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27avr/100

Unibet ultra profitable en 2009

Le bookmaker Unibet vient d'annoncer ses résultats 2009 quelques jours seulement après ceux, très bons, du leader européen Bwin. Et le moins qu'on puisse dire est que l'opérateur de paris sportifs et poker scandinave, bien connu des français à travers son ambassadeur Pierre Menes, affiche des résultats exceptionnels !

En effet, Unibet annonce un résultat net après impôt en croissance de 67% par rapport à 2008 à 26.8 Millions de Livres sterling et un Chiffre d'Affaires de 138 Millions de £.

Ces excellents résultats sont dûs à la conjonction de plusieurs facteurs, d'après Petter Nylander, PDG d'Unibet. La forte croissance (+20%) des joueurs actifs entre 2008 et 2009 explique la hausse du Produit Brut des Jeux. Mais il faut compter également avec une quatrième trimestre 2009 qui s'est terminé sur les chapeaux de roues : les trois derniers mois de l'année ont largement contribué à la hausse du Résultat Net, avec une balance positive de 8.7 Million de £ contre une perte de 800 K £ en 2007. Les Noel se suivent mais ne se ressemblent vraiment pas chez Unibet.

Enfin Unibet s'est lancé avec succès en 2009 dans la commercialisation B to B de ses solutions de paruis sportifs et de gestion du risque auprès d'opérateurs locaux. Smart move qui, bien que tardif par rapport à d'autres opérateurs comme Party Gaming, a fortement contribué à rendre cette année 2009 extrémement profitable pour Unibet.

Tout comme Bwin, Unibet peut donc attendre le meilleur de cette année 2010, et s'appuyer sur ses résultats 2009 impressionnants (et, entre autres, une trésorerie ultra positive) pour passer de proie potentielle à prédateur sur les marchés européens mais aussi asiatiques et, prochainement, américains. Des chiffres qui tombent donc à pic alors que le processus de consolidation entre opérateurs semble sur le point de s'accélérer (Fusion Bwin  Partygaming pour cet été?)

Olivier Goulon

20avr/100

Bwin annonce des resultats en forte hausse

Bwin, l'opérateur autrichien de jeux d'argent en ligne, vient de publier des résultats 2009 qui le confirment comme leader incontesté en Europe et envoient un signal fort à ses poursuivants, Betclic et SportingBet, à quelques semaines de l'ouverture du marché français.

Si le produit Brut des jeux de Bwin a cru de 6,1% en 2009 pour atteindre 446,6 Millions d'Euros, le dernier trimestre 2009 fut fracassant : 12,9% de croissance par rapport au dernier trimestre 2008.

C'est cependant du côté de la rentabilité que l'opérateur autrichien frappe fort : son Ebitda 2009 atteint 102,2 Millions d'Euros, soit une croissance de 56% par rapport à l'année précédente !

Le Résultat Net est également en forte croissance, atteignant 46,3 millions d'Euros.

Le sponsor du Real Madrid peut donc entamer 2010 avec confiance et miser sur le lancement de nouvelles offres en italie (via sa filiale italienne acquise en 2009 Gioco Digitale) et l'ouverture du marché français pour peut être dépasser la barre des 500 Millions d'Euros de CA en 2010. Sans compter la fusion potentielle avec Party Gaming d'ici cet été qui achèverait d'installer Bwin au sommet du podium européen...en attendant l'ouverture du marché americain !

Olivier Goulon

4fév/100

Jeux d’argent : en route pour les mega fusions

journaldunet Le marché français n'est pas le seul a s'ouvrir cette année puisque 7 marchés en Europe vont connaître une légalisation du jeu d'argent en ligne, sans compter le marché américain que les plus optimistes voient s'ouvrir d'ici 3 ans maximum. Ces nouvelles opportunités attisent les convoitises et poussent les leaders des différents marchés à s'allier pour dominer le marché global. Qui sera le plus gros?

Une analyse  des enjeux dictant cette course à la taille critique proposée par Olivier Goulon, Président de GAMned, société éditrice de RueDesJoueurs, est publiée sur le Journal du Net.

Lire l’article complet sur le Journal du Net.

3fév/100

La FDJ se lance a l’assaut des paris sportifs

FDJ (ex Française des Jeux) confirme son appétit pour le secteur des paris sportifs avec deux annonces importantes cette semaine : un accord triennal avec TF1 qui permettra a la FDJ d'assurer une tres forte présence off et on-line sur les relais media du groupe TF1, et un accord avec la société LVS lui garantissant une technologie de pointe pour gérer son offre de paris sportifs en ligne.

L'accord FDJ / TF1 annoncé par le journal Challenge permettra notamment a FDJ de proposer un espace dédié aux jeux d'argent en ligne (loterie et paris sportifs) sur le site de TF1.fr, qui attire chaque mois 15 millions de visiteurs uniques. L'offre de paris sportifs de FDJ, actuellement représentée par Parionsweb en online et Parions Sport en offline, sera donc boostée par cet accord avec TF1 qui permet à la FDJ non seulement de préempter un des carrefours d'audience interne les plus puissants (TF1.fr) et ainsi couper l'herbe sous le pied a ses concurrents comme Betclic ou Bwin, mais également de bénéficier en exclusivité de contenus "paris sportifs" produits par TF1 et de pronostics sportifs de stars de la chaîne.

Bonus 300-250Enfin l'accord permet a FDJ de s'assurer le sponsoring de programmes courts sur TF1 dédiés à l'actualité sportive et à la coupe du monde. Habile moyen de contrer le PMU qui a annoncé il y a quelques semaine avoir signé un accord de sponsoring pluri-annuel avec la Federation Francaise de Football.

Tout comme con principal futur concurrent, le PMU, qui avait signé avec le bookmaker irlandais Paddy Power, la FDJ vient, à son tour, de choisir son partenaire pour lancer sa nouvelle offre de paris sportifs. Et l'heureux gagnant est... LVS ! Alors que tout le monde s'apprêtait à voir les leaders du secteur tels Orbis ou Finsoft remporter le marché. Les rumeurs à l'automne dernier laissaient justement entrevoir un possible partenariat avec le géant Orbis. C'est finalement la petite société LVS quia remporté l'appel d'offre du monopole français.

Le spécialiste des plateformes de paris sportifs en ligne sera donc déployé sur l'offre en ligne de la FDJ mais également sur les 26700 terminaux de vente. De quoi donner des ailes au président de LVS, Simon Ordish, qui souhaite par ailleurs signer avec d'autres ex-monopoles dont les pays sont en train de réguler leur marché des paris en ligne : "La société va maintenant profité de l’évolution des réglementations pour chercher de nouveau contrats similaires", a-t-il affirmé. Il a aussi ajouté que ce contrat était "un défi de répondre aux exigences d’un opérateur aussi important, il y a eu beaucoup d’échanges des deux cotés, ce qui nous permet d’aller de l’avant et de négocier d’autres marchés ".

En attendant, la FDJ assume publiquement une posture de conquérant d'un marché des jeux en ligne dont elle voudrait aujourd'hui maîtriser les tenants et les aboutissants. L'avenir dira si le pari de choisir la petite société de logiciel LVS s'est avéré payant...ou pas !

Sébastien ACEDO et Olivier GOULON

28jan/100

Les beaux jours du Betting : l’Eldorado francais ?

L'industrie du betting connaît un boom sans précédent historique depuis sa création. Plus que que des bons scores, ce nouveau modèle économique façonné dans l'univers des jeux et paris en ligne pulvérise tous les records. Des chiffres qui donnent le tourbillon et font rêver tous les espoirs de ces Français qui croient l'aventure du betting possible sur le territoire tricolore.

Outre-Manche, le Betting fait la joie des acteurs économiques en particulier les bookmakers, et les acteurs politiques. Un jackpot qui s'élève au total à plus de 6,9 milliards d'euros, selon les chiffres établis par l'agence Deloitte. L'industrie forte de ses 100 000 emplois, juteuse par sa rentabilité, l'est aussi par la création d'emplois qu'elle induit dans un contexte économique sinistré.

Jackpot également pour l'Etat britannique qui, en taxant généreusement les industriels du betting, se taille au passage une belle part du gâteau. De quoi faire réfléchir ses homologues français à l'heure où se discutent les dernières finalités de la loi realtive à l'ouverture à la concurrence des paris sportifs. François Fillon proposait une taxation des revenus à hauteur de 7,5%. On imagine donc les possibilités d'entrées d'argent directement dans les caisses de l'Etat pour un marché qui, à son lancement, serait encore en-deçà des performances anglaises.

Longtemps vilipendée, l'industrie du betting pourrait bien être élevée au rang de vertu en France pour sa contribution au dynamisme de l'économie et de sa participation possible aux efforts de croissance, mais reste à voir quelles contributions réelles des opérateurs seront exigées, et obtenues par les autorités, à la lutte contre l'addiction et le blanchiment, et la mise en place de mesures efficaces d'interdiction du jeu d'argent en ligne aux mineurs.

Olivier Goulon

25jan/100

Fusion Bwin – Partypoker : le retour de la rumeur

bwinLa rumeur d'une fusion entre Bwin et Party Gaming (Party Poker) revient sur le devant de la scène grâce au journal anglais The Guardian, qui soutient  que les discussions entre les deux géants ont bel et bien repris. De plus Bwin annonçait ce matin un changement de patron à la tête de sa filiale Poker Bwin Games AB avec l'arrivée de Peter Bertilsson, ancien patron de Boss Media (principal concurrent de Playtech sur le secteur B to B).

Le groupe Party Gaming a publié vendredi dernier  un communiqué afin de répondre aux "rumeurs de presse" précisant que des discussions préliminaires avaient bien lieu avec plusieurs acteurs du secteur sans toutefois présumer de l'issue des ces négociations.

20jan/100

Groupes TV et paris en ligne : les chats et la souris

Ce n'est un secret pour personne, les grands groupes media français s'intéressent de près au marché des jeux d'argent en ligne. Donné a environ 800 millions d'Euros de CA en 2010, attendu a près de 1, 8 Milliards d'Euros de revenus trois ans plus tard (source : Francis Merlin), le marché aiguise les appétits, notamment des géants de la TV qui souffrent depuis deux ans (érosion des recettes publicitaires, concurrence d'internet et des chaînes de la TNT). Mais les stratégies des deux grands que sont M6 et TF1 semblent encore hésitantes : devenir opérateur en cherchant à diversifier leur formidable marque grand public sur un secteur en pleine croissance (après le télé-achat, les jeux d'argent?), ou s'allier avec des opérateurs existants en apportant leur puissance de feu médiatique et leur gigantesque base de consommateurs?

L'actualité récente d'Eurosportbet illustre à merveille ce furieux dilemme. Eurosportbet est un site de paris sportifs lancé mi 2009 en Angleterre puis en France dans sa version "paris gratuits". Eurosportbet est opéré par la société SPS betting, détenu par le fonds d'investissement Serendipity (dirigé par Patrick Le Lay, ex PDG de TF1) et par Eurosport (filiale de TF1). Serendipity étant détenu par Bouygues (actionnaire de TF1) et Artemis (Groupe Pinault), la proximité entre Eurosportbet et le groupe TF1 n'était pas qu'une vue de l'esprit. Tout semblait donc clair : Eurosportbet était le bras armé du groupe TF1 sur le secteur des paris sportifs, et une alliance stratégique et médiatique entre ce nouvel opérateur, qui attendait patiemment la légalisation du marché français pour y entrer en fanfare et concurrencer les Betclic, Bwin et FDJ, et le groupe Media allait de soi. Pour résumer, TF1 avait son propre opérateur de paris sportifs.
Les dernières nouvelles sont venues démontrer que tout n'était pas si simple. A la faveur d'un changement de stratégie des actionnaires de Serendipity, annoncé par le journal Le Monde hier, le fonds s'apprête à vendre sa participation dans Eurosportbet au Groupe TF1, qui se retrouverait donc actionnaire a 100% de l'opérateur. Et dans le même temps, la rumeur enfle d'une allliance entre TF1, FDJ et le Groupe Barriere.

Quelle serait alors la place d'Eurosportbet dans ce dispositif? L'opérateur constituera-t-il la base "paris sportifs" d'une offre plus large constituée des actifs poker, betting et jeux de hasard de FDJ, Barriere et TF1? Ou sera-t-il sacrifié par TF1 qui préférera se contenter d'apporter ce qui constitue sa valeur ajoutée principale (puissance media / tunnel d'acquisition grand public), laissant à ses potentiels partenaires FDJ / Groupe Barrière l'orchestration de leurs savoir-faire métier.

Si les enjeux liés à l'ouverture du marché français avaient pu il y a encore quelques mois donner des ailes aux stratégies individuelles ("j'y vais tout seul même si ce n'est pas mon métier"), la prise de conscience des difficultés liées à la technicité du métier et aux contraintes légales posées par le législateur français (le projet de loi doit encore être discuté au Sénat les 23 et 24 février) amène même les plus jusqu'au-boutistes à reconsidérer leur position.

Ainsi le grand rival de TF1, M6, dont l'alliance avec l'opérateur Bwin semblait acquise en France sous la forme d'une offre en marque blanche, semble lui aussi revisiter ses positions. Le journal Challenges annonçait la semaine dernière, rumeur à confirmer, que le Groupe M6 sortirait finalement du deal avec Bwin pour s'allier avec le Groupe 888 et développer une offre uniquement centrée sur le Poker en ligne. En effet, la proposition par M6 d'une offre paris sportifs sous sa marque serait incompatible avec les éléments du projet de loi en cours de discussion qui interdisent au propriétaire d'une équipe de football de proposer des paris sur cette équipe (M6 est actionnaire des Girondins de Bordeaux).

Si le groupe France Televisions est pour l'instant relativement discret sur ses intentions et ne devrait se dévoiler qu'une fois connus tous les contours de la future loi, le Groupe Nextradio (RMC, BFM radio et BFM TV) a choisi la voie plus prudente du partenariat avec un opérateur. Les regards sont désormais tournés vers un géant aux intentions encore floues, le Groupe Canal + : "j'y vais ou j'y vais pas?"

Olivier Goulon

7jan/100

L’ouverture du marche des jeux en ligne en Juin semble compromise

Le feuilleton de l'ouverture du marché des jeux d'argent en ligne n'en finit pas de connaître des rebondissements. Initialement prévue pour le 1er Janvier 2010, puis repoussée en Avril 2010, un consensus semblait avoir été trouvé fin Octobre dernier sur un objectif d'ouverture effective du marché français des jeux d'argent en ligne (Poker, Paris Sportifs et paris hippiques) en Juin 2010 pour la Coupe du Monde de Football.

Certains opérateurs, et non des moindres (Betclic et Bwin), confiaient néanmoins dès fin Novembre lors des EGR awards de Londres qu'ils ne croyaient que moyennement dans la tenue de ce calendrier très serré. Le PDG de Betfair affirmait même qu'il ne voyait pas le marché français s'ouvrir avant 2011. Les craintes d'un nouveau report se sont fait plus nombreuses et pressantes  lors de l'annonce du report de l'examen du projet de loi par le Sénat (initialement prévue début Décembre 2009) à mi Janvier  2010.

Un semblant d'espoir semblait renaître hier lorsque le senateur François Trucy, rapporteur du projet de loi auprès du Sénat, confiait à igaming France, que le calendrier pourrait être tenu si les travaux du Senat (entamés le 13 Janvier 2010 par l'audition du ministre du budget et finalisés le 9 Février par le bouclage du rapport en séance) n'etaient pas remis en cause par l'Assemblée Nationale lors de son passage en seconde lecture.

Mais, dans la même journée, Jean-François Lamour, rapporteur du projet de loi auprès de l'Assemblée nationale, confiait aux micros de France Inter que le calendrier serait très tendu, parlant de risque d'embouteillage au Sénat.

La confusion reste donc assez grande sur le sujet et l'on peut légitimement s'attendre à ce que la nouvelle loi régulant le marché des jeux d'argent en ligne n'entre en vigueur qu'après l'été. Ce qui, paradoxalement, devrait plutôt impacter défavorablement le PMU (qui ne pourrait proposer son offre de paris sportifs non hippiques pour la Coupe du Monde) et FDJ (qui cartonne avec Parions Sport mais dont le niveau de taxation ne lui permet pas de proposer sur Parionsweb des côtes systématiquement compétitives face aux gros opérateurs "etrangers").

Par Olivier GOULON

17déc/090

Betclic rachete Everest Poker

everest poker C'est officiel, la société Mangas Gaming, déja propriétaire des sites de paris sportifs Betclic, Expekt et Bet-at-home, vient d'acquérir 60% de la principale room de poker indépendante Everest Poker.

Mangas Gaming, détenue par l'ancien patron d'Endemol Stephane Courbit via Financiere Lov et par la Société des Bains de Mers de Monaco (controllée par la principauté de Monaco), a racheté la majorité des parts d'Everest Poker à son propriétaire actuel, le groupe  GigaMedia Ltd côté au Nasdaq et basé a Hong Kong.

Comme souvent chez les anglo-saxons, le rachat se fait en partie en cash à la signature (100 Millions de US$) et en partie en earn-out (somme payée à terme, ici fixée a fin 2012, dont le montant dépendra de la valorisation de la société à fin 2012). L'acquéreur dispose également d'une option de rachat des 40% restants d'Everest poker entre 2013 et 2015.

Avec ce rachat, le groupe Mangas Gaming devient leader incontesté du marché français du poker en ligne devant Winamax et Pokerstars, et devient un sérieux prétendant dans la course au leadership européen qui oppose notamment Bwin, Betclic, William Hill et SportingBet sur le secteur des jeux d'argent en ligne.

Le cash out finalement assez faible sur cette opération (Mangas Gaming ne devra sortir "que" 67 Millions d'Euros sur les deux prochaines années) comparé à la réelle opportunité de leadership apportée par cette acquisition ne devrait pas laisser tres longtemps sans réaction les principaux concurrents de Betclic et relancer les rumeurs d'acquisitions et de mega fusions dans les prochaines semaines. Y compris chez les opérateurs historiques comme PMU et FDJ.

14déc/090

Bwin et Partygaming, rumeurs de mega fusion

bwin Le secteur des jeux d'argent en ligne bruisse de multiples rumeurs de rachats et de fusions ces dernières semaines. Après le possible rachat d'Everest Poker par Betclic (toujours pas confirmé ou infirmé par les interessés) et les rumeurs d'un rapprochement entre le Groupe Barriere et FDJ, c'est le leader européen BWin qui est au centre de toutes les attentions. L'on prêtait au bookmaker autrichien et géant du secteur (448 Millions d'Euros de CA en 2008 et capitalisation boursière supérieure a 1,4 Milliards d'Euros) la volonté, démentie depuis par ses dirigeants, de racheter le groupe 888 holdings, éditeur notamment de 888 casino, Pacific Poker et du 888 sports.

Quelques semaines seulement après ce premier démenti, Bwin revient aujourd'hui sous les spotlights avec la rumeur persistante d'une mega fusion entre Bwin et Partygaming. Le groupe Partygaming, ancien leader du secteur des jeux d'argent en ligne avant ses déconvenues aux USA (très présent aux Etats Unis, Partygaming a subi de plein fouet l'interdiction en 2006 des jeux d'argent en ligne pour les joueurs américains), reste un des 3 leaders du poker en ligne avec sa room Party Poker. Valorisé près d'1 Milliard d'Euros, Partygaming est un gros morceau pour Bwin et serait, si la mécanique complexe d'intégration ne rebute pas les actionnaires et dirigeants, une prise de choix pour Bwin.

En effet, le groupe autrichien souhaite confirmer son leadership en Europe, acquis grâce à son offre de paris sportifs et à une stratégie de communication grand public très efficace au travers notamment  de contrats de sponsoring de grands clubs européens comme le Real Madrid et le Milan AC. Une fusion - acquisition du groupe Partygaming lui permettrait de développer une offre de premier plan sur les principaux segments de marché, et surtout de se préparer à l'ouverture successive des marchés européens. Sans oublier la réouverture tant attendue du marché américain, que tous les opérateurs espèrent possible dans un avenir relativement proche ( 1 a 2 ans). Dans ce mouvement inéluctable de concentration du secteur face aux enjeux gigantesques qui se dessinent, on peut s'attendre à ce que les principaux concurrents de Bwin, les SportingBet, William Hill, PMU, FDJ et autres Betway regardent avec attention des cibles potentielles comme 888, Winamax ou Chilipoker.

L'action Partygaming, qui a connu une croissance de 94% sur an,  a crû de 2,3% ce matin a 2,9 € sur le LSE

L'action de Bwin cote a plus de 41 € ce lundi avec un bond de plus de 10% depuis vendredi 11/12 matin