourra être conservée.
Bientôt plus de gains pour les joueurs ?
Les "gamblers" vont-ils bientôt pouvoir se remplir davantage les poches ? Jugé très bas par les joueurs, le taux de retour aux joueurs (TRJ), aujourd'hui fixé à 85%, pourrait augmenter. Ce TRJ est le pourcentage reversé aux joueurs après que les opérateurs et l'Etat aient prélevé leur part.
Recruter de nouveaux joueurs
D'après l'interview donnée à iGamingFrance par François Trucy, président du Comité consultatif des jeux (CCJ) rattaché au ministère de l'Intérieur et du Budget, "la remise en cause du Taux de Retour aux Joueurs à 85% et l’interopérabilité entre les sites de poker en .fr et .com sont les deux sujets les plus susceptibles d’être mis sur la table à la fin de l’année".
Cette décision devrait également donner du baume à coeur à l'ensemble des opérateurs français qui demandent depuis l'ouverture du marché à ce que ce taux de retour soit augmenté. De meilleures possibilités de gains permettraient, selon, de recruter de nouveaux joueurs.
Les opérateurs unis contre la taxation française
"Le seul bémol à l’ouverture du marché des jeux en France, c’est le niveau d’imposition des opérateurs qui, il me semble, reste bien loin d’une réalité encore nouvelle." Le Président de The Nation Traffic, société éditrice de Titan Poker, Jonathan Issembert, a bien résumé le ressenti des différentes directions des opérateurs désormais installées sur le marché français.
Betclic Everest Group déficitaire
En France, la fiscalité impose aux opérateurs de reverser 7,5% des mises pour les paris sportifs et hippiques, et 2% pour le poker. Les taux de retour aux joueurs français sont ainsi plafonnés à 85% contre 96% pour ceux qui jouent sur les sites anglophones illégaux aux yeux de la loi française. La différence est trop importante et met les opérateurs dans une situation inconfortable. Betclic Everest Group a annoncé en début de semaine que sa branche paris sportifs serait déficitaire cette année, mettant en cause la taxation mais aussi le faible nombre de types de paris autorisés par l'Arjel.
Stéphane Courbit menace
Le président du Conseil d'administration, Stéphane Courbit, a haussé le ton dans un entretien accordé au Figaro promettant la réduction de 80% de ces dépenses de sponsoring : "Ce sera une douche froide pour le monde du sport français, mais nous y sommes contraints", a-t-il prévenu. Très visible sur les maillots de l'OM et de l'OL, Betclic aide aussi le football amateur et des sports moins médiatisés comme le handball, le basket, l'escrime ou le ski.
"Je reste convaincu qu’avec le temps, les autorités françaises sauront comprendre qu’il est nécessaire d’étudier cette question et d’écouter attentivement les opérateurs français, insiste Jonathan Issembert. Nous saurons en temps et en heure faire entendre une voix constructive." L'Etat est prévenu, les opérateurs ont prévu d'agir.
CanalWin ne sera pas
C'est un coup de massue dans le milieu de l'iGaming : le site CanalWin ne verra jamais le jour. Habile mariage entre Canal +, la chaîne estampillée sport et plus particulièrement football en France, et Ladbrokes, l'un des bookmakers leader et historique de la prise des paris en Grande-Bretagne, le projet CanalWin a décidé de se retirer aujourd'hui.
La faute au cadre réglementaire trop exigeant demandé par l'Arjel (Autorité de Régulation des Jeux en Ligne) et à l'évolution du marché. La chaîne cryptée a mis également en avant la taxation étatique trop importante (7,5%) sur chaque pari.
La peur de la fiscalité française
Autre problème relevé cette fois par Ladbrokes dans un communiqué publié en ce vendredi, celui du droit au Pari spécifique à la France. Cette semaine, l'UEFA, sorte de fédération européenne de football, a indiqué qu'elle avait envoyé début octobre un courrier à l'ensemble des opérateurs possédant une licence française afin de leur demander un pourcentage sur les mises engendrées par les rencontres qu'elle organise.
Le iGaming soumis à la T.V.A ?
Dans son communiqué, Ladbrokes parle également d'une future soumission des jeux en ligne à la T.V.A, une information surprenante qui n'a pour l'instant pas donné lieu à une réaction de l'Arjel. L'Autorité de Régulation a recalé jeudi la candidature de NetBet, en raison de ces liens présumés avec le Groupe 770, mal perçu par l'Etat français en raison d'antécédents judiciaires. Comme celui de Netbet, le site internet de CanalWin affiche dorénavant une page blanche.
PMU et FDJ ont bien géré la fin du monopole
Qui aurait pu penser que la FDJ et le PMU auraient encore le sourire après l'ouverture du marché français ? Forts de leur monopole, la FDJ dominait le secteur des paris sportifs et le PMU le marché hippique jusqu'à la mi-2010. Un empire qui aurait dû s'écrouler en même temps que le vote de la loi voulue par le gouvernement français.
500.000 inscrits chez PMU
Pour s'en sortir le PMU a choisi de se diversifier et d'atteindre les trois marchés (turf, paris sportifs, poker). Une stratégie payante puisque l'opérateur historique se classe vraisemblablement troisième sur le secteur des jeux en ligne derrière Betclic et Bwin avec 500.000 nouveaux inscrits. Ces deux bookmakers avaient l'avantage de disposer déjà d'une présence en ligne vieille de plusieurs années. Gros coup, PMU est également devenu le partenaire principal de l'Équipe de France de football qui jouit d'une meilleure image depuis l'arrivée de Laurent Blanc à sa tête.
La FDJ veut 25% du marché des paris sportifs
Avec 300.000 clients en ligne, la FDJ et ParionsWeb ont gagné leur pari. La Française des Jeux a trusté une partie du marché en déclinant une politique agressive en matière de Bonus de bienvenue (50€ puis 100€ sans aucune conditions, chose très rare). Pas encore présent sur le turf, la FDJ s'est associé avec le groupe Barrière pour lancer Barrière Poker fin septembre. Dans une interview donnée aux Échos cette semaine, Christophe Blanchard-Dignac, président directeur général de la Française des Jeux, a indiqué qu'il ne visait pas moins de 25% du marché des paris sportifs en 2012.
Bookmakers et Fédérations sportives repartent en guerre
Le 30 septembre 2010, la SROC (Sports Right Owner Coalition) a publié un communiqué s'offusquant du comportement de certains opérateurs de paris en ligne. Ces derniers sont accusés par cette coalition de mener une campagne auprès du Conseil d'Etat et du gouvernement français pour remettre en cause le droit d'exploitation des organisateurs d'événements sportifs. Ce droit permet à ces organisateurs de monnayer auprès des bookmakers l'offre de paris sportifs sur la compétition qu'ils gèrent.
Une association qui tient le sport mondial dans ses mains
Si la SROC n'est qu'un groupement informel, il est tout de même composé de la majorité des grands organisateurs mondiaux (FIFA, UEFA, LFP, IRB, FFT, PGA Tour, Formula 1, etc.). Se mettre à dos un tel conglomérat serait fatal pour les opérateurs de jeux en ligne. Depuis l'ouverture du marché en France, certains organisateurs font valoir leur droit au pari et demande aux bookmakers de signer un contrat-cadre leur accordant une rémunération contre la possibilité d'offrir la compétition aux parieurs sur leur plateforme.
1% des mises reversé
Soucieux de préserver leur marge déjà entamée par le pourcentage requis par l'Etat français, Betclic, Bwin et SAjOO entre autres avaient refusé de reverser 1,5% des mises à la Fédération Française de Tennis pour le match de Coupe Davis qui avait opposé France et Espagne en juillet. Le même problème s'était de nouveau présenté début août à la reprise du championnat lorsque la LFP a demandé un taux de reversement de 1%. Partenaires respectivement de la FFF et de la LFP, PMU et ParionsWeb avaient accepté sans sourciller. Après une petite semaine de fausses négociations, les autres opérateurs ont été obligé d'en faire de même. Aucun d'entre eux ne pouvait passer à côté des matchs de football français qui représenteront entre 40 et 50% de leur activité d'après Olivier Ou Ramdane, DG d'EurosportBET.
Que peut-on en déduire du futur pour les opérateurs comme pour les parieurs en France ? Sans doute que les petites compétitions, n'attirant pas énormément de mises et faisant valoir leur droit au pari, ne seront plus proposées par les sites de paris en ligne. Et que les grandes fédérations, au contraire, continueront d'augmenter leur marge face aux bookmakers.
L’Europe épingle le loto en Allemagne
L'arrêt de la Cour européenne de justice fera-t-il jurisprudence ? En Allemagne, les opérateurs privés de jeux en ligne viennent d'obtenir une petite victoire contre l'équivalent du Loto. L'arrêt en question suspend le monopole public allemand le jugeant en non-conformité avec le droit européen. C'est une décision inédite puisque pour la première fois, la Cour prend position contre un monopole public. Un an plus tôt, c'est elle qui avait autorisé le Portugal d'interdire les opérateurs de jeux en ligne sur son territoire. Elle aussi qui, en juin 2010, avait fait reculer ces mêmes opérateurs aux Pays-Bas.
Pourquoi une telle décision ?
La Cour avait été saisie à l'origine suite à des litiges entre les Etats de Hesse, de Schleswig-Holstein et des opérateurs étrangers. Mais après étude du dossier, la Cour a constaté que le comportement du monopole public dans ses deux Lander était contraire au principe de protection des consommateurs. Concrètement, elle lui reproche de pousser à la consommation dans ses campagnes publicitaires. Et c'est là le noeud du problème, la Cour soulignant le manque de "cohérence" de la règlementation allemande relative à la limitation des jeux de casinos et de machines à sous. Voilà pourquoi, la Cour européenne a estimé que cette règlementation " ne peut continuer à s'appliquer durant le temps nécessaire à sa mise en conformité avec le droit de l'Union".
La loterie allemande se défend
Si les opérateurs se frottent les mains, Friedrich Stickler, le président de la fédération European Lotteries défend le monopole allemand. D'après lui, "la Cour n'a aucunement défendu aujourd'hui une libéralisation des paris. Au contraire, elle a rappelé à l'Allemagne qu'elle devait contrôler plus strictement l'offre des formes dangereuses des jeux de hasard". C'est dit.
5 % des internautes sur les sites de jeux en ligne
Faire du visiteur curieux un client est le défi de n'importe quel site Internet ayant une vision commerciale. Les opérateurs de jeux en ligne n'échappent pas à cette règle du Web. Selon une étude réalisée par Mercureo sur près de 42 000 internautes, 28,8 % se sont rendus sur l'un des sites légaux entre fin juin et fin juillet 2010. 3 internautes sur 10, le score est plutôt honorable mais en analysant de près l'audience quotidienne de ces mêmes sites, le résultat perd de sa superbe. En effet, il apparaît alors que la consultation des sites de jeux en ligne plafonne autour d'un taux de 4 à 5,5 % des internautes par jour.
Les marques médiatiques mieux loties
La même enquête révèle que les opérateurs les mieux ancrés sur le plan médiatique captent l'essentiel des flux de visiteurs quotidiens. La preuve, en analysant les quinze mots-clés les plus fréquemment tapés dans les moteurs de recherche, PMU.fr tient le haut du pavé avec 2,4 % de visiteurs uniques par jour. Loin derrière, Winamax ne parvient à rassembler que 0,8 % des visiteurs suivi de près par Betclic à 0,7. Enfin, en queue de peloton, Bwin, Eurosportbet et ParionsWeb.
Peu de joueurs sautent le pas
Curieux, les internautes le sont. Joueurs, cela reste encore à démontrer. Malgré les bonnes audiences, les sites de jeux n'obtiennent que de faibles taux de transformation du visiteur en joueur-client. Pour Partypoker, le taux de conversion n'est que de 0,9 %. Le PMU est un peu plus chanceux : 38,5 % des visiteurs vont jusqu'à la page "ouverture de compte" mais seulement 4,9 % décident au final d'en ouvrir un. Des statistiques qui contrastent avec le dernier bilan de l'Arjel mi-juillet faisant état d'1,2 million de comptes joueurs actifs.
Droit au pari : les opérateurs grincent des dents
Voici un point de la législation sur les jeux en ligne qui suscite l'ire des opérateurs de jeux. Son nom : le droit au pari. Selon la loi, il correspond à une sorte de redevance que doivent s'acquitter tous les acteurs du marché et la reverser aux fédérations sportives ou organisateurs de compétitions au choix. Et c'est sur ce point que le bas blesse, les opérateurs estimant le montant de la redevance exorbitant.
Pourquoi un droit au pari ?
Au départ, l'intention du législateur est louable : elle a été créée pour financer la lutte contre la fraude. Dans ce cas précis, chacun des opérateurs est tenu d'établir un contrat avec une fédération dans le cadre des seuls paris autorisés par la loi. Dans ce dernier, est mentionné le montant de la redevance à la charge des opérateurs de jeux. Ainsi, les fédérations françaises de tennis et de football imposent à leurs opérateurs, à titre d'exemple, une taxe équivalent à 1 % sur les mises générales.
La fronde des opérateurs
Il n'en fallait pas davantage pour exaspérer les bookmakers. La reprise du championnat de football de Ligue 1 début août a ainsi réveillé leur colère. En cause, les plafonds de taxation fixés par la loi seraient trop élevés du fait de la diminution parallèle des marges des opérateurs. Selon Isabelle Parize, vice-présidente du groupe Mangas Gaming, le principe du droit au pari est jugé “complètement confiscatoire” et “très exagéré”. Selon elle, ce sont entre 25 et 40 % en moyenne du produit net des jeux qui se trouve aspiré par la taxe reversée à la LFP.
Les petites "fédé" perdantes aussi
A ce jeu du droit au pari, les fédérations de sport moins médiatiques patissent de la surreprésentation du football. Aujourd'hui, la Ligue de football professionnelle et la Fédération française de football aspirent l'essentiel des sommes. Mais les fédérations comme les opérateurs se retrouvent piégés et disposent de faibles marges de manoeuvre. Car, selon la loi, si au moins deux acteurs du marché signent le texte, les autres ont l'obligation de reverser le droit au pari. C'est chose faite : PMU.fr et ParionsWeb (FDJ) ont été les deux premiers signataires.
Les Pays-Bas prêts à réguler le poker en ligne ?
Est-ce une brèche, un coup de canif dans le monopole de la Holland Casino, l'opérateur public et historique de jeux hollandais ? La Commission Jansen, en charge de s'interroger sur une possible ouverture des jeux d'argent en ligne à la concurrence en Hollande, vient d'émettre, dans un rapport publié le 23 août dernier, un avis favorable. Bonne nouvelle sauf que la Commission ne recommande l'ouverture du marché qu'aux seuls jeux de cercle en ligne, c'est-à-dire de poker, excluant pour l'instant les paris sportifs et les paris hippiques...
Le verre à moitié vide ou à moitié plein
Deux interprétations se dégagent de cette recommandation. La première laissant à penser que les Pays-Bas n'ont pour l'heure aucunement l'intention de réguler l'ensemble de son marché à court et moyen terme. Elle s'appuierait notamment sur un arrêt rendu en juillet 2010 par une Cour de La Haye rejetant le poker de la catégorie des jeux de chance.
L'autre analyse considère que la Hollande pourrait à terme généraliser l'ouverture des jeux d'argent en ligne à la concurrence pour des raisons techniques et financières. En effet, le poker en ligne suscite un tel engouement auprès des Néerlandais que le seul service délivré par le monopole ne pourrait faire face à la demande sans cesse croissante.
Vers une régulation européenne des jeux en ligne ?
L'idée fait son chemin. La Commission Jansen suit de près les marchés déjà régulés en Europe. Elle a d'ailleurs conseillé de bloquer les sites illégaux au niveau des fournisseurs d'accès à Internet (FAI), s'inspirant du cas français et italien. Enfin, la Commission Européenne travaille en ce moment même sur le projet d'uniformisation de la règlementation en matière de jeux en ligne à l'échelle de l'Union. Sous l'égide de Michel Barnier, le Commissaire Européen pour le Marché Intérieur et les Services, un livre vert devrait prochainement paraître dans lequel des propositions émergeront comme la mise en place de licences européennes se substituant aux licences nationales.