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20avr/100

Bwin annonce des resultats en forte hausse

Bwin, l'opérateur autrichien de jeux d'argent en ligne, vient de publier des résultats 2009 qui le confirment comme leader incontesté en Europe et envoient un signal fort à ses poursuivants, Betclic et SportingBet, à quelques semaines de l'ouverture du marché français.

Si le produit Brut des jeux de Bwin a cru de 6,1% en 2009 pour atteindre 446,6 Millions d'Euros, le dernier trimestre 2009 fut fracassant : 12,9% de croissance par rapport au dernier trimestre 2008.

C'est cependant du côté de la rentabilité que l'opérateur autrichien frappe fort : son Ebitda 2009 atteint 102,2 Millions d'Euros, soit une croissance de 56% par rapport à l'année précédente !

Le Résultat Net est également en forte croissance, atteignant 46,3 millions d'Euros.

Le sponsor du Real Madrid peut donc entamer 2010 avec confiance et miser sur le lancement de nouvelles offres en italie (via sa filiale italienne acquise en 2009 Gioco Digitale) et l'ouverture du marché français pour peut être dépasser la barre des 500 Millions d'Euros de CA en 2010. Sans compter la fusion potentielle avec Party Gaming d'ici cet été qui achèverait d'installer Bwin au sommet du podium européen...en attendant l'ouverture du marché americain !

Olivier Goulon

20avr/100

Operateurs et Medias : effusions avant la fusion ?

A quelques semaines de l'ouverture officielle des jeux d'argent en ligne à la concurrence, les opérateurs ne sont pas les seuls acteurs d'un marché, que tout le monde semble rêver plus faramineux qu 'il ne sera, à mourir d'impatience. Les groupes de médias et annonceurs se frottent aussi les mains. Il faut dire que le CA du secteur des jeux d'argent en ligne pourrait représenter de 2 à 3 milliards d’euros en 2012 , et les dépenses media des opérateurs avoisiner les 100 Millions d'Euros nets par an. Une manne plus que bienvenue pour des médias fragilisés par la crise et des opérateurs soucieux d'asseoir leur image médiatique en France.

L'union fait la force

Le marché français est source de convoitises. Une bonne nouvelle. Depuis des mois, les tractations ont donné naissance à toute une série d'unions entre opérateurs et médias : TF1 avec Eurosportbet, Canal + et Ladbrokes, Sajoo.fr fruit de l'alliance entre Bwin et  le groupe Amaury (l'Equipe et le Parisien)...Et le mouvement se poursuit.
Dernier en date,
PartyGaming vient de vendre sa solution BtoB à la société de production AB Groupe, qui compte lancer sa room de poker en ligne en s'adossant au réseau Partygaming. Le nouveau site de poker d’AB Groupe travaillera sous la marque LuckyJeux et rejoindra le réseau de poker français de PartyGaming, qui inclura PartyPoker de même que le site de poker du PMU.

AB Groupe, société fondée par Jean-Luc Azoulay et Claude, opère 15 chaînes de télévision francophones payantes, dont RTL9, AB1 et AB Moteurs, et compte environ 52 millions d’abonnés à travers ses marchés de langue française.

Opérateurs : les "gros" mangeront les "petits"

A l’heure actuelle ce sont près de 45 candidats qui envisagent de se lancer dans l’aventure. Dans ce marché atomisé, ce sont vraisemblablement les opérateurs historiques détenant, malgré la concurrence sauvage actuelle, près de 33% du marché global, qui devraient continuer à se tailler la part du lion.

Viendront ensuite les grands noms du secteur privé international, Bwin, Betclic, Unibet et quelques poids lourds du Poker comme Everest Poker qui tentent actuellement de se regrouper. Dans un univers fait de marges faibles avec une fiscalité fixe élevée, les petits opérateurs vont rapidement disparaître et céder leurs places aux ténors du marché.

En dernière lieu,  les publicitaires  devraient profiter eux aussi du pactole : les investissements offline et online vont connaître une croissance significative, et les agences media se prennent à réver aux cimes atteintes par le marché anglais :  près de 7 milliards d’€.

Sebastien Acedo et Olivier Goulon

26mar/100

PMU et FDJ ont ils deja gagne leur pari?

marche jeux argent

A quelques semaines de l'ouverture du marché des jeux en ligne en France, le compteur des alliances   s'affole : aux annonces de deals exclusifs entre opérateurs et grands media succèdent les accords stratégiques entre opérateurs pour s'assurer une part significative du gâteau.

Après l'accord M6 - 888 et la joint venture entre FDJ et Barriere, tous deux visant le segment des jeux de poker en ligne, c'est PMU qui, d'après les Echos, s'allierait avec PartyPoker afin de proposer à ses joueurs inscrits non seulement de parier sur les courses hippiques mais désormais de jouer au poker. Cet accord non exclusif laisserait cependant à Party Poker la possibilité de lancer sa marque en France.

S'il était avéré et confirmé par les intéressés, l'accord PMU - Party Poker viendrait confirmer trois tendances lourdes observables depuis quelques semaines :

- La guerre entre PMU et FDJ pour la domination du marché français des jeux d'argent en ligne est loin d'être terminée, et passera par de nouvelles annonces fracassantes (acquisitions, accords stratégiques) : PMU s'est deja associé avec Paddy Power, un des plus gros bookmakers anglo-saxons, pour son offre de paris sportifs en ligne, FDJ s'est assuré l'exclusivité de la technologie de LVS pour les paris sportifs et du moteur 3D de Barriere/BIG pour le Poker

- Les opérateurs pure-players qui se lanceront en solo sur le marché français risquent pour la plupart de devoir se contenter de quelques miettes face à la domination du couple PMU / FDJ. D'où la multiplication à venir de partenariats stratégiques entre opérateurs pour s'assurer une puissance de feu suffisante (base client, pression marketing) et espérer pénétrer efficacement le marché.

- La bataille doit se mener sur deux fronts : les media et l'offre. Et les deux opérateurs français ont pris une longueur d'avance sur leurs concurrents qui trépignent d'impatience en attendant l'ouverture du marché, observant impuissants les deux mastodontes enchaîner les deals media ou sponsoring exclusifs (FDJ avec Orange, TF1, France Televisions, Canal + et RTL, PMU avec la FFF) et organiser un matraquage publicitaire systématique depuis deux semaines et jusqu'à la coupe du monde (impossible de louper les spots TV FDJ Parions Sport et PMU, en attendant une vague ParionsWeb et PMU.fr).

Et si la guerre bataille était gagnée avant même d'avoir commencé? Qui a part Betclic, Bwin et Pokerstars pourra durablement lutter contre PMU et FDJ dont la notoriété spontanée est sans commune mesure auprès du grand public avec celle de ses poursuivants directs?

L'été 2010 promet d'être meurtrier pour certains acteurs du jeu en ligne.

olivier goulon

14déc/090

Bwin et Partygaming, rumeurs de mega fusion

bwin Le secteur des jeux d'argent en ligne bruisse de multiples rumeurs de rachats et de fusions ces dernières semaines. Après le possible rachat d'Everest Poker par Betclic (toujours pas confirmé ou infirmé par les interessés) et les rumeurs d'un rapprochement entre le Groupe Barriere et FDJ, c'est le leader européen BWin qui est au centre de toutes les attentions. L'on prêtait au bookmaker autrichien et géant du secteur (448 Millions d'Euros de CA en 2008 et capitalisation boursière supérieure a 1,4 Milliards d'Euros) la volonté, démentie depuis par ses dirigeants, de racheter le groupe 888 holdings, éditeur notamment de 888 casino, Pacific Poker et du 888 sports.

Quelques semaines seulement après ce premier démenti, Bwin revient aujourd'hui sous les spotlights avec la rumeur persistante d'une mega fusion entre Bwin et Partygaming. Le groupe Partygaming, ancien leader du secteur des jeux d'argent en ligne avant ses déconvenues aux USA (très présent aux Etats Unis, Partygaming a subi de plein fouet l'interdiction en 2006 des jeux d'argent en ligne pour les joueurs américains), reste un des 3 leaders du poker en ligne avec sa room Party Poker. Valorisé près d'1 Milliard d'Euros, Partygaming est un gros morceau pour Bwin et serait, si la mécanique complexe d'intégration ne rebute pas les actionnaires et dirigeants, une prise de choix pour Bwin.

En effet, le groupe autrichien souhaite confirmer son leadership en Europe, acquis grâce à son offre de paris sportifs et à une stratégie de communication grand public très efficace au travers notamment  de contrats de sponsoring de grands clubs européens comme le Real Madrid et le Milan AC. Une fusion - acquisition du groupe Partygaming lui permettrait de développer une offre de premier plan sur les principaux segments de marché, et surtout de se préparer à l'ouverture successive des marchés européens. Sans oublier la réouverture tant attendue du marché américain, que tous les opérateurs espèrent possible dans un avenir relativement proche ( 1 a 2 ans). Dans ce mouvement inéluctable de concentration du secteur face aux enjeux gigantesques qui se dessinent, on peut s'attendre à ce que les principaux concurrents de Bwin, les SportingBet, William Hill, PMU, FDJ et autres Betway regardent avec attention des cibles potentielles comme 888, Winamax ou Chilipoker.

L'action Partygaming, qui a connu une croissance de 94% sur an,  a crû de 2,3% ce matin a 2,9 € sur le LSE

L'action de Bwin cote a plus de 41 € ce lundi avec un bond de plus de 10% depuis vendredi 11/12 matin