Sajoo.fr : interview de Christophe Blot

Christophe Blot
Christophe Blot, Directeur délégué de Sajoo.fr, le site de paris sportifs et de poker du Groupe Amaury (L'Equipe, Le Parisien, Le Tour de France, etc.), a accepté de répondre à nos questions et nous dévoile les ambitions de Sajoo.fr sur le marché français.
Quelles ont été vos motivations pour déposer une candidature à la licence en France ?
Pour le Groupe Amaury (l’Equipe, Le Parisien, le Tour de France…), SAjOO.fr répond à une ambition forte de développement d’activités dans les nouveaux médias en lien avec l’ADN du groupe : Le sport.
Compte tenu de sa connaissance et des attentes des fans de sport français le lancement de SAjOO est plus que légitime.
Nous sommes également persuadés qu’une marque française, contrôlé par un groupe connu et reconnu est un argument de poids pour obtenir la confiance de certains joueurs qui hésitent à verser de l’argent sur des comptes basés à Malte ou à Gibraltar.
Quelle sera justement votre stratégie commerciale pour venir concurrencer les monopoles nationaux, en particulier la FDJ ?
Justement, la FDJ n’aura plus ce monopole. Nous sommes sur une nouvelle activité sur internet. On le voit sur d’autres industries on-line les pure-players ont souvent une longueur d’avance sur des sociétés off-line. Sur cette industrie très concurrentielle, la connaissance des leviers marketing on-line alliés à une forte réactivité et souplesse dans la communication représentent les facteurs clefs pour le recrutement de joueurs.
Que représente ce nouveau marché pour vous ? Quels seront vos objectifs pour 2010 ? et dans les années à venir ?
C’est l’opportunité de développer une marque pérenne qui s’inscrira comme le 4ème pilier du Groupe Amaury après ASO, Le Parisien et l’Equipe. Par contre, les conditions d’ouverture du marché (absence de jeux de casino, taxation élevée…) nous empêchent de viser une rentabilité avant l’année 3. En 2010, notre objectif est avant tout de faire émerger la marque SAjOO auprès des amateurs de sport français et de proposer aux joueurs de poker une expérience de jeu unique autour d’une plateforme à la pointe de la technologie.
En tant qu’opérateur, pensez-vous que l’e-gaming peut-il s’implanter en France avec le même succès qu’on lui connaît dans les pays anglo-saxons ?

Il n’y a pas de raison que le succès ne soit pas là d’autant que l’accès à internet, en particulier en haut débit, est un des plus élevés en Europe. Les Français sont joueurs et le sport génère, comme dans d’autres pays, des passions, des débats et de fortes audiences.
Sur le poker, on l’a déjà remarqué ces dernières années, les français sont de vrais amateurs et l’audience de certaines émissions TV dédiées à ce jeu laissent penser que le poker sur internet a de beaux jours devant lui.
La création d’une autorité de régulation comme l’ARJEL était-elle selon vous indispensable ?
Oui elle l’est afin de s’assurer que la loi est appliquée et respectée par tous.
Comment ce nouveau marché va-t-il se structurer dans les années à venir ?
On assistera certainement à un rapide écrémage du marché car tous les acteurs présents à l’ouverture ne pourront pas survivre. On peut d’ailleurs imaginer que certains opérateurs vont se lancer avec comme objectif une revente rapide de leurs bases de joueurs. Ce n’est pas le cas de SAjOO qui se lance avec une stratégie de business sur le long terme.
En quoi votre offre de paris sportifs et jeux d’argent en ligne diffère-t-elle de vos concurrents directs ?
Sur les paris sportifs, SAjOO proposera l’offre de paris la plus large du marché avec 90 sports et plusieurs milliers de paris disponibles par jour. Par ailleurs, nous proposerons à nos clients des outils et des contenus exclusifs afin de leur permettre d’affiner leurs paris.
Sur le poker, SAjOO sera présent sur le réseau On-Game. C’est un atout important, car la loi nous impose de faire jouer les français entre eux uniquement. Au sein de ce réseau, nous allons donc profiter de la masse de joueurs provenant d’autres sites afin d’avoir 24h/24 des tables et des tournois ouverts.
Dernière question, comment comptez-vous lutter contre le risque de dépendance au jeu de vos futurs clients ?
Le Groupe Amaury ne peut pas se permettre d’occulter ce risque. C’est donc une priorité pour nous au-delà de ce que nous impose la loi. Contrairement aux jeux en dur, nous avons accès à un grand nombre d’informations sur nos joueurs qui nous permettront de contrôler et de les informer en temps réel sur toute dérive.
En attendant l'ouverture effective de SAjOO, RueDesJoueurs vous propose de suivre l'actualité des paris sportifs et du poker en ligne. Vivement le mois de Juin !
L’ouverture du marche des jeux en ligne en Juin semble compromise
Le feuilleton de l'ouverture du marché des jeux d'argent en ligne n'en finit pas de connaître des rebondissements. Initialement prévue pour le 1er Janvier 2010, puis repoussée en Avril 2010, un consensus semblait avoir été trouvé fin Octobre dernier sur un objectif d'ouverture effective du marché français des jeux d'argent en ligne (Poker, Paris Sportifs et paris hippiques) en Juin 2010 pour la Coupe du Monde de Football.
Certains opérateurs, et non des moindres (Betclic et Bwin), confiaient néanmoins dès fin Novembre lors des EGR awards de Londres qu'ils ne croyaient que moyennement dans la tenue de ce calendrier très serré. Le PDG de Betfair affirmait même qu'il ne voyait pas le marché français s'ouvrir avant 2011. Les craintes d'un nouveau report se sont fait plus nombreuses et pressantes lors de l'annonce du report de l'examen du projet de loi par le Sénat (initialement prévue début Décembre 2009) à mi Janvier 2010.
Un semblant d'espoir semblait renaître hier lorsque le senateur François Trucy, rapporteur du projet de loi auprès du Sénat, confiait à igaming France, que le calendrier pourrait être tenu si les travaux du Senat (entamés le 13 Janvier 2010 par l'audition du ministre du budget et finalisés le 9 Février par le bouclage du rapport en séance) n'etaient pas remis en cause par l'Assemblée Nationale lors de son passage en seconde lecture.
Mais, dans la même journée, Jean-François Lamour, rapporteur du projet de loi auprès de l'Assemblée nationale, confiait aux micros de France Inter que le calendrier serait très tendu, parlant de risque d'embouteillage au Sénat.
La confusion reste donc assez grande sur le sujet et l'on peut légitimement s'attendre à ce que la nouvelle loi régulant le marché des jeux d'argent en ligne n'entre en vigueur qu'après l'été. Ce qui, paradoxalement, devrait plutôt impacter défavorablement le PMU (qui ne pourrait proposer son offre de paris sportifs non hippiques pour la Coupe du Monde) et FDJ (qui cartonne avec Parions Sport mais dont le niveau de taxation ne lui permet pas de proposer sur Parionsweb des côtes systématiquement compétitives face aux gros opérateurs "etrangers").
Par Olivier GOULON
Marche francais des jeux en ligne : 1,7 Milliards d’Euros en 2015
Une étude prospective réalisée par le MECN (Media & Entertainment Consulting Network) et le cabinet d'avocats spécialisés ULYS, le marché français des jeux d'argent en ligne devrait profiter à plein de son ouverture dès l'été 2010 et peser 1,7 Milliards d'Euros de revenu brut en 2015.
L'étude, qui repose également sur l'interview d'une cinquantaine de gros opérateurs sur le marché mondial, révèle que le marché français intéresse la très grande majorité des opérateurs, qui y voient un relai de croissance important sur les prochaines années malgré la législation et la fiscalité contraignantes, et devraient donc être candidats à l'obtention d'une licence auprès de l'ARJEL (autorité de régulation des jeux d'argent en ligne). Ainsi 77% des opérateurs Poker interrogés par MECN et ULYS souhaitent obbtenir une licence.
Les chiffres donnés par l'étude rappellent également la taille actuelle du marché et les perspective sde développement à venir sur les prochaines années :
- le marché actuel total (offline et on line) représente un CA de 70 Milliards d'Euros (mises totales), pour 8,5 Milliards d'Euros de revenus bruts (mises moins redustributions des gains).
- le marché actuel du jeu en ligne représente un CA global de 1 Milliards d'Euros pour environ 300 Millions d'Euros de revenus bruts, et devrait passer a 18 Milliars d'Euros de CA et 1,7 Milliards de revenus bruts en 2015.
Ces chiffres de croissance sont impressionnants et expliquent, s'il en était besoin, l'interêt croissant de sociétés externes au secteur pour le marché des jeux d'argent en ligne (TF1 ou M6 par exemple ) qui souhaiteront avoir leur part de ce gros gâteau.
Pour en savoir plus sur l'étude, c'est par ici.
Pluie de dollars pour Winamax
Le site de poker winamax.com, bien connu des joueurs français et qui doit son succès entre autres à la présence à son capital de Patrick Bruel et de Marc Simoncini (fondateur de Meetic), a publié ses résultats, ce qui estfort appréciable puisque trop peu de rooms de poker font cet effort de transparence pourtant nécessaire.
Et le moins qu on puisse dire c'est que Winamax est une affaire très rentable !
Avec une croissance de ses revenus de 85% sur un an, Winamax affiche un chiffre d'affaires de 18,3 Millions d'Euros.
Si ce chiffre peut paraître relativement faible par rapport aux géants du poker comme Poker stars ou Party Gaming, sa croissance est impressionante, puisqu'a un quasi doublement des revenus entre 2008 et 2007, s'ajoute un décuplement du chiffre entre 2006 et 2008 (18,3 Millions d'Eurons contre 1,3 Millions d'Euros au titre de l'exercice 2006).
On apprend ainsi que Winamax.com a réalisé, pour l’exercice clôturé au 31/12/2008, un chiffre d’affaires de 18,3 millions d’euros, soit une augmentation de 85% par rapport à l’exercice précédent (9,8 millions) et de 1 300 % par rapport à l’exercice 2006 (1,3 millions).
Et le résultat net après impôt vient confirmer l'excellente santé du site de poker avec un chiffre qui ferait rêver plus d'un entrepreneur : 3,2 Millions d'Euros en 2008.
Quelques mois avant l'ouverture encadrée du marché français au secteur des jeux d'argent en ligne, pour lequel il paraît plus que probable que Winamax.com sera candidat à une licence auprès de l'ARJEL vu l'importante renommée du site auprès des joueurs français, la room de Patrick Bruel montre qu'elle devrait compter parmi les gros du secteur et constituer un prédateur plutôt qu'une proie dans l'inévitable concentration du marché ces prochaines années.
Vote en premiere lecture du projet de loi sur les paris et jeux en ligne
L’Assemblée Nationale a voté solennellement mardi en première lecture le projet de loi sur les jeux et paris en ligne mais l'exception française ne semble pas prête d'être finie... Retour sur ce qui a été voté !
Tout d’abord, comment ne pas parler du calendrier ? En effet, le temps a joué un rôle considérable dans les débats puisque l’objectif est d’être prêt pour la Coupe du Monde 2010, dans moins d’un an donc. Le texte adopté par le Parlement, n’arrivera au Sénat qu’en janvier prochain en raison de contraintes administratives. C’est donc déjà 6 semaines de perdues. De plus, le Parlement doit être suspendu fin février en raison des élections régionales de mars, donc autrement dit, l’heure est grave et le gouvernement doit absolument déclarer l’état d’urgence en janvier. Chose qui sera probablement faite puisque dans l’intérêt de tous !
Passons maintenant aux objectifs. Le principal est de trouver un équilibre entre les attentes fiscales et les opportunités économiques, tout en tenant évidemment compte de la défense et de la protection des consommateurs. La France s’est donc alignée sur les modèles italiens et belges d’une régulation qualitative, à l’inverse de pays comme Malte ou Gibraltar, très quantitatifs. L’objectif n’est pas de maximiser les profits mais plutôt de maintenir l’équilibre des recettes atteintes par l’Etat en 2008, soit 5 milliards d’euros. Dans le but de protéger les consommateurs, l’ARJEL (Autorité de régulation des jeux en ligne), une autorité administrative indépendante de régulation a vu ses « pouvoirs » être renforcés puisqu’elle sera en charge de prévenir l’addiction, de vérifier la conformité des sites aux cahiers des charges, de contrôles ces sites (et donc de sanctionner)... Elle sera donc composée de personnes diverses (maires, organisateurs d’événements, opérateurs de jeux …) et pourra demander à un FAI de bloquer l’accès à un site frauduleux. Elle pourra également bloquer les flux financiers du dit site.
Voyons maintenant une des exceptions françaises, c'est-à-dire l’accord des licences aux opérateurs. Première nouvelle, il n’y aura pas de limitations quantitatives et il n’y aura de licences que pour les paris en ligne et les jeux de hasard faisant appel à l’expertise des joueurs. Autrement dit, les paris sportifs, les paris hippiques et le poker (+ d’autres jeux « d’adresse » à définir). De plus, il ne sera possible de ne parier qu’à cotes fixes ou en live betting mais non en betting exchange (bourse d’échange de paris) ou en spread betting (paris sur un nombre d’actions, de buts, de corners…). Il y aura donc forcément un coût à définir pour cette licence qui sera obtenue pour 5 ans, renouvelable.
Nous vous passons le cahier des charges à respecter mais il faudra forcément que le site n’ait pas d’antécédents juridiques, qu’il soit basé en UE, qu’il encadre les joueurs addicts… et il y aura un taux de retour aux joueurs plafonné à 85% !
Par contre, il y aura une obligation très importante pour nous, les joueurs ;), tout opérateur candidat devra prouver la destruction de leurs comptes joueurs français actifs avant l’obtention de la licence, et c’est le joueur qui devra se réinscrire sur le site en .FR (autre obligation). Concrètement, les comptes vont être supprimés donc retirez tout votre argent des comptes avant la promulgation de la loi !!! Il faudra, de plus, fournir des papiers d’identité pour prouver notre majorité avant de pouvoir déposer de l’argent !
Pour finir sur une partie plus fiscale, qui d’ailleurs suscite la polémique, la taxation des opérateurs sera de 7,5% sur les mises de paris hippiques et sportifs, 1,8% de redevance pour la filière hippique et la sport amateur et 2% sur les mises de poker avec un plafonnement à 1€ la donne pour les Cash Game. On voit donc bien là une volonté française de protéger la FdJ et le PMU….
En conclusion, voici ce qu’il faut retenir de cette loi qui est très contraignante. Tout d'abord, plusieurs amendements renforcent les restrictions contre les nouveaux entrants européens potentiels et consolident encore plus la position des opérateurs historiques, le PMU et la Française des Jeux. Ce qui confirme la volonté du Gouvernement de se battre en faveur d’une spécificité française. De plus, au moment où l’Europe suit les développements de la réforme française, l’introduction d’un certain nombre de restrictions injustifiées menace de mettre à mal le bon fonctionnement du marché. Parmi ces restrictions votées mardi, on retrouve donc la mise à zéro des comptes clients, la discrimination de certains opérateurs dans d’autres juridictions de l’Union Européenne, ou encore une limitation supplémentaire sur le taux de retour aux joueurs. Ces nouvelles restrictions s’ajoutent à celles déjà annoncées, comme l’introduction d’un droit au pari sportif et l’obligation pour les opérateurs d’établir une plate-forme informatique en France…. Espérons donc que le tir soit rectifié d’ici janvier et que nous puissions enfin parier en toute légalité dans notre cher pays !
AS
L’ARJEL dans la ligne de mire des sites de jeux en ligne
Sous la houlette de la loi, l’Autorité de Régulation de Jeux en Ligne ne fera aucun cadeau aux fraudeurs !
Les futurs licenciés de jeux en ligne n’auront qu’à bien se tenir. Une fois le précieux sésame délivré par l’Autorité de Régulation, en l’occurrence la licence, les opérateurs privés et publics devront respecter la loi. L’ARJEL, préfigurer par Jean-François Vilotte est chargée de réguler le futur marché des jeux et sites de paris en ligne, mettra tout en œuvre pour y parvenir.
Une autorité bien définie et des fournisseurs pris à parti
Lorsque le marché sera ouvert, L’ARJEL sera chargée de :
- Délivrer évidemment les licences sous trois catégories : paris hippiques, paris sportifs et poker
- observer la conformité des activités à la loi
- rechercher d'éventuels délits : le contrôle des opérateurs sera le point le plus délicat du débat et de l’application de la loi
- lutter contre l'addiction à travers l'interdiction des jeux aux mineurs
- établir une campagne de prévention messages
- modérer les jeux
- veiller à la « sincérité des épreuves » : déterminer quelles compétitions, quels scores et phases de jeux seront ouverts aux paris
Il sera également demandé aux fournisseurs d’accès à Internet d’empêcher l’activité des sites illégaux, aujourd’hui chiffrés à plus de 25 000. Ils devront bloquer l'accès aux sites non agréés et veiller à ce que les licences ne soient pas un prétexte pour détourner les clients vers des sites basés à l'étranger.
Quant aux organisateurs de compétitions sportives, ils seront détenteurs des droits relatifs à l'exploitation de leurs événements par les opérateurs de paris.
Et la fiscalité ?
Bercy se refuse pour le moment de donner une estimation des recettes.
Mais le ministre du budget, Eric Woerth laisse entendre quelques espérances : « On a choisi un cadre protecteur des finances de l'Etat. Ce qu'on a inscrit dans le budget 2010, c'est la somme que nous avons perçue dans le budget 2009, c'est-à-dire de l'ordre d'à peu près cinq milliards d'euros sur l'ensemble des jeux .»
La fiscalité des jeux a de ce fait été modifiée dans le but d'harmoniser jeux en ligne et jeux dits « en dur » (PMU, loterie et paris sportifs opérés par la FDJ.) Le taux courant a été fixé à 7,5%, mais seulement à 2% pour les paris hippiques, sportifs et pour le poker.
Les opérateurs licenciés par l'Etat seront donc autorisés à faire de la publicité.
Cela devrait faciliter, selon le ministère « la concentration du marché et donc son contrôle. »
Rappelons que pour l’instant la publicité est encore interdite - règle d’ailleurs non respecté par Betclic qui a signé un accord de sponsoring avec l'Olympique Lyonnais - mais Bercy admet qu'il n'est pas possible de tout surveiller sur internet !
Une centaine de licenciés
Une centaine de candidats à la licence sont prévus par l’ARJEL (Future autorité des jeux en ligne)
L’ouverture du marché des jeux en ligne est seulement prévue pour 2010 et les pronostics vont déjà bon train sur les éventuels licenciés. Jean-François Vilotte, chargé de « préfigurer » la future autorité administrative indépendante de contrôle des jeux en ligne, estime qu’une centaine de demandes de licences sera présentées par des opérateurs privés ou publics français ou étrangers.
Le ministre du Budget, Eric Woerth a déclaré devant la presse que « l’Autorité de Régulation des Jeux en Ligne (ARJEL) est inscrite dans le projet de loi sur l’ouverture des paris sportifs et hippiques et du poker sur Internet, qui sera examiné en principe les 7 et 8 octobre par les députés. Le ministre souhaite en effet que tout le dispositif (loi, décrets d’application, création de l’Arjel …) soit prêt pour la Coupe du monde de football 2010 en Afrique du sud !
Et L’ARJEL aura la lourde tâche de délivrer les licences et de surveiller l’activité des sites en ligne autorisés.
Trois catégories de licences seront ainsi proposées :
- paris hippiques
- paris sportifs
- poker
Une fiscalité identique
Actuellement seuls la Française Des Jeux et le PMU sont autorisés à proposer des paris sportifs ou hippiques en ligne.
Le ministre du budget a relevé que le texte de loi prévoit d’aligner la fiscalité des jeux en ligne et celle des jeux dits « en dur » correspondants eux casinos, Française des jeux et PMU. Cela reviendra donc à baisser la fiscalité actuelle sur les jeux « en dur. »
Les recettes fiscales 2009 provenant de ces jeux sont élevés à 5 milliards d’euros !
Et Monsieur Le Ministre compte bien sur un niveau identique après l’ouverture du marché. Seul le temps nous le dira…
Une décision de la Cour Européenne pour exemple
On se demandait si l’affaire du Portugal allait avoir une conséquence sur les futures lois des jeux en ligne en France, et bien oui !
M. Vilotte a indiqué que « la récente décision de la Cour européenne de Justice légitimant le monopole d'Etat au Portugal sur le marché des jeux en ligne allait redonner de l'efficacité aux procédures judiciaires pour lutter contre l'activité des sites illégaux. » « Lorsque le dispositif entrera en vigueur, il sera demandé aux fournisseurs d’accès à Internet d’empêcher l’activité des sites illégaux. »
Actuellement, selon M. Woerth, 25.000 sites illégaux sont actifs en France ! Et 5% des français jouent sur ces sites.
« L'échec, ce serait de ne pas bloquer les sites illégaux, tant sur les flux financiers que sur leur capacité, techniquement, à venir solliciter les joueurs français. »
M. Vilotte a précisé que lorsque le dispositif entrera en vigueur, il sera demandé aux fournisseurs d'accès à internet d'empêcher l'activité des sites illégaux.
Des sanctions pénales contre les opérateurs illégaux ou le blocage des flux financiers entre joueurs et sites illégaux sont en effet prévus dans le texte de loi.
Alors gare aux fraudes !
Ouverture du Marché Français des jeux en ligne : nouveau retard
L’ouverture du marché du jeu vient d’être repoussée pour la moitié de l’année 2010 (entre Mars et Juin, avant la prochaine Coupe du Monde de Football qui semble l'ultime 'deadline') : initialement prévue en Janvier 2010, elle semble prendre plus de temps que prévu...

Eric Woerth, ministre du budget, planche sur les Jeux d'argent.
En attendant, c’est la Française des Jeux qui se régale de son monopole, même si aux yeux de la commission de Bruxelles celui-ci est complètement illégal (c'est également le cas du PMU pour le Turf). La France fait figure de mauvais élève dans ce domaine et l’Union Européenne ne cesse de sommer Paris d’entrer dans le rang.
2 raisons semblent être à l’origine de ce retard :
- l’enjeu financier considérable
- l’incapacité de l’État à trancher dans ce domaine
Rappelons que tous les marchés des jeux d’argent ne seront pas ouverts à la concurrence sur internet en France après le vote de cette loi. Seuls les paris hippiques mutuels, les paris sportifs mutuels, les paris sportifs à côtes fixes et les jeux de poker sur internet seront autorisés. Le Casino pour l'instant ne semble pas concerné.
Si la loi est votée, l’ARJEL entrera directement en fonction et ce dernier aura pour rôle d’attribuer les licences. En attendant cette ouverture, la Française des Jeux monte ses propres sites de poker en ligne et de paris sportifs afin d'être prête pour la Coupe de Monde de Football 2010.
Plusieurs millions de joueurs n'ont cependant pas attendu le feu fert des autorités, et ils sont nombreux à parier en ligne chez les bookmakers ou à jouer au Poker.
Attendre, pas attendre ? Chacun agira en son âme et conscience...
Les futurs licenciés de jeux en ligne n’auront qu’à bien se tenir. Une fois le précieux sésame délivré par l’Autorité de Régulation, en l’occurrence la licence, les opérateurs privés et publics devront respecter la loi. L’
L’ouverture du marché des jeux en ligne est seulement prévue pour 2010 et les pronostics vont déjà bon train sur les éventuels licenciés. Jean-François Vilotte, chargé de « préfigurer » la future autorité administrative indépendante de contrôle des jeux en ligne, estime qu’une centaine de demandes de licences sera présentées par des opérateurs privés ou publics français ou étrangers.