Bwin annonce des resultats en forte hausse
Bwin, l'opérateur autrichien de jeux d'argent en ligne, vient de publier des résultats 2009 qui le confirment comme leader incontesté en Europe et envoient un signal fort à ses poursuivants, Betclic et SportingBet, à quelques semaines de l'ouverture du marché français.
Si le produit Brut des jeux de Bwin a cru de 6,1% en 2009 pour atteindre 446,6 Millions d'Euros, le dernier trimestre 2009 fut fracassant : 12,9% de croissance par rapport au dernier trimestre 2008.
C'est cependant du côté de la rentabilité que l'opérateur autrichien frappe fort : son Ebitda 2009 atteint 102,2 Millions d'Euros, soit une croissance de 56% par rapport à l'année précédente !
Le Résultat Net est également en forte croissance, atteignant 46,3 millions d'Euros.
Le sponsor du Real Madrid peut donc entamer 2010 avec confiance et miser sur le lancement de nouvelles offres en italie (via sa filiale italienne acquise en 2009 Gioco Digitale) et l'ouverture du marché français pour peut être dépasser la barre des 500 Millions d'Euros de CA en 2010. Sans compter la fusion potentielle avec Party Gaming d'ici cet été qui achèverait d'installer Bwin au sommet du podium européen...en attendant l'ouverture du marché americain !
Betclic rachete Everest Poker
C'est officiel, la société Mangas Gaming, déja propriétaire des sites de paris sportifs Betclic, Expekt et Bet-at-home, vient d'acquérir 60% de la principale room de poker indépendante Everest Poker.
Mangas Gaming, détenue par l'ancien patron d'Endemol Stephane Courbit via Financiere Lov et par la Société des Bains de Mers de Monaco (controllée par la principauté de Monaco), a racheté la majorité des parts d'Everest Poker à son propriétaire actuel, le groupe GigaMedia Ltd côté au Nasdaq et basé a Hong Kong.
Comme souvent chez les anglo-saxons, le rachat se fait en partie en cash à la signature (100 Millions de US$) et en partie en earn-out (somme payée à terme, ici fixée a fin 2012, dont le montant dépendra de la valorisation de la société à fin 2012). L'acquéreur dispose également d'une option de rachat des 40% restants d'Everest poker entre 2013 et 2015.
Avec ce rachat, le groupe Mangas Gaming devient leader incontesté du marché français du poker en ligne devant Winamax et Pokerstars, et devient un sérieux prétendant dans la course au leadership européen qui oppose notamment Bwin, Betclic, William Hill et SportingBet sur le secteur des jeux d'argent en ligne.
Le cash out finalement assez faible sur cette opération (Mangas Gaming ne devra sortir "que" 67 Millions d'Euros sur les deux prochaines années) comparé à la réelle opportunité de leadership apportée par cette acquisition ne devrait pas laisser tres longtemps sans réaction les principaux concurrents de Betclic et relancer les rumeurs d'acquisitions et de mega fusions dans les prochaines semaines. Y compris chez les opérateurs historiques comme PMU et FDJ.
Bwin et Partygaming, rumeurs de mega fusion
Le secteur des jeux d'argent en ligne bruisse de multiples rumeurs de rachats et de fusions ces dernières semaines. Après le possible rachat d'Everest Poker par Betclic (toujours pas confirmé ou infirmé par les interessés) et les rumeurs d'un rapprochement entre le Groupe Barriere et FDJ, c'est le leader européen BWin qui est au centre de toutes les attentions. L'on prêtait au bookmaker autrichien et géant du secteur (448 Millions d'Euros de CA en 2008 et capitalisation boursière supérieure a 1,4 Milliards d'Euros) la volonté, démentie depuis par ses dirigeants, de racheter le groupe 888 holdings, éditeur notamment de 888 casino, Pacific Poker et du 888 sports.
Quelques semaines seulement après ce premier démenti, Bwin revient aujourd'hui sous les spotlights avec la rumeur persistante d'une mega fusion entre Bwin et Partygaming. Le groupe Partygaming, ancien leader du secteur des jeux d'argent en ligne avant ses déconvenues aux USA (très présent aux Etats Unis, Partygaming a subi de plein fouet l'interdiction en 2006 des jeux d'argent en ligne pour les joueurs américains), reste un des 3 leaders du poker en ligne avec sa room Party Poker. Valorisé près d'1 Milliard d'Euros, Partygaming est un gros morceau pour Bwin et serait, si la mécanique complexe d'intégration ne rebute pas les actionnaires et dirigeants, une prise de choix pour Bwin.
En effet, le groupe autrichien souhaite confirmer son leadership en Europe, acquis grâce à son offre de paris sportifs et à une stratégie de communication grand public très efficace au travers notamment de contrats de sponsoring de grands clubs européens comme le Real Madrid et le Milan AC. Une fusion - acquisition du groupe Partygaming lui permettrait de développer une offre de premier plan sur les principaux segments de marché, et surtout de se préparer à l'ouverture successive des marchés européens. Sans oublier la réouverture tant attendue du marché américain, que tous les opérateurs espèrent possible dans un avenir relativement proche ( 1 a 2 ans). Dans ce mouvement inéluctable de concentration du secteur face aux enjeux gigantesques qui se dessinent, on peut s'attendre à ce que les principaux concurrents de Bwin, les SportingBet, William Hill, PMU, FDJ et autres Betway regardent avec attention des cibles potentielles comme 888, Winamax ou Chilipoker.
L'action Partygaming, qui a connu une croissance de 94% sur an, a crû de 2,3% ce matin a 2,9 € sur le LSE
L'action de Bwin cote a plus de 41 € ce lundi avec un bond de plus de 10% depuis vendredi 11/12 matin
Ouverture du marche francais des jeux d argent: qui perd gagne ?
La prochaine ouverture encadrée du marché français des jeux d'argent en ligne, toujours prévue aux alentours du mois de Juin 2010, si elle déchaîne les passions parlementaires et médiatiques sur ses aspects éthiques et juridiques, suscite également de nombreuses interrogations stratégiques, et notamment une question principale : a qui profitera-t-elle?
Les grandes manœuvres annoncées par les opérateurs historiques laissent clairement penser que le PMU et la Francaise des jeux ont plusieurs cordes à leur arc. Seuls autorisés aujourd'hui à communiquer sur leur offre et leur marque en France, les deux géants français rivalisent de pression media (on line bien sur mais également TV radio et presse), ce qui leur permet de cultiver un niveau de notoriété que les nouveaux entrants ne pourront atteindre qu' au travers d'un investissement publicitaire que peu d'entre eux pourront se payer (Bwin, Betclic, Sportingbet et EurosportBet probablement, ainsi que 2 ou 3 géants du poker comme Pokerstars, Fulltilt Poker ou Titan Poker).
De plus, FDJ, qui vient d'etoffer son offre de paris sportifs en ligne avec parionsweb lancé il y a dix jours, lance le 17 Novembre sa nouvelle offre de paris chez les buralistes, Parions Sport (en remplacement de Cote et Match et Cote et Score) à grand renfort de publicité off line. Et le PMU confirme sa volonté de sortir du "simple" pari hippique (9 milliards d'Euros de CA tout de même) en étendant son offre aux paris sportifs avec le soutien de Paddy Power.
"Les pure players devront riposter"
Les pure players qui n'ont pas atteint une taille mondiale et n'ont donc pas les poches aussi profondes que les géants sus-cités devront rivaliser de bonnes idées Marketing pour s'imposer. On peut penser que Winamax, qui est probablement aujourd'hui le site de poker en ligne le mieux implanté en France, soutenu et détenu par deux brillants porte paroles (Patrick Bruel et Marc Simoncini), ainsi que Chilipoker, le site d'Alexandre Dreyfus qui vient d'annoncer étendre son offre aux paris sportifs avec Chilibet, sauront tirer leur épingle du jeu en s'appuyant sur une communauté de joueurs fidèles et sur des coups Marketing dont ils sont les grands experts.
"Une diversification des casinos ?"
Reste les casinotiers, présentés pour l'instant comme les grands perdants de l'ouverture du marché. Le groupe Barrière, détenteur de 35 établissements de jeux, a annoncé un recul de son chiffre d'Affaires de 15% en 2008, et mise sur le succès de son casino en ligne Lecroupier.com (non disponible en France pour l instant), dont on peut s'attendre à ce que la salle de poker 3D soit le fer de lance de son offre internet légale. Mais Barriere devra compter avec la concurrence de l'excellent PKR, le leader du poker 3D sur internet. Le groupe Partouche, très mal en point, vient d'arracher à ses créanciers un delai supplémentaire de 3 ans pour rembourser sa dette (298 Millions d'Euros), et devra probalement vendre certains actifs pour y parvenir dans les temps.
Malgré une amélioration récente de la fiscalité sur les casinos "en dur" (60 % de taxe sur le PBJ tout de même), ceux ci souffrent d'un exode massif des joueurs vers internet pour cause de legislation anti-tabac. La future loi encadrant le marché des jeux d'argent en ligne ne prévoyant pas l'ouverture des casinos en ligne, les casinotiers ne pourront espérer se refaire qu'en obtenant et développant avec succès une franchise de poker en ligne, ou de paris sportif (plus compliqué car plus éloigné du savoir-faire des casinos ).
L'on voit donc que les enjeux sont divers et nettement plus complexes que ce qu'un instantané des forces en présence pourrait révéler : Le PMU et FDJ ne sont pas forcément les grands perdants de l'ouverture du marché, même s'ils perdent leur monopole hors jeux de hasard, les nouveaux entrants devront investir massivement/intelligemment, et en tout cas accepter de perdre de l'argent, avant de tirer profit d'un marché qui devrait dépasser les 5 millions de joueurs en ligne d'ici 3 ans. Le vieil adage "qui perd gagne" trouve enfin ici tout son sens !
Par Olivier Goulon
PMU se lance dans les paris sportifs
Le PMU officialise aujourd'hui sa volonté d'étendre son offre aux paris sportifs en s'alliant avec l'opérateur irlandais Paddy Power. En signant un partenariat avec l'un des leaders européens du secteur des paris sportifs, le PMU bénéficiera de la technologie et de l'expérience de l'opérateur, notamment dans la fixation des côtes et la gestion des risques (qui seront effectuées par Paddy Power pour le compte du français). Opérée sous la marque PMU, et probablement lancée dès l'ouverture du marché des jeux d'argent en ligne en France (dont la date est toujours estimée à Juin 2010), l'offre de paris sportifs permet au PMU de proposer un produit complémentaire à sa gigantesque base de clients Turf, et de limiter la tentation pour les clients de PMU.fr d'aller jouer chez un opérateur alternatif de paris sportifs. Le PMU met ainsi en place une stratégie similaire à celle de la Française des Jeux (maintenant FDJ, qui vient de lancer son offre de paris sportifs parionsweb et renouvelle son cote et match avec parions sport), en cherchant à devenir un opérateur global : Paris hippiques et Paris sportifs pour le PMU, Jeux de hasard et paris sportifs pour FDJ.... en attendant probablement l'annonce dans les prochains mois d'un accord de l'un ou l'autre de ces géants français avec un opérateur de poker afin de proposer aux joueurs la totalité des jeux d'argent opérables légalement en France.
L'ouverture du marché, si elle permettra effectivement à de nouveaux opérateurs de proposer légalement leur offre de jeux d'argent en ligne en France, devrait également voir FDJ et PMU garder une grosse partie du gâteau. Les meilleurs bookmakers et sites de poker en ligne comme Betclic, Bwin, Sportingbet, Titan Poker et autres Zeturf, aussi importants soient-ils sur les autres territoires, auront à déployer des stratégies Marketing et commerciales particulièrement intelligentes pour lutter à armes égales avec les deux mastodontes français qui multiplient les annonces et ont l'avantage de jouer à domicile.
Chilibet : le site de paris sportifs de Chiligaming est arrive !
Chiligaming, l'opérateur de jeux en ligne créé par Alexandre Dreyfus et maison mère de Chilipoker, qui figure en bonne place dans notre comparatif des meilleurs sites de poker, se lance à son tour sur le segment des paris sportifs avec Chilibet.com, qui proposera près de 6000 nouveaux paris chaque semaine. En ajoutant la carte paris sportifs à son offre de jeux d'argent en ligne, Chiligaming cherche clairement à se positionner comme un acteur global à quelques mois de l'ouverture du marché français des jeux. Avec plus de 100 000 joueurs enregistrés et un chiffre d'affaires de près de 10 millions d'Euros en 2008, Chiligaming n'est deja plus un petit acteur sur le marché, mais pas encore un acteur majeur. Or les meilleurs experts prédisent une forte concentration du secteur dans les 3 années à venir.D'ou la tentation, voire necessité, de grossir vite en prenant des positions sur les principaux secteurs du jeu et territoires. D'autant plus que la France, cible revendiquée de Chiligaming, n'autorisera pas les opérateurs à proposer leur offre de casino en ligne. Il etait donc important pour Chiligaming d'ajouter a son offre poker une seconde offre "légalisable" en France, les paris sportifs. Si Chilibet est basée à Londres, on peut imaginer que, tout comme le poids lourd français du secteur Betclic, le groupe d'Alexandre Dreyfus delaissera l''Angleterre, pourtant principal marché européen pour les paris sportifs mais extrêmement mature et très concurrentiel, pour des contrées au potentiel de croissance important car encore peu mûres : France bien sûr, mais également Espagne, Europe de l'Est, et peut être un jour les Etats Unis pour l'instant toujours sous le coup de la loi votée sous l'administration Bush interdisant les jeux d'argent en ligne. Si Chilibet réussit son pari, il devrait pouvoir rapidement trouver sa place parmi les meilleurs bookmakers aux côtés de Sportingbet, Betclic, Bwin et autres 888sport.
Parionsweb.fr – du nouveau chez FDJ
L'ex française des jeux, maintenant officiellement appellée FDJ, a mis en ligne hier son nouveau site internet de paris sportifs : parionsweb (également accessible depuis fdjeux.com).
Le site, qui a pour objectif de préparer FDJ à la prochaine ouverture du marché des jeux en ligne, proposera pour l'instant 150 paris sportifs sur le foot, rugby, basket, handball et tennis. Le nombre de paris proposés sera amené à évoluer dans les prochains mois, les opérateurs étrangers concurrents proposant chaque jour plusieurs milliers de paris.
Les anciens Cote et Match et Cote et Score ne seront plus proposés sur parionsweb, ils sont de fait remplacés par les 150 paris hebodmadaires. En revanche les grilles Loto Foot 7 et Loto Foot 15 sont toujours disponibles en téléchargement sur parionsweb.
L'offre FDJ va également évoluer chez les buralistes puisque dès le 17 Novembre les grilles Cote et Match devraient être remplacées par les grilles Parions Sport 1N2 regroupant 248 matchs chaque semaine. Loto Foot 7 deviendrait Parions Sport Lotofoot 7, Lotofoot 15 devenant Parions Sport Lotofoot 15. Enfin FDJ proposerait un nouveau pari quotidien, Parions Sport Match du Jour.
Ruedesjoueurs proposera evidemment ses pronostics Parions Sport 1N2, pronostics Match du Jour en lieu et place des grilles Cote et Match, et continuera a vous proposer ses pronostics Parions Sport Lotofoot. Enfin nous vous expliquerons en détail les avantages et inconvenients de Parionsweb par rapport à SportingBet, Betclic et autres Bwin, dans notre comparatif des meilleurs sites de paris sportifs.
Le Milan AC oblige de changer de sponsor pour un match
Effectivement, Bwin a été remplacé sur le maillot du Milan AC pour le match à Madrid !
Les règlements de l’UEFA interdisent à deux équipes qui se rencontrent lors d’un match de Coupe d’Europe d’arborer le même sponsor sur leur maillot.
Or, le Real Madrid et le Milan AC sont tous les deux sous contrat avec Bwin, et ils se sont affronté à Santiago Bernabeu mercredi dernier dans le cadre de la 3ème journée de Ligue des Champions.
Dans ce cas bien particulier, c’est à l’équipe visiteuse de s’adapter et les Milanais ont donc disputé (et remporté J) la rencontre avec « Win.com » sur leurs maillots, dans la même police et typographie que le traditionnel « Bwin.com ».
Ce site existe bien et n’est pas référencé dans notre célèbre comparatif puisqu’il appartient à Bwin, et qu’il redirige tous les joueurs sur le site de l’opérateur autrichien. Un bien joli montage pour éviter de disparaître du maillot du Milan AC !
AS
Eurosport lance son site de Gambling en Italie
En effet, SPS Betting, la branche eGaming du Groupe Eurosport lancée il y a quelques mois, va lancer ce mois-ci son site Italien.
Ce marché servira en quelque sorte de test à SPS Betting, comme l’affirme Olivier Ou Ramdane, Chief Executive de SPS Betting : « Cela sera un bon moyen de voir comment nous nous comportons dans un environnement régulé, même s’il est plus restrictif en Italie qu’au Royaume-Uni. Nous allons nous reposer sur la marque Eurosport et sur d’autres atouts tels que YahooEurosport.it, qui est le deuxième site sportif en Italie. »
De plus, le fait qu’Eurosport soit un groupe français constitue un gros avantage sur les concurrents étrangers dans la course à l’obtention de licence pour l’ouverture du marché en ligne.
En conclusion, il y aura surement bientôt un nouveau bookmaker dans notre comparatif sur RuedesJoueurs.com
AS
Vote en premiere lecture du projet de loi sur les paris et jeux en ligne
L’Assemblée Nationale a voté solennellement mardi en première lecture le projet de loi sur les jeux et paris en ligne mais l'exception française ne semble pas prête d'être finie... Retour sur ce qui a été voté !
Tout d’abord, comment ne pas parler du calendrier ? En effet, le temps a joué un rôle considérable dans les débats puisque l’objectif est d’être prêt pour la Coupe du Monde 2010, dans moins d’un an donc. Le texte adopté par le Parlement, n’arrivera au Sénat qu’en janvier prochain en raison de contraintes administratives. C’est donc déjà 6 semaines de perdues. De plus, le Parlement doit être suspendu fin février en raison des élections régionales de mars, donc autrement dit, l’heure est grave et le gouvernement doit absolument déclarer l’état d’urgence en janvier. Chose qui sera probablement faite puisque dans l’intérêt de tous !
Passons maintenant aux objectifs. Le principal est de trouver un équilibre entre les attentes fiscales et les opportunités économiques, tout en tenant évidemment compte de la défense et de la protection des consommateurs. La France s’est donc alignée sur les modèles italiens et belges d’une régulation qualitative, à l’inverse de pays comme Malte ou Gibraltar, très quantitatifs. L’objectif n’est pas de maximiser les profits mais plutôt de maintenir l’équilibre des recettes atteintes par l’Etat en 2008, soit 5 milliards d’euros. Dans le but de protéger les consommateurs, l’ARJEL (Autorité de régulation des jeux en ligne), une autorité administrative indépendante de régulation a vu ses « pouvoirs » être renforcés puisqu’elle sera en charge de prévenir l’addiction, de vérifier la conformité des sites aux cahiers des charges, de contrôles ces sites (et donc de sanctionner)... Elle sera donc composée de personnes diverses (maires, organisateurs d’événements, opérateurs de jeux …) et pourra demander à un FAI de bloquer l’accès à un site frauduleux. Elle pourra également bloquer les flux financiers du dit site.
Voyons maintenant une des exceptions françaises, c'est-à-dire l’accord des licences aux opérateurs. Première nouvelle, il n’y aura pas de limitations quantitatives et il n’y aura de licences que pour les paris en ligne et les jeux de hasard faisant appel à l’expertise des joueurs. Autrement dit, les paris sportifs, les paris hippiques et le poker (+ d’autres jeux « d’adresse » à définir). De plus, il ne sera possible de ne parier qu’à cotes fixes ou en live betting mais non en betting exchange (bourse d’échange de paris) ou en spread betting (paris sur un nombre d’actions, de buts, de corners…). Il y aura donc forcément un coût à définir pour cette licence qui sera obtenue pour 5 ans, renouvelable.
Nous vous passons le cahier des charges à respecter mais il faudra forcément que le site n’ait pas d’antécédents juridiques, qu’il soit basé en UE, qu’il encadre les joueurs addicts… et il y aura un taux de retour aux joueurs plafonné à 85% !
Par contre, il y aura une obligation très importante pour nous, les joueurs ;), tout opérateur candidat devra prouver la destruction de leurs comptes joueurs français actifs avant l’obtention de la licence, et c’est le joueur qui devra se réinscrire sur le site en .FR (autre obligation). Concrètement, les comptes vont être supprimés donc retirez tout votre argent des comptes avant la promulgation de la loi !!! Il faudra, de plus, fournir des papiers d’identité pour prouver notre majorité avant de pouvoir déposer de l’argent !
Pour finir sur une partie plus fiscale, qui d’ailleurs suscite la polémique, la taxation des opérateurs sera de 7,5% sur les mises de paris hippiques et sportifs, 1,8% de redevance pour la filière hippique et la sport amateur et 2% sur les mises de poker avec un plafonnement à 1€ la donne pour les Cash Game. On voit donc bien là une volonté française de protéger la FdJ et le PMU….
En conclusion, voici ce qu’il faut retenir de cette loi qui est très contraignante. Tout d'abord, plusieurs amendements renforcent les restrictions contre les nouveaux entrants européens potentiels et consolident encore plus la position des opérateurs historiques, le PMU et la Française des Jeux. Ce qui confirme la volonté du Gouvernement de se battre en faveur d’une spécificité française. De plus, au moment où l’Europe suit les développements de la réforme française, l’introduction d’un certain nombre de restrictions injustifiées menace de mettre à mal le bon fonctionnement du marché. Parmi ces restrictions votées mardi, on retrouve donc la mise à zéro des comptes clients, la discrimination de certains opérateurs dans d’autres juridictions de l’Union Européenne, ou encore une limitation supplémentaire sur le taux de retour aux joueurs. Ces nouvelles restrictions s’ajoutent à celles déjà annoncées, comme l’introduction d’un droit au pari sportif et l’obligation pour les opérateurs d’établir une plate-forme informatique en France…. Espérons donc que le tir soit rectifié d’ici janvier et que nous puissions enfin parier en toute légalité dans notre cher pays !
AS