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20avr/100

Operateurs et Medias : effusions avant la fusion ?

A quelques semaines de l'ouverture officielle des jeux d'argent en ligne à la concurrence, les opérateurs ne sont pas les seuls acteurs d'un marché, que tout le monde semble rêver plus faramineux qu 'il ne sera, à mourir d'impatience. Les groupes de médias et annonceurs se frottent aussi les mains. Il faut dire que le CA du secteur des jeux d'argent en ligne pourrait représenter de 2 à 3 milliards d’euros en 2012 , et les dépenses media des opérateurs avoisiner les 100 Millions d'Euros nets par an. Une manne plus que bienvenue pour des médias fragilisés par la crise et des opérateurs soucieux d'asseoir leur image médiatique en France.

L'union fait la force

Le marché français est source de convoitises. Une bonne nouvelle. Depuis des mois, les tractations ont donné naissance à toute une série d'unions entre opérateurs et médias : TF1 avec Eurosportbet, Canal + et Ladbrokes, Sajoo.fr fruit de l'alliance entre Bwin et  le groupe Amaury (l'Equipe et le Parisien)...Et le mouvement se poursuit.
Dernier en date,
PartyGaming vient de vendre sa solution BtoB à la société de production AB Groupe, qui compte lancer sa room de poker en ligne en s'adossant au réseau Partygaming. Le nouveau site de poker d’AB Groupe travaillera sous la marque LuckyJeux et rejoindra le réseau de poker français de PartyGaming, qui inclura PartyPoker de même que le site de poker du PMU.

AB Groupe, société fondée par Jean-Luc Azoulay et Claude, opère 15 chaînes de télévision francophones payantes, dont RTL9, AB1 et AB Moteurs, et compte environ 52 millions d’abonnés à travers ses marchés de langue française.

Opérateurs : les "gros" mangeront les "petits"

A l’heure actuelle ce sont près de 45 candidats qui envisagent de se lancer dans l’aventure. Dans ce marché atomisé, ce sont vraisemblablement les opérateurs historiques détenant, malgré la concurrence sauvage actuelle, près de 33% du marché global, qui devraient continuer à se tailler la part du lion.

Viendront ensuite les grands noms du secteur privé international, Bwin, Betclic, Unibet et quelques poids lourds du Poker comme Everest Poker qui tentent actuellement de se regrouper. Dans un univers fait de marges faibles avec une fiscalité fixe élevée, les petits opérateurs vont rapidement disparaître et céder leurs places aux ténors du marché.

En dernière lieu,  les publicitaires  devraient profiter eux aussi du pactole : les investissements offline et online vont connaître une croissance significative, et les agences media se prennent à réver aux cimes atteintes par le marché anglais :  près de 7 milliards d’€.

Sebastien Acedo et Olivier Goulon