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26nov/100

Betclic ou la dure vie d’un sponsor

Pour sa première qualification en 1/8e de finale de Ligue des Champions depuis 1993, l'OM a joué mardi soir avec un maillot noir vierge de sponsor. Et pour cause, le sponsor maillot de l'OM est Betclic, et la loi russe interdit la publicité pour les sites de jeux en ligne à l'exception de quatre régions, dont celle de Saint-Pétersbourg.

Aulas force la main aux Allemands

Mercredi, le président de Betclic, Nicolas Béraud, a dû pousser un ouf de soulagement en voyant les joueurs lyonnais entrer sur la pelouse de Schalke 04 avec le nom de son site sur leur poitrine. Les législations du Länder de la Rhénanie du Nord-Westphalie, sorte d'Etat-Région et de la ville de Gelsenkirchen ne permettent pas non plus ce genre de publicité. Plus expérimenté que son homologue marseillais, Jean-Claude Dassier, le président lyonnais Jean-Michel Aulas est passé en force sur le sujet, sachant que l'UEFA ne pouvait pas lui retirer sportivement des points. Une simple amende pesait sur le club, un détail sans doute comparé aux 5,3 millions de Français qui ont regardé la rencontre ce soir-là.

De Marcel Desailly au foot amateur

Peut-être échaudé par ces polémiques du football professionnel, Betclic a surpris en annonçant aujourd'hui qu'il avait décidé de sponsoriser 1.500 club amateurs. Le site qui a pour ambassadeur Marcel Desailly fournira les jeux de maillots de ces équipes en compagnie d'Eldera, un nouvel équipementier français. Sans doute un bon calcul au lendemain du scandale de Knysna où l'image du football professionnel s'est vraiment dégradé aux yeux des Français.

20avr/100

Bwin annonce des resultats en forte hausse

Bwin, l'opérateur autrichien de jeux d'argent en ligne, vient de publier des résultats 2009 qui le confirment comme leader incontesté en Europe et envoient un signal fort à ses poursuivants, Betclic et SportingBet, à quelques semaines de l'ouverture du marché français.

Si le produit Brut des jeux de Bwin a cru de 6,1% en 2009 pour atteindre 446,6 Millions d'Euros, le dernier trimestre 2009 fut fracassant : 12,9% de croissance par rapport au dernier trimestre 2008.

C'est cependant du côté de la rentabilité que l'opérateur autrichien frappe fort : son Ebitda 2009 atteint 102,2 Millions d'Euros, soit une croissance de 56% par rapport à l'année précédente !

Le Résultat Net est également en forte croissance, atteignant 46,3 millions d'Euros.

Le sponsor du Real Madrid peut donc entamer 2010 avec confiance et miser sur le lancement de nouvelles offres en italie (via sa filiale italienne acquise en 2009 Gioco Digitale) et l'ouverture du marché français pour peut être dépasser la barre des 500 Millions d'Euros de CA en 2010. Sans compter la fusion potentielle avec Party Gaming d'ici cet été qui achèverait d'installer Bwin au sommet du podium européen...en attendant l'ouverture du marché americain !

Olivier Goulon

10avr/100

Jeux en ligne : M6 et Canal + ont trouve leur partenaire

C'est une course contre la montre. Sitôt votée, la loi sur les jeux d'argent en ligne suscite déjà de grandes opérations de rapprochements entre groupes de médias et les opérateurs candidats à une licence en France. Même si le dernier mot reviendra à l'ARJEL, la future autorité de régulation, en coulisses, les opérateurs s'activent pour trouver de bon alliers français.

M6 et Canal + ont officialisé, jeudi, leur entrée dans le marché des paris sportifs, des paris hippiques et du poker. Ainsi, M6 s’est associée au groupe Mangas Gaming, acteur important des jeux en ligne au niveau français puisqu’il regroupe BetClic (un des leaders en terme de paris sportifs) et Everest Poker, salle de poker reconnue en France.

L'accord "stratégique" entre M6 et Mangas Gaming portera sur 4 ans. Les sites du groupe M6 (12 millions de visiteurs mensuels) proposeront aux internautes de parier en ligne sur BetClic de jouer au poker chez Everest. En contrepartie, ces marques parraineront des émissions dédiées aux paris sportifset au poker. Les deux parties sont bien sûr ravies de cet accord. Au-delà, BetClic est en train de tisser une toile. Déjà partenaire de la presse écrite (BetClic a conclu un accord avec plus de 50 quotidiens régionaux) et de la radio (avec Europe 1), les voilà maintenant à la télévision, avec M6.

La chaîne cryptée  jouera elle sur les trois tableaux avec son nouveau partenaire Ladbrokes. Cet opérateur historique en Grande-Bretagne propose les trois types de jeu en ligne, ce qui permettra à Canal + de créer prochainement son site de paris sportifs. Les opérateurs pourront prendre des licences à partir du 1er juin, date de l'ouverture du marché. Les deux partenaires ont créé une co-entreprise destinée à se lancer sur le marché français du pari en ligne. Le service sera lancé sous une nouvelle marque, non-encore dévoilée, dans le courant de l'année, en fonction de la modification de législation. Ladbrokes apportera son expérience en matière de technologie notamment et Canal + fournira l'accès aux médias. Chaque partenaire a convenu dans un premier temps d'apporter 2,25 million d'euros à la co-entreprise à 50/50.

Sebastien Acedo et Olivier Goulon

1avr/100

Baroin “sauve” la loi sur les jeux a l’Assemblee

senat_photo_1183Il s'en est fallu de peu. C'est grâce à l'expérience du nouveau ministre du budget, le chiraquien François Baroin que la deuxième lecture du texte de loi sur les jeux d'argent en ligne ne tourne pas en fiasco politique comme le souhaitait l'opposition.

Voté en première lecture par l'Assemblée nationale le 13 octobre dernier, il a été adopté par le Sénat le 24 février.Le gouvernement veut à tout prix boucler cette réforme avant la coupe du monde de football (11 juin-11 juillet). Pour y parvenir, le texte est examiné au pas de charge: la majorité a donc décidé de ne déposer aucun amendement et de repousser les 200 amendements de la gauche, afin de voter le projet, lors d'un vote solennel le 6 avril, dans une version identique à celle du Sénat, pour une adoption définitive.

C'était sans compter sur l'intervention de l'opposition pour semer la zizanie et espérer sinon empêcher du moins retarder franchement le vote de la loi, tout en portant ses arguments à la connaissance de l'opinion publique. Fer de lance du rejet total du fameux texte de loi, Gaëtan Gorce (PS) a estimé que les députés légiféraient "sous la pression d'intérêts particuliers" alors que "la représentation nationale a tout de même autre chose à faire que de régler dans l'urgence les intérêts de Monsieur Aulas, de Monsieur Courbit et les autres", en référence au président de l'Olympique Lyonnais et Stéphane Courbit, propriétaire de la société de paris en ligne Betclic.

Au terme d'une séance houleuse, le PS a finalement échoué a faire rejeter le texte, après que François Baroin ait demandé une suspension de séances pour mobiliser les députés de la majorité.

Rien n'est encore joué. Car après le vote définitif du Parlement, le gouvernement devra encore obtenir le feu vert de l'Union européenne, du Conseil d'Etat sur les décrets d'application et l'aval du Conseil constitutionnel s'il est saisi par l'opposition.

3fév/100

La FDJ se lance a l’assaut des paris sportifs

FDJ (ex Française des Jeux) confirme son appétit pour le secteur des paris sportifs avec deux annonces importantes cette semaine : un accord triennal avec TF1 qui permettra a la FDJ d'assurer une tres forte présence off et on-line sur les relais media du groupe TF1, et un accord avec la société LVS lui garantissant une technologie de pointe pour gérer son offre de paris sportifs en ligne.

L'accord FDJ / TF1 annoncé par le journal Challenge permettra notamment a FDJ de proposer un espace dédié aux jeux d'argent en ligne (loterie et paris sportifs) sur le site de TF1.fr, qui attire chaque mois 15 millions de visiteurs uniques. L'offre de paris sportifs de FDJ, actuellement représentée par Parionsweb en online et Parions Sport en offline, sera donc boostée par cet accord avec TF1 qui permet à la FDJ non seulement de préempter un des carrefours d'audience interne les plus puissants (TF1.fr) et ainsi couper l'herbe sous le pied a ses concurrents comme Betclic ou Bwin, mais également de bénéficier en exclusivité de contenus "paris sportifs" produits par TF1 et de pronostics sportifs de stars de la chaîne.

Bonus 300-250Enfin l'accord permet a FDJ de s'assurer le sponsoring de programmes courts sur TF1 dédiés à l'actualité sportive et à la coupe du monde. Habile moyen de contrer le PMU qui a annoncé il y a quelques semaine avoir signé un accord de sponsoring pluri-annuel avec la Federation Francaise de Football.

Tout comme con principal futur concurrent, le PMU, qui avait signé avec le bookmaker irlandais Paddy Power, la FDJ vient, à son tour, de choisir son partenaire pour lancer sa nouvelle offre de paris sportifs. Et l'heureux gagnant est... LVS ! Alors que tout le monde s'apprêtait à voir les leaders du secteur tels Orbis ou Finsoft remporter le marché. Les rumeurs à l'automne dernier laissaient justement entrevoir un possible partenariat avec le géant Orbis. C'est finalement la petite société LVS quia remporté l'appel d'offre du monopole français.

Le spécialiste des plateformes de paris sportifs en ligne sera donc déployé sur l'offre en ligne de la FDJ mais également sur les 26700 terminaux de vente. De quoi donner des ailes au président de LVS, Simon Ordish, qui souhaite par ailleurs signer avec d'autres ex-monopoles dont les pays sont en train de réguler leur marché des paris en ligne : "La société va maintenant profité de l’évolution des réglementations pour chercher de nouveau contrats similaires", a-t-il affirmé. Il a aussi ajouté que ce contrat était "un défi de répondre aux exigences d’un opérateur aussi important, il y a eu beaucoup d’échanges des deux cotés, ce qui nous permet d’aller de l’avant et de négocier d’autres marchés ".

En attendant, la FDJ assume publiquement une posture de conquérant d'un marché des jeux en ligne dont elle voudrait aujourd'hui maîtriser les tenants et les aboutissants. L'avenir dira si le pari de choisir la petite société de logiciel LVS s'est avéré payant...ou pas !

Sébastien ACEDO et Olivier GOULON

28jan/100

Les beaux jours du Betting : l’Eldorado francais ?

L'industrie du betting connaît un boom sans précédent historique depuis sa création. Plus que que des bons scores, ce nouveau modèle économique façonné dans l'univers des jeux et paris en ligne pulvérise tous les records. Des chiffres qui donnent le tourbillon et font rêver tous les espoirs de ces Français qui croient l'aventure du betting possible sur le territoire tricolore.

Outre-Manche, le Betting fait la joie des acteurs économiques en particulier les bookmakers, et les acteurs politiques. Un jackpot qui s'élève au total à plus de 6,9 milliards d'euros, selon les chiffres établis par l'agence Deloitte. L'industrie forte de ses 100 000 emplois, juteuse par sa rentabilité, l'est aussi par la création d'emplois qu'elle induit dans un contexte économique sinistré.

Jackpot également pour l'Etat britannique qui, en taxant généreusement les industriels du betting, se taille au passage une belle part du gâteau. De quoi faire réfléchir ses homologues français à l'heure où se discutent les dernières finalités de la loi realtive à l'ouverture à la concurrence des paris sportifs. François Fillon proposait une taxation des revenus à hauteur de 7,5%. On imagine donc les possibilités d'entrées d'argent directement dans les caisses de l'Etat pour un marché qui, à son lancement, serait encore en-deçà des performances anglaises.

Longtemps vilipendée, l'industrie du betting pourrait bien être élevée au rang de vertu en France pour sa contribution au dynamisme de l'économie et de sa participation possible aux efforts de croissance, mais reste à voir quelles contributions réelles des opérateurs seront exigées, et obtenues par les autorités, à la lutte contre l'addiction et le blanchiment, et la mise en place de mesures efficaces d'interdiction du jeu d'argent en ligne aux mineurs.

Olivier Goulon

25jan/100

Fusion Bwin – Partypoker : le retour de la rumeur

bwinLa rumeur d'une fusion entre Bwin et Party Gaming (Party Poker) revient sur le devant de la scène grâce au journal anglais The Guardian, qui soutient  que les discussions entre les deux géants ont bel et bien repris. De plus Bwin annonçait ce matin un changement de patron à la tête de sa filiale Poker Bwin Games AB avec l'arrivée de Peter Bertilsson, ancien patron de Boss Media (principal concurrent de Playtech sur le secteur B to B).

Le groupe Party Gaming a publié vendredi dernier  un communiqué afin de répondre aux "rumeurs de presse" précisant que des discussions préliminaires avaient bien lieu avec plusieurs acteurs du secteur sans toutefois présumer de l'issue des ces négociations.

20jan/100

Groupes TV et paris en ligne : les chats et la souris

Ce n'est un secret pour personne, les grands groupes media français s'intéressent de près au marché des jeux d'argent en ligne. Donné a environ 800 millions d'Euros de CA en 2010, attendu a près de 1, 8 Milliards d'Euros de revenus trois ans plus tard (source : Francis Merlin), le marché aiguise les appétits, notamment des géants de la TV qui souffrent depuis deux ans (érosion des recettes publicitaires, concurrence d'internet et des chaînes de la TNT). Mais les stratégies des deux grands que sont M6 et TF1 semblent encore hésitantes : devenir opérateur en cherchant à diversifier leur formidable marque grand public sur un secteur en pleine croissance (après le télé-achat, les jeux d'argent?), ou s'allier avec des opérateurs existants en apportant leur puissance de feu médiatique et leur gigantesque base de consommateurs?

L'actualité récente d'Eurosportbet illustre à merveille ce furieux dilemme. Eurosportbet est un site de paris sportifs lancé mi 2009 en Angleterre puis en France dans sa version "paris gratuits". Eurosportbet est opéré par la société SPS betting, détenu par le fonds d'investissement Serendipity (dirigé par Patrick Le Lay, ex PDG de TF1) et par Eurosport (filiale de TF1). Serendipity étant détenu par Bouygues (actionnaire de TF1) et Artemis (Groupe Pinault), la proximité entre Eurosportbet et le groupe TF1 n'était pas qu'une vue de l'esprit. Tout semblait donc clair : Eurosportbet était le bras armé du groupe TF1 sur le secteur des paris sportifs, et une alliance stratégique et médiatique entre ce nouvel opérateur, qui attendait patiemment la légalisation du marché français pour y entrer en fanfare et concurrencer les Betclic, Bwin et FDJ, et le groupe Media allait de soi. Pour résumer, TF1 avait son propre opérateur de paris sportifs.
Les dernières nouvelles sont venues démontrer que tout n'était pas si simple. A la faveur d'un changement de stratégie des actionnaires de Serendipity, annoncé par le journal Le Monde hier, le fonds s'apprête à vendre sa participation dans Eurosportbet au Groupe TF1, qui se retrouverait donc actionnaire a 100% de l'opérateur. Et dans le même temps, la rumeur enfle d'une allliance entre TF1, FDJ et le Groupe Barriere.

Quelle serait alors la place d'Eurosportbet dans ce dispositif? L'opérateur constituera-t-il la base "paris sportifs" d'une offre plus large constituée des actifs poker, betting et jeux de hasard de FDJ, Barriere et TF1? Ou sera-t-il sacrifié par TF1 qui préférera se contenter d'apporter ce qui constitue sa valeur ajoutée principale (puissance media / tunnel d'acquisition grand public), laissant à ses potentiels partenaires FDJ / Groupe Barrière l'orchestration de leurs savoir-faire métier.

Si les enjeux liés à l'ouverture du marché français avaient pu il y a encore quelques mois donner des ailes aux stratégies individuelles ("j'y vais tout seul même si ce n'est pas mon métier"), la prise de conscience des difficultés liées à la technicité du métier et aux contraintes légales posées par le législateur français (le projet de loi doit encore être discuté au Sénat les 23 et 24 février) amène même les plus jusqu'au-boutistes à reconsidérer leur position.

Ainsi le grand rival de TF1, M6, dont l'alliance avec l'opérateur Bwin semblait acquise en France sous la forme d'une offre en marque blanche, semble lui aussi revisiter ses positions. Le journal Challenges annonçait la semaine dernière, rumeur à confirmer, que le Groupe M6 sortirait finalement du deal avec Bwin pour s'allier avec le Groupe 888 et développer une offre uniquement centrée sur le Poker en ligne. En effet, la proposition par M6 d'une offre paris sportifs sous sa marque serait incompatible avec les éléments du projet de loi en cours de discussion qui interdisent au propriétaire d'une équipe de football de proposer des paris sur cette équipe (M6 est actionnaire des Girondins de Bordeaux).

Si le groupe France Televisions est pour l'instant relativement discret sur ses intentions et ne devrait se dévoiler qu'une fois connus tous les contours de la future loi, le Groupe Nextradio (RMC, BFM radio et BFM TV) a choisi la voie plus prudente du partenariat avec un opérateur. Les regards sont désormais tournés vers un géant aux intentions encore floues, le Groupe Canal + : "j'y vais ou j'y vais pas?"

Olivier Goulon

11jan/100

Poker en ligne en France : la course aux alliances est lancee

poker en ligne La trêve des confiseurs n'a pas eu lieu sur le marché des jeux d'argent en ligne, preuve que les gros opérateurs se préparent activement à l'ouverture du marché français avec pour seul objectif la recherche d'un leadership immédiat.

Sans surprise, les acteurs les plus actifs de ces dernières semaines sont les opérateurs officiellement français (PMU et FDJ entre autres) ou dont la France représente le plus gros marché (dont Betclic).

Le Poker est le secteur qui devrait connaître le plus de mouvements (partenariats et acquisitions) car les places sont encore très ouvertes en France. Le leader mondial Pokerstars, qui détiendrait d'après le site Pokernews 38% de parts de marché et a battu en Décembre le record du nombre de joueurs simultanément connectés avec plus de 300 000 personnes, ne dispose probablement pas en France du même niveau de notoriété et souffre aujourd'hui de l'impossibilité légale de communiquer massivement. Winamax, récemment rachetée par Patrick ruel et Marc Simoncini, est à n'en pas douter une des rooms les plus actives en France et a su surfer sur la notoriété de Patrick Bruel depuis plusieurs années. Mais son implantation internationale restant faible par rapport aux géant Poker Stars, Fulltilt et Party Poker, ses moyens risquent d'être plus limités, et elle peut donc représenter une proie pour les géants du secteur si elle ne grossit pas elle même via des acquisitions. Fulltilt, deuxieme room mondiale, reste encore peu connue en France. La possibilité pour un nouvel entrant sur le secteur du poker de s'imposer dans le Top 3 français à l'ouverture du marché, pourvu qu'il ait de gros moyens, de la patience et une bonne stratégie d'acquisition n'est pas nulle.

Les géants français ont bien compris cette opportunité, et c'est Betclic (plus précisément la Holding Mangas Gaming détenant Betclic) qui a tiré le premier avec le rachat d'Everest Poker en Décembre dernier. Everest Poker, une des rooms les plus anciennes du marché, est particulièrement forte en France, et a réussi un coup de maître en signant Antoine Saout, le jeune champion français de 25 ans qui a fini 3eme des WSOP avec un gain de près de 3,5 Millions de $. Avec cette acquisition Mangas Gaming se positionne comme un potentiel leader du marché français avec son offre Betclic sur les paris sportifs et paris hippiques (Betclic Turf)  et Everest sur le poker.

FDJ vient de réagir à ce "smart move" en signant un accord avec le groupe Barriere pour développer en commun une offre de Poker en ligne. D'après le Figaro,le projet d'alliance aurait été validé en conseil d'administration la semaine dernière, et se concretiserait par la création d'une société commune qui ferait une demande de licence officielle auprès de l'ARJEL (future autorité de régulation de marché des jeux en ligne en France) dès que possible. Les casinos Barriere, qui ont accusé une perte en 2009 liée au recul du CA sur les casinos "en dur", avaient lancé leur offre de Casino et Poker en ligne en Angleterre uniquement sous la marque LeCroupier.com

Le mouvement est donc désormais lancé, et l'on peut s'attendre à lire de nouvelles annonces dans les semaines qui viennent. Le PMU, qui  a confirmé son ambition d'être un des 3 plus gros bookmakers en ligne en s'alliant avec l'irlandais Paddypower et en sécurisant un accord quadriennal avec la FFF, ne devrait pas être en reste sur le Poker, soit par une alliance avec un opérateur existant, soit par la licence d'une technologie type Playtech ou G2, soit par l'acquisition d'une room. Outre Winamax, qui pourra etre cible ou prédateur dans les mois à venir en fonction du niveau de cash qu'elle parviendra a mobiliser ou à lever auprès d'investisseurs, une cible de choix pourrait être l'autre room créée par un français (Alexandre Dreyfus), Chilipoker, qui se développe malgré des moyens plus réduits grâce à une politique habile de coups Marketing  (signature de la joueuse pro Liz Liu) et d'accords commerciaux ( signature avec le groupe Illiad/Free pour la France).

La valeur des "petits" Winamax, Chilipoker, Poker 770, pourrait d'ailleurs rapidement s'élever avec l'entrée dans la course au leadership des géants européens du secteur comme Pokerstars, Fulltilt Poker, Party Poker, Titan poker et Bwin qui pourraient procéder à des acquisitions afin de lutter à armes égales avec les français.

Par Olivier GOULON

7jan/100

L’ouverture du marche des jeux en ligne en Juin semble compromise

Le feuilleton de l'ouverture du marché des jeux d'argent en ligne n'en finit pas de connaître des rebondissements. Initialement prévue pour le 1er Janvier 2010, puis repoussée en Avril 2010, un consensus semblait avoir été trouvé fin Octobre dernier sur un objectif d'ouverture effective du marché français des jeux d'argent en ligne (Poker, Paris Sportifs et paris hippiques) en Juin 2010 pour la Coupe du Monde de Football.

Certains opérateurs, et non des moindres (Betclic et Bwin), confiaient néanmoins dès fin Novembre lors des EGR awards de Londres qu'ils ne croyaient que moyennement dans la tenue de ce calendrier très serré. Le PDG de Betfair affirmait même qu'il ne voyait pas le marché français s'ouvrir avant 2011. Les craintes d'un nouveau report se sont fait plus nombreuses et pressantes  lors de l'annonce du report de l'examen du projet de loi par le Sénat (initialement prévue début Décembre 2009) à mi Janvier  2010.

Un semblant d'espoir semblait renaître hier lorsque le senateur François Trucy, rapporteur du projet de loi auprès du Sénat, confiait à igaming France, que le calendrier pourrait être tenu si les travaux du Senat (entamés le 13 Janvier 2010 par l'audition du ministre du budget et finalisés le 9 Février par le bouclage du rapport en séance) n'etaient pas remis en cause par l'Assemblée Nationale lors de son passage en seconde lecture.

Mais, dans la même journée, Jean-François Lamour, rapporteur du projet de loi auprès de l'Assemblée nationale, confiait aux micros de France Inter que le calendrier serait très tendu, parlant de risque d'embouteillage au Sénat.

La confusion reste donc assez grande sur le sujet et l'on peut légitimement s'attendre à ce que la nouvelle loi régulant le marché des jeux d'argent en ligne n'entre en vigueur qu'après l'été. Ce qui, paradoxalement, devrait plutôt impacter défavorablement le PMU (qui ne pourrait proposer son offre de paris sportifs non hippiques pour la Coupe du Monde) et FDJ (qui cartonne avec Parions Sport mais dont le niveau de taxation ne lui permet pas de proposer sur Parionsweb des côtes systématiquement compétitives face aux gros opérateurs "etrangers").

Par Olivier GOULON