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20oct/090

La FDJ ® se diversifie et va proposer un “loto humanitaire”

En effet, un nouveau décret devrait être promulgué d'ici la fin de l'année afin de permettre le lancement d'un loto humanitaire mondial.

Ce décret, qui aura pour but de redéfinir la répartition des gains, va permettre à la Française des Jeux de proposer un loto humanitaire mondial diffusé sur France2 d'ici 2010, sous l'impulsion de l'animateur producteur, Frédéric Lopez.

Ce loto, nommé "Parions pour un monde meilleur", sera joué quatre fois par an et permettra de reverser un pourcentage des gains (surement aux alentours de 20%) à un projet d'aide au développement à définir.

Nous ne pouvons donc que saluer ce projet pour une fois qu'une grande entreprise reverse une partie de ses gains à une oeuvre humanitaire, mais il faut savoir que le concept original de ce projet a déjà 10 ans, et c'est seulement maintenant que les initiateurs, Ondine Khayat et Frédéric Koskas, ont trouvé l'appui nécessaire pour lancer ce loto.

Peut-être y faut-il y voir une preuve que la FDJ ® redoute la fin de son monopole et, par conséquent, s'ouvre à de nouvelles offres...

AS

7oct/090

TF1, Winamax et le sponsoring sportif dans la ligne de mire des parlementaires

Sur les 276 amendements prévus pour le débat sur les jeux en ligne, plusieurs visent les acteurs actuels du marché.

parlement
L’ouverture du débat parlementaire sur la régulation du jeu en ligne en France débute aujourd’hui. Et pour cette occasion, les députés ont rendu publics hier matin de nombreux nouveaux amendements au projet de loi proposé par Eric Woerth. Au total 276 amendements ont été prévus !

Parmi ces multiples propositions de modification, la plupart concernent les paris sportifs mais certains visent directement des acteurs actuels du marché.

Et le groupe socialiste s’en est donné à cœur joie !

Pas de publicité pour TF1

Plusieurs amendements similaires (n° 252 à 260) convoitent à interdire la publicité « dans les programmes d’un service de télévision qui détient tout ou partie du capital d’une entreprise opérateur de jeux ou de paris en ligne ».
Et cette proposition vise notamment TF1, comme l’indiquent les députés : « Il convient d’empêcher que des alliances mercantiles se nouent en France entre des sociétés de jeux et de paris en ligne et des groupes de médias audiovisuels comme c’est le cas actuellement entre la société de Patrick Le Lay, Eurosportbet adossée à SPS Betting, (société détenue à parité par Eurosport, filiale à 100 % du groupe TF1 et le fonds Serendipity Investment cofinancé par Bouygues et par Artémis, holding de François Pinault). [...] Il n’est pas sain qu’au nom de la diversification des activités, la rentabilité prenne le pas sur l’information et la qualité des programmes dans les sociétés de l’audiovisuel et que le téléspectateur soit assimilé soit à un ‘temps de cerveau disponible’ soit à un compte en banque à vider. C’est pourquoi, il convient d’interdire toute communication commerciale pour ce type de jeux et d’activités dans les programmes de télévision ».

Le nom de « Winamax » pose problème

Les mêmes députés souhaitent, à travers les amendements 405 à 413, que l’agrément (la licence permettant d’opérer en France) ne puisse être délivré « aux entreprises dont le nom de domaine laisse entendre, en Français ou dans une langue étrangère, que le gain est systématique ». Les parlementaires nous expliquent que « les noms de domaine du type gagner-au-poker.com, webgagnant.com ou winamax.com cherchent à inculquer aux joueurs l’idée qu’ils sont sûrs de gagner – et de gagner beaucoup – en jouant sur leurs sites. Cette idée va à l’encontre de la dure réalité des statistiques. Il convient ainsi de l’éviter »

Sponsoring sportif non autorisé

Les clubs de football vont peut-être devoir se trouver d’autres sponsors. Plusieurs amendements cherchent en effet à interdire aux opérateurs le sponsoring sportif. Sont donc directement visés Bwin, Unibet et Betclic qui sponsorisent actuellement des équipes de football. Il faut « interdire aux opérateurs de jeux et de paris en ligne de nouer des contrats de publicité avec des clubs, équipes ou coureurs, sur lesquels ils organisent des paris. En effet, il n’est pas acceptable que l’on puisse autoriser de la publicité sur des maillots d’équipes sportives ou hippiques au profit d’opérateurs de paris sportifs, de poker ou hippiques qui organisent des paris sur ces mêmes compétitions ou manifestations ».

Rien n’est encore joué, mais le débat risque bel et bien d’être corsé !