Semaine chargée pour la FDJ
La FDJ vise un quart des parts du marché des jeux en ligne en 2012. L'objectif est ambitieux et force l'ex-Française des Jeux à développer une stratégie agressive et à occuper l'espace médiatique.
Un nouveau site lancé avec RTL
Si la FDJ a présenté à la presse son nouveau Directeur du Pôle Opérations et Directeur des Systèmes d’Information, Claude Boivin, elle a surtout rendu public un nouveau site. Mercredi, la FDJ et RTL ont lancé l'adresse "Onjouelematch.fr", éponyme du programme radio présenté par Christophe Pacaud et Lionel Rosso sur la station luxembourgeoise. La page d'accueil permet de réécouter les émissions de la semaine mais donnent aussi en temps réel les cotes de ParionsWeb, invitant les internautes à y parier. Une belle nouvelle vitrine pour le bookmaker qui a été élu meilleur Service Client de l'année par l'étude BVA-Viséo Conseil basée sur l'expérience de 160 clients mystères.
Unibet, nouveau grand concurrent
La semaine n'a pourtant pas été totalement rose pour l'ex-détentrice du monopole d'Etat des jeux de loterie et des paris sportifs en France. Déjà redevable du droit au pari sur certaines compétitions organisées en France, la FDJ vient d'apprendre que la taxe prélevée sur ses agences physiques pour financer le sport français devrait augmenter de 0,3 points, de 1,8% à 2,1%. Le gouvernement devrait déposer un amendement au projet de loi de finances 2011 dans ce sens afin d'aider à la modernisation des stades de l'Hexagone dans le cadre de l'Euro 2016, organisé sur notre territoire.
Dernier coup dur et non des moindres : l'annonce d'un futur grand concurrent. Unibet vient de recevoir ses licences de l'Arjel et va bientôt démarrer son offre de jeux en ligne. Connu des joueurs français bien avant l'ouverture du marché, l'opérateur suédois avait laissé entendre qu'il s'associerait à la FDJ si ses demandes d'agréments étaient une nouvelle fois refusée. En perdant un allié, la Française Des Jeux s'est sans doute découvert un nouvel ennemi.
Le PMU fait peau neuve et affiche ses ambitions
Ce que la nouvelle version du PMU proposera a de quoi bouleverser plus de cinquante années d'un monopole d'Etat qui nous avait habitué aux courses hippiques et aux écuries. Désormais, le PMU nouveau est arrivé : plus diversifié, plus ambitieux, son président depuis un an, Philippe Germond veut lui donner les moyens pour bien se défendre face à la concurrence qui se prépare à inonder le marché français des jeux d'argent en ligne.
Premier opérateur de paris hippiques européen (9,3 milliards d'euros de CA en 2009), le PMU va en effet proposer tout l'éventail des jeux d'argent en ligne, du pari hippique bien sûr aux paris sportifs et poker sous la seule et même marque du PMU. C'est là toute la nouveauté : "Le PMU proposera une offre de paris sportifs, la plus compétitive et la plus large possible, comme le définira L’ARJEL. Nous ne pouvons pas nous limiter uniquement aux paris hippiques face à de futurs concurrents qui disposeront d’une offre globale de paris sportifs, hippiques et de poker. Les études le montrent : 37% de nos clients sur pmu.fr jouent déjà aux paris sportifs et un autre tiers a déclaré son intention de le faire", a déclaré récemment Philippe Germond.
Des résultats 2009 prometteurs
Le PMU a enregistré pour l'année 2009 un résultat net de 731 millions d'euros en 2009, en repli de 0,7 %, pour un chiffre d'affaires en progression pour la 12ème année consécutive, à 9,303 milliards d'euros (+ 0,4%). Pour le premier trimestre 2010, le chiffre d'affaires augmente de 0,5 % à 2,379 milliards d'euros. Le PMU entend se positionner en "opérateur global" (paris hippiques, sportifs et poker).
Son PDG s'est ainsi fixé l'objectif d'augmenter de 15% le nombre des courses nationales adossées à des paris (106 réunions supplémentaires pour les neuf derniers mois de 2010), figurer parmi les trois premiers opérateurs de paris sportifs (football à 70%, tennis, rugby, F1) en ligne et proposer une "offre complémentaire" pour le poker afin de "fidéliser ses clients et en conquérir de nouveaux". Rien que cela. Le challenge s'annonce relever mais la direction est prête à s'en donner les moyens.
Un partenariat avec Paddy Power
Le PMU vient d'annoncer qu'il venait tout juste de signer un partenariat d'exclusivité de cinq ans avec Paddy Power, le bookmaker irlandais.
Il compte ainsi réaliser 100 millions d'euros de chiffre d'affaires supplémentaires sur Internet grâce à l'ouverture du marché des jeux en ligne, prévu pour le début du mois de juin. "En 2011, notre objectif est d'être parmi les trois premiers opérateurs de paris sportifs et de dépasser le milliard d'euros de chiffre d'affaires sur internet", a fixé comme objectif Philippe Germond, dans une interview donnée au "Monde".
A noter que des partenariats ont également été signés avec des médias, notamment RMC, TF1, RTL et Le Figaro.fr ainsi que des fédérations sportives (FFF, Ligue nationale de rugby).
Sebastien Acedo et Olivier Goulon
L’Assemblee dit oui a la liberalisation des jeux d’argent
Les joueurs pourront désormais miser de l'argent dans une partie de poker, ou sur une compétition sportive ou hippique, tout en restant devant leur ordinateur. Après le vote du Sénat en février, l'Assemblée Nationale vient de donner son feu vert cet après-midi au projet de loi ouvrant les jeux de paris en ligne à la concurrence. Une loi qui met fin à plusieurs décennies d'un monopole d'Etat entre d'un côté la Française des Jeux et le PMU.
Les députés ont approuvé à 299 voix (UMP et NC) contre 223 (PS, PCF), un texte identique à celui voté par les Sénateurs, conduisant ainsi à une adoption définitive. La majorité n'avait déposé aucun amendement et a repoussé systématiquement tous ceux de l'opposition. C'est qu'il y avait urgence, aux yeux du gouvernement, qui voulait accorder les agréments avant le début de la Coupe du monde de football, le 11 juin prochain.
Les débats ont été menés au pas de charge, afin que les parieurs en ligne puissent par exemple, miser sur le match Uruguay-France, qui inaugurera l'aventure sud-africaine des Bleus de Domenech. Initialement, le calendrier prévoyait une ouverture du secteur à la concurence au 1er janvier. Reste encore une étape à franchir : celle du recours déposé la semaine dernière par le Parti socialiste devant le Conseil constitutionnel.
Ce qui va changer en France :
- Instauration de l'ARJEL : l'Autorité de régulation des jeux en ligne (ARJEL), dont la mission sera de fournir des agréments d'une durée de cinq ans renouvelable aux opérateurs qui souhaitent organiser des paris ou des jeux d'argent et de hasard sur la Toile.
- Paris sportifs, hippiques et poker en ligne concernés : ce sont les seuls jeux d'argent et de hasard concernés par cette ouverture du marché. Le texte ne s'étend pas à d'autres jeux de casino comme les machines à sous.
- Mise en place de sanctions pour les sites Internet illégaux : par souci de lutte contre le blanchiment d'argent et d'empêcher des sites Internet illégaux de fonctionner, la loi prévoit trois ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende pour un opérateur qui organiserait, sans avoir l'autorisation, des jeux.
Mise en place d'une fiscalité sur les gains remportés en ligne : les gagnants se verront prélever par l'Etat 7,5% de leurs mises pour les paris sportifs et hippiques ou 2% de leurs mises pour des parties de poker. Une partie des fonds récoltés servira à financer la lutte contre la dépendance aux jeux.
Qui seront les grands gagnants ?
La FDJ et le PMU ont l'avantage de leur implantation hisorique en France. C'est indéniale. Mais en toile de fond, c'est un combat au forceps qui se livre entre les deux ex-monopoles et les nouveaux arrivants : les partenariats de la FDJ et du PMU avec LVS, Paddy Power et PartyGaming en témoignent.
Le groupe Amaury-bwin, rassemblé sous la bannière Sajoo.fr, fera sans doute partie du peloton de tête des nouveaux entrants sur le marché français. Un accord de titans passé entre le groupe media (L’Equipe, France Football et Le Parisien), qui est majoritaire et l’opérateur mondial.
Les négociations en cours entre d’autres groupes français tels M6 et Canal+ et des sociétés de jeux étrangères comme William Hill, Ladbrokes ou encore 888, montrent aussi que le flot d’annonces de nouveaux partenariats n'est pas prêt de baisser.
Olivier Goulon et Sebastien Acedo
Balkany (fils) prend les renes de Pokerstars France
Lorsque que l'on gère la destinée d' un site mondial dédié au poker en ligne et pesant 32 millions de joueurs pour plus d'un milliard de dollars de CA, il faut pour ainsi dire "éviter les vagues" ou plutôt les retours de vague. Un adage que le leader mondial aurait pu ou dû s'approprier dès l'instant où la nomination d'Alexandre Balkany à la direction générale de PokersStars France s'est posée.
Car, quoi que l'on veuille en dire, Alexandre Balkany est un DG pas comme les autres. Alexandre est avant toute chose le fils de Patrick Balkany, le député-maire UMP des Hauts-de-Seine, ami de longue date de Nicolas Sarkozy, dont le nom a souvent défrayé la chronique par le passé .La présence du fils d'un des poids lourds de la majorité et membre du premier cercle du pouvoir à la direction de PokersStars France au moment même où la loi sur la libéralisation des jeux en ligne se discute au Sénat ne va sûrement pas pacifier un débat déjà assez houleux.
Alors que l'avenir des jeux d'argent sur Internet est débattu au Sénat aujourd'hui et demain, l'opposition ne manquera pas de souligner ces "jeux de connivences politiques et de collusions économiques", et chacun sera libre ou non d'effectivement ressentir un certain malaise....De quoi déstabiliser le marché français à quelques mois de l'ouverture ? En tout cas la "pokerhystérie" est bien là, et on se demande où elle s'arrêtera...
Comme le souligne l'excellent BananaPoker, Alexandre Balkany cumulerait les mandats.
DG de PokersStars France, il dirigerait également la société Kawa Productions, aux ramifications stratégiquement bien choisies. Une société de production audiovisuelle qui participe de près ou de loin à toutes les émissions de poker du PAF : Directpoker sur Direct 8, Poker le duel et Poker Mission Caraïbes sur NRJ 12, Stars of poker sur Canal +. Alexandre Balkany ne s'arrête pas là. BananaPoker le dit également proche du site d'information Poker Actu, dont le contenu vidéos est fourni par... Kawa Productions !
La démonstration s'arrête là. Dans cette guerre économique qui se prépare avec l'ouverture à la concurrence, PokerStars.com sort volontiers ses crocs et affiche son intention d'écraser les challengers sur le marché français. "Nous sommes déjà numéro 1 sur le marché, devant des sites comme Everest Poker, Winamax et ChiliPoker. Nous comptons garder ce leadership malgré l'arrivée de la FDJ et du PMU", dixit Alexandre Balkany dans un entretien accordé au Figaro. La messe est dite?
Sébastien ACEDO
Sources : BananaPoker et Le Figaro
FDJ, Parions Sport, Parions Web … la communication est en route
La FDJ assoit sa position d'acteur unique (officiellement) sur le marché Français et soigne sa communication.
Son offre est déjà en place avec Parions Sport et Parions Web.
Le ton reste institutionnel, mais devrait à coup sûr devenir plus agressif dans les mois qui viennent...
Voici la (belle) vidéo qui illustre la communication FDJ du moment.
La FDJ se lance a l’assaut des paris sportifs
FDJ (ex Française des Jeux) confirme son appétit pour le secteur des paris sportifs avec deux annonces importantes cette semaine : un accord triennal avec TF1 qui permettra a la FDJ d'assurer une tres forte présence off et on-line sur les relais media du groupe TF1, et un accord avec la société LVS lui garantissant une technologie de pointe pour gérer son offre de paris sportifs en ligne.
L'accord FDJ / TF1 annoncé par le journal Challenge permettra notamment a FDJ de proposer un espace dédié aux jeux d'argent en ligne (loterie et paris sportifs) sur le site de TF1.fr, qui attire chaque mois 15 millions de visiteurs uniques. L'offre de paris sportifs de FDJ, actuellement représentée par Parionsweb en online et Parions Sport en offline, sera donc boostée par cet accord avec TF1 qui permet à la FDJ non seulement de préempter un des carrefours d'audience interne les plus puissants (TF1.fr) et ainsi couper l'herbe sous le pied a ses concurrents comme Betclic ou Bwin, mais également de bénéficier en exclusivité de contenus "paris sportifs" produits par TF1 et de pronostics sportifs de stars de la chaîne.
Enfin l'accord permet a FDJ de s'assurer le sponsoring de programmes courts sur TF1 dédiés à l'actualité sportive et à la coupe du monde. Habile moyen de contrer le PMU qui a annoncé il y a quelques semaine avoir signé un accord de sponsoring pluri-annuel avec la Federation Francaise de Football.
Tout comme con principal futur concurrent, le PMU, qui avait signé avec le bookmaker irlandais Paddy Power, la FDJ vient, à son tour, de choisir son partenaire pour lancer sa nouvelle offre de paris sportifs. Et l'heureux gagnant est... LVS ! Alors que tout le monde s'apprêtait à voir les leaders du secteur tels Orbis ou Finsoft remporter le marché. Les rumeurs à l'automne dernier laissaient justement entrevoir un possible partenariat avec le géant Orbis. C'est finalement la petite société LVS quia remporté l'appel d'offre du monopole français.
Le spécialiste des plateformes de paris sportifs en ligne sera donc déployé sur l'offre en ligne de la FDJ mais également sur les 26700 terminaux de vente. De quoi donner des ailes au président de LVS, Simon Ordish, qui souhaite par ailleurs signer avec d'autres ex-monopoles dont les pays sont en train de réguler leur marché des paris en ligne : "La société va maintenant profité de l’évolution des réglementations pour chercher de nouveau contrats similaires", a-t-il affirmé. Il a aussi ajouté que ce contrat était "un défi de répondre aux exigences d’un opérateur aussi important, il y a eu beaucoup d’échanges des deux cotés, ce qui nous permet d’aller de l’avant et de négocier d’autres marchés ".
En attendant, la FDJ assume publiquement une posture de conquérant d'un marché des jeux en ligne dont elle voudrait aujourd'hui maîtriser les tenants et les aboutissants. L'avenir dira si le pari de choisir la petite société de logiciel LVS s'est avéré payant...ou pas !
Sébastien ACEDO et Olivier GOULON
Poker en ligne en France : la course aux alliances est lancee
La trêve des confiseurs n'a pas eu lieu sur le marché des jeux d'argent en ligne, preuve que les gros opérateurs se préparent activement à l'ouverture du marché français avec pour seul objectif la recherche d'un leadership immédiat.
Sans surprise, les acteurs les plus actifs de ces dernières semaines sont les opérateurs officiellement français (PMU et FDJ entre autres) ou dont la France représente le plus gros marché (dont Betclic).
Le Poker est le secteur qui devrait connaître le plus de mouvements (partenariats et acquisitions) car les places sont encore très ouvertes en France. Le leader mondial Pokerstars, qui détiendrait d'après le site Pokernews 38% de parts de marché et a battu en Décembre le record du nombre de joueurs simultanément connectés avec plus de 300 000 personnes, ne dispose probablement pas en France du même niveau de notoriété et souffre aujourd'hui de l'impossibilité légale de communiquer massivement. Winamax, récemment rachetée par Patrick ruel et Marc Simoncini, est à n'en pas douter une des rooms les plus actives en France et a su surfer sur la notoriété de Patrick Bruel depuis plusieurs années. Mais son implantation internationale restant faible par rapport aux géant Poker Stars, Fulltilt et Party Poker, ses moyens risquent d'être plus limités, et elle peut donc représenter une proie pour les géants du secteur si elle ne grossit pas elle même via des acquisitions. Fulltilt, deuxieme room mondiale, reste encore peu connue en France. La possibilité pour un nouvel entrant sur le secteur du poker de s'imposer dans le Top 3 français à l'ouverture du marché, pourvu qu'il ait de gros moyens, de la patience et une bonne stratégie d'acquisition n'est pas nulle.
Les géants français ont bien compris cette opportunité, et c'est Betclic (plus précisément la Holding Mangas Gaming détenant Betclic) qui a tiré le premier avec le rachat d'Everest Poker en Décembre dernier. Everest Poker, une des rooms les plus anciennes du marché, est particulièrement forte en France, et a réussi un coup de maître en signant Antoine Saout, le jeune champion français de 25 ans qui a fini 3eme des WSOP avec un gain de près de 3,5 Millions de $. Avec cette acquisition Mangas Gaming se positionne comme un potentiel leader du marché français avec son offre Betclic sur les paris sportifs et paris hippiques (Betclic Turf) et Everest sur le poker.
FDJ vient de réagir à ce "smart move" en signant un accord avec le groupe Barriere pour développer en commun une offre de Poker en ligne. D'après le Figaro,le projet d'alliance aurait été validé en conseil d'administration la semaine dernière, et se concretiserait par la création d'une société commune qui ferait une demande de licence officielle auprès de l'ARJEL (future autorité de régulation de marché des jeux en ligne en France) dès que possible. Les casinos Barriere, qui ont accusé une perte en 2009 liée au recul du CA sur les casinos "en dur", avaient lancé leur offre de Casino et Poker en ligne en Angleterre uniquement sous la marque LeCroupier.com
Le mouvement est donc désormais lancé, et l'on peut s'attendre à lire de nouvelles annonces dans les semaines qui viennent. Le PMU, qui a confirmé son ambition d'être un des 3 plus gros bookmakers en ligne en s'alliant avec l'irlandais Paddypower et en sécurisant un accord quadriennal avec la FFF, ne devrait pas être en reste sur le Poker, soit par une alliance avec un opérateur existant, soit par la licence d'une technologie type Playtech ou G2, soit par l'acquisition d'une room. Outre Winamax, qui pourra etre cible ou prédateur dans les mois à venir en fonction du niveau de cash qu'elle parviendra a mobiliser ou à lever auprès d'investisseurs, une cible de choix pourrait être l'autre room créée par un français (Alexandre Dreyfus), Chilipoker, qui se développe malgré des moyens plus réduits grâce à une politique habile de coups Marketing (signature de la joueuse pro Liz Liu) et d'accords commerciaux ( signature avec le groupe Illiad/Free pour la France).
La valeur des "petits" Winamax, Chilipoker, Poker 770, pourrait d'ailleurs rapidement s'élever avec l'entrée dans la course au leadership des géants européens du secteur comme Pokerstars, Fulltilt Poker, Party Poker, Titan poker et Bwin qui pourraient procéder à des acquisitions afin de lutter à armes égales avec les français.
Par Olivier GOULON
