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11jan/100

Poker en ligne en France : la course aux alliances est lancee

poker en ligne La trêve des confiseurs n'a pas eu lieu sur le marché des jeux d'argent en ligne, preuve que les gros opérateurs se préparent activement à l'ouverture du marché français avec pour seul objectif la recherche d'un leadership immédiat.

Sans surprise, les acteurs les plus actifs de ces dernières semaines sont les opérateurs officiellement français (PMU et FDJ entre autres) ou dont la France représente le plus gros marché (dont Betclic).

Le Poker est le secteur qui devrait connaître le plus de mouvements (partenariats et acquisitions) car les places sont encore très ouvertes en France. Le leader mondial Pokerstars, qui détiendrait d'après le site Pokernews 38% de parts de marché et a battu en Décembre le record du nombre de joueurs simultanément connectés avec plus de 300 000 personnes, ne dispose probablement pas en France du même niveau de notoriété et souffre aujourd'hui de l'impossibilité légale de communiquer massivement. Winamax, récemment rachetée par Patrick ruel et Marc Simoncini, est à n'en pas douter une des rooms les plus actives en France et a su surfer sur la notoriété de Patrick Bruel depuis plusieurs années. Mais son implantation internationale restant faible par rapport aux géant Poker Stars, Fulltilt et Party Poker, ses moyens risquent d'être plus limités, et elle peut donc représenter une proie pour les géants du secteur si elle ne grossit pas elle même via des acquisitions. Fulltilt, deuxieme room mondiale, reste encore peu connue en France. La possibilité pour un nouvel entrant sur le secteur du poker de s'imposer dans le Top 3 français à l'ouverture du marché, pourvu qu'il ait de gros moyens, de la patience et une bonne stratégie d'acquisition n'est pas nulle.

Les géants français ont bien compris cette opportunité, et c'est Betclic (plus précisément la Holding Mangas Gaming détenant Betclic) qui a tiré le premier avec le rachat d'Everest Poker en Décembre dernier. Everest Poker, une des rooms les plus anciennes du marché, est particulièrement forte en France, et a réussi un coup de maître en signant Antoine Saout, le jeune champion français de 25 ans qui a fini 3eme des WSOP avec un gain de près de 3,5 Millions de $. Avec cette acquisition Mangas Gaming se positionne comme un potentiel leader du marché français avec son offre Betclic sur les paris sportifs et paris hippiques (Betclic Turf)  et Everest sur le poker.

FDJ vient de réagir à ce "smart move" en signant un accord avec le groupe Barriere pour développer en commun une offre de Poker en ligne. D'après le Figaro,le projet d'alliance aurait été validé en conseil d'administration la semaine dernière, et se concretiserait par la création d'une société commune qui ferait une demande de licence officielle auprès de l'ARJEL (future autorité de régulation de marché des jeux en ligne en France) dès que possible. Les casinos Barriere, qui ont accusé une perte en 2009 liée au recul du CA sur les casinos "en dur", avaient lancé leur offre de Casino et Poker en ligne en Angleterre uniquement sous la marque LeCroupier.com

Le mouvement est donc désormais lancé, et l'on peut s'attendre à lire de nouvelles annonces dans les semaines qui viennent. Le PMU, qui  a confirmé son ambition d'être un des 3 plus gros bookmakers en ligne en s'alliant avec l'irlandais Paddypower et en sécurisant un accord quadriennal avec la FFF, ne devrait pas être en reste sur le Poker, soit par une alliance avec un opérateur existant, soit par la licence d'une technologie type Playtech ou G2, soit par l'acquisition d'une room. Outre Winamax, qui pourra etre cible ou prédateur dans les mois à venir en fonction du niveau de cash qu'elle parviendra a mobiliser ou à lever auprès d'investisseurs, une cible de choix pourrait être l'autre room créée par un français (Alexandre Dreyfus), Chilipoker, qui se développe malgré des moyens plus réduits grâce à une politique habile de coups Marketing  (signature de la joueuse pro Liz Liu) et d'accords commerciaux ( signature avec le groupe Illiad/Free pour la France).

La valeur des "petits" Winamax, Chilipoker, Poker 770, pourrait d'ailleurs rapidement s'élever avec l'entrée dans la course au leadership des géants européens du secteur comme Pokerstars, Fulltilt Poker, Party Poker, Titan poker et Bwin qui pourraient procéder à des acquisitions afin de lutter à armes égales avec les français.

Par Olivier GOULON

16nov/090

Ouverture du marche francais des jeux d argent: qui perd gagne ?

marche jeux argent La prochaine ouverture encadrée du marché français des jeux d'argent en ligne, toujours prévue aux alentours du mois de Juin 2010, si elle déchaîne les passions parlementaires et médiatiques sur ses aspects éthiques et juridiques,  suscite également de nombreuses interrogations stratégiques, et notamment une question principale : a qui profitera-t-elle?

Les grandes manœuvres annoncées par les opérateurs historiques laissent clairement penser que le PMU et la Francaise des jeux ont plusieurs cordes à leur arc. Seuls autorisés aujourd'hui à communiquer sur leur offre et leur marque en France, les deux géants français rivalisent de pression media (on line bien sur mais également TV radio et presse), ce qui leur permet de cultiver un niveau de notoriété que les nouveaux entrants ne pourront atteindre qu' au travers d'un investissement publicitaire que peu d'entre eux pourront se payer (Bwin, Betclic, Sportingbet et EurosportBet probablement, ainsi que 2 ou 3 géants du poker comme Pokerstars, Fulltilt Poker ou Titan Poker).
De plus, FDJ, qui vient d'etoffer son offre de paris sportifs en ligne avec parionsweb lancé il y a dix jours, lance le 17 Novembre sa nouvelle offre de paris chez les buralistes, Parions Sport (en remplacement de Cote et Match et Cote et Score) à grand renfort de publicité off line. Et le PMU confirme sa volonté de sortir du "simple"  pari hippique (9 milliards d'Euros de CA tout de même) en étendant son offre aux paris sportifs avec le soutien de Paddy Power.

"Les pure players  devront riposter"
Les pure players qui n'ont pas atteint une taille mondiale et n'ont donc pas les poches aussi profondes que les géants sus-cités devront rivaliser de bonnes idées Marketing pour s'imposer. On peut penser que Winamax, qui est probablement aujourd'hui le site de poker en ligne le mieux implanté en France, soutenu et détenu par deux brillants porte paroles (Patrick Bruel et Marc Simoncini), ainsi que Chilipoker, le site d'Alexandre Dreyfus qui vient d'annoncer étendre son offre aux paris sportifs avec Chilibet, sauront tirer leur épingle du jeu en s'appuyant sur une communauté de joueurs fidèles et sur des coups Marketing  dont ils sont les grands experts.

"Une diversification des casinos ?"
Reste les casinotiers, présentés pour l'instant comme les grands perdants de l'ouverture du marché. Le groupe Barrière, détenteur de 35 établissements de jeux, a annoncé un recul de son chiffre d'Affaires de 15% en 2008, et mise sur le succès de son casino en ligne Lecroupier.com (non disponible en France pour l instant), dont on peut s'attendre à ce que la salle de poker 3D soit le fer de lance de son offre internet légale. Mais Barriere devra compter avec la concurrence de l'excellent PKR, le leader du poker 3D sur internet. Le groupe Partouche, très mal en point, vient d'arracher à ses créanciers un delai supplémentaire de 3 ans pour rembourser sa dette (298 Millions d'Euros), et devra probalement vendre certains actifs pour y parvenir dans les temps.
Malgré une amélioration récente de la fiscalité sur les casinos "en dur" (60 % de taxe sur le PBJ tout de même), ceux ci souffrent d'un exode massif des joueurs vers internet pour cause de legislation anti-tabac. La future loi encadrant le marché des jeux d'argent en ligne ne prévoyant pas l'ouverture des casinos en ligne, les casinotiers ne pourront espérer se refaire qu'en obtenant et développant avec succès une franchise de poker en ligne, ou de paris sportif (plus compliqué car plus éloigné du savoir-faire des casinos ).

L'on voit donc que les enjeux sont divers et nettement plus complexes que ce qu'un instantané des forces en présence pourrait révéler : Le PMU et FDJ ne sont pas forcément les grands perdants de l'ouverture du marché, même s'ils perdent leur monopole hors jeux de hasard, les nouveaux entrants devront investir massivement/intelligemment, et en tout cas accepter de perdre de l'argent, avant de tirer profit d'un marché qui devrait dépasser les 5 millions de joueurs en ligne d'ici 3 ans. Le vieil adage "qui perd gagne" trouve enfin ici tout son sens !

Par Olivier Goulon

28oct/090

Pluie de dollars pour Winamax

telecharger poker winamax Le site de poker winamax.com, bien connu des joueurs français et qui doit son succès entre autres à la présence à son capital de Patrick Bruel et de Marc Simoncini (fondateur de Meetic), a publié ses résultats, ce qui estfort appréciable puisque trop peu de rooms de poker font cet effort de transparence pourtant nécessaire.

Et le moins qu on puisse dire c'est que Winamax est une affaire très rentable !

Avec une croissance de ses revenus de 85% sur un an, Winamax affiche un chiffre d'affaires de 18,3 Millions d'Euros.

Si ce chiffre peut paraître relativement faible par rapport aux géants du poker comme Poker stars ou Party Gaming, sa croissance est impressionante, puisqu'a un quasi doublement des revenus entre 2008 et 2007, s'ajoute un décuplement du chiffre entre 2006 et 2008 (18,3 Millions d'Eurons contre 1,3 Millions d'Euros au titre de l'exercice 2006).

On apprend ainsi que Winamax.com a réalisé, pour l’exercice clôturé au 31/12/2008, un chiffre d’affaires de 18,3 millions d’euros, soit une augmentation de 85% par rapport à l’exercice précédent (9,8 millions) et de 1 300 % par rapport à l’exercice 2006 (1,3 millions).

Et le résultat net après impôt vient confirmer l'excellente santé du site de poker avec un chiffre qui ferait rêver plus d'un entrepreneur : 3,2 Millions d'Euros en 2008.

Quelques mois avant l'ouverture encadrée du marché français au secteur des jeux d'argent en ligne, pour lequel il paraît plus que probable que Winamax.com sera candidat à une licence auprès de l'ARJEL vu l'importante renommée du site auprès des joueurs français, la room de Patrick Bruel montre qu'elle devrait compter parmi les gros du secteur et constituer un prédateur plutôt qu'une proie dans l'inévitable concentration du marché ces prochaines années.

15oct/090

Vote en premiere lecture du projet de loi sur les paris et jeux en ligne

L’Assemblée Nationale a voté solennellement mardi en première lecture le projet de loi sur les jeux et paris en ligne mais l'exception française ne semble pas prête d'être finie... Retour sur ce qui a été voté !

Tout d’abord, comment ne pas parler du calendrier ? En effet, le temps a joué un rôle considérable dans les débats puisque l’objectif est d’être prêt pour la Coupe du Monde 2010, dans moins d’un an donc. Le texte adopté par le Parlement, n’arrivera au Sénat qu’en janvier prochain en raison de contraintes administratives. C’est donc déjà 6 semaines de perdues. De plus, le Parlement doit être suspendu fin février en raison des élections régionales de mars, donc autrement dit, l’heure est grave et le gouvernement doit absolument déclarer l’état d’urgence en janvier. Chose qui sera probablement faite puisque dans l’intérêt de tous !

Passons maintenant aux objectifs. Le principal est de trouver un équilibre entre les attentes fiscales et les opportunités économiques, tout en tenant évidemment compte de la défense et de la protection des consommateurs. La France s’est donc alignée sur les modèles italiens et belges d’une régulation qualitative, à l’inverse de pays comme Malte ou Gibraltar, très quantitatifs. L’objectif n’est pas de maximiser les profits mais plutôt de maintenir l’équilibre des recettes atteintes par l’Etat en 2008, soit 5 milliards d’euros. Dans le but de protéger les consommateurs, l’ARJEL (Autorité de régulation des jeux en ligne), une autorité administrative indépendante de régulation a vu ses « pouvoirs » être renforcés puisqu’elle sera en charge de prévenir l’addiction, de vérifier la conformité des sites aux cahiers des charges, de contrôles ces sites (et donc de sanctionner)... Elle sera donc composée de personnes diverses (maires, organisateurs d’événements, opérateurs de jeux …) et pourra demander à un FAI de bloquer l’accès à un site frauduleux. Elle pourra également bloquer les flux financiers du dit site.

Voyons maintenant une des exceptions françaises, c'est-à-dire l’accord des licences aux opérateurs. Première nouvelle, il n’y aura pas de limitations quantitatives et il n’y aura de licences que pour les paris en ligne et les jeux de hasard faisant appel à l’expertise des joueurs. Autrement dit, les paris sportifs, les paris hippiques et le poker (+ d’autres jeux « d’adresse » à définir). De plus, il ne sera possible de ne parier qu’à cotes fixes ou en live betting mais non en betting exchange (bourse d’échange de paris) ou en spread betting (paris sur un nombre d’actions, de buts, de corners…). Il y aura donc forcément un coût à définir pour cette licence qui sera obtenue pour 5 ans, renouvelable.

Nous vous passons le cahier des charges à respecter mais il faudra forcément que le site n’ait pas d’antécédents juridiques, qu’il soit basé en UE, qu’il encadre les joueurs addicts… et il y aura un taux de retour aux joueurs plafonné à 85% !

Par contre, il y aura une obligation très importante pour nous, les joueurs ;), tout opérateur candidat devra prouver la destruction de leurs comptes joueurs français actifs avant l’obtention de la licence, et c’est le joueur qui devra se réinscrire sur le site en .FR (autre obligation). Concrètement, les comptes vont être supprimés donc retirez tout votre argent des comptes avant la promulgation de la loi !!! Il faudra, de plus, fournir des papiers d’identité pour prouver notre majorité avant de pouvoir déposer de l’argent !

Pour finir sur une partie plus fiscale, qui d’ailleurs suscite la polémique, la taxation des opérateurs sera de 7,5% sur les mises de paris hippiques et sportifs, 1,8% de redevance pour la filière hippique et la sport amateur et 2% sur les mises de poker avec un plafonnement à 1€ la donne pour les Cash Game. On voit donc bien là une volonté française de protéger la FdJ et le PMU….

En conclusion, voici ce qu’il faut retenir de cette loi qui est très contraignante. Tout d'abord, plusieurs amendements renforcent les restrictions contre les nouveaux entrants européens potentiels et consolident encore plus la position des opérateurs historiques, le PMU et la Française des Jeux. Ce qui confirme la volonté du Gouvernement de se battre en faveur d’une spécificité française. De plus, au moment où l’Europe suit les développements de la réforme française, l’introduction d’un certain nombre de restrictions injustifiées menace de mettre à mal le bon fonctionnement du marché. Parmi ces restrictions votées mardi, on retrouve donc la mise à zéro des comptes clients, la discrimination de certains opérateurs dans d’autres juridictions de l’Union Européenne, ou encore une limitation supplémentaire sur le taux de retour aux joueurs. Ces nouvelles restrictions s’ajoutent à celles déjà annoncées, comme l’introduction d’un droit au pari sportif et l’obligation pour les opérateurs d’établir une plate-forme informatique en France…. Espérons donc que le tir soit rectifié d’ici janvier et que nous puissions enfin parier en toute légalité dans notre cher pays !

AS

7oct/090

TF1, Winamax et le sponsoring sportif dans la ligne de mire des parlementaires

Sur les 276 amendements prévus pour le débat sur les jeux en ligne, plusieurs visent les acteurs actuels du marché.

parlement
L’ouverture du débat parlementaire sur la régulation du jeu en ligne en France débute aujourd’hui. Et pour cette occasion, les députés ont rendu publics hier matin de nombreux nouveaux amendements au projet de loi proposé par Eric Woerth. Au total 276 amendements ont été prévus !

Parmi ces multiples propositions de modification, la plupart concernent les paris sportifs mais certains visent directement des acteurs actuels du marché.

Et le groupe socialiste s’en est donné à cœur joie !

Pas de publicité pour TF1

Plusieurs amendements similaires (n° 252 à 260) convoitent à interdire la publicité « dans les programmes d’un service de télévision qui détient tout ou partie du capital d’une entreprise opérateur de jeux ou de paris en ligne ».
Et cette proposition vise notamment TF1, comme l’indiquent les députés : « Il convient d’empêcher que des alliances mercantiles se nouent en France entre des sociétés de jeux et de paris en ligne et des groupes de médias audiovisuels comme c’est le cas actuellement entre la société de Patrick Le Lay, Eurosportbet adossée à SPS Betting, (société détenue à parité par Eurosport, filiale à 100 % du groupe TF1 et le fonds Serendipity Investment cofinancé par Bouygues et par Artémis, holding de François Pinault). [...] Il n’est pas sain qu’au nom de la diversification des activités, la rentabilité prenne le pas sur l’information et la qualité des programmes dans les sociétés de l’audiovisuel et que le téléspectateur soit assimilé soit à un ‘temps de cerveau disponible’ soit à un compte en banque à vider. C’est pourquoi, il convient d’interdire toute communication commerciale pour ce type de jeux et d’activités dans les programmes de télévision ».

Le nom de « Winamax » pose problème

Les mêmes députés souhaitent, à travers les amendements 405 à 413, que l’agrément (la licence permettant d’opérer en France) ne puisse être délivré « aux entreprises dont le nom de domaine laisse entendre, en Français ou dans une langue étrangère, que le gain est systématique ». Les parlementaires nous expliquent que « les noms de domaine du type gagner-au-poker.com, webgagnant.com ou winamax.com cherchent à inculquer aux joueurs l’idée qu’ils sont sûrs de gagner – et de gagner beaucoup – en jouant sur leurs sites. Cette idée va à l’encontre de la dure réalité des statistiques. Il convient ainsi de l’éviter »

Sponsoring sportif non autorisé

Les clubs de football vont peut-être devoir se trouver d’autres sponsors. Plusieurs amendements cherchent en effet à interdire aux opérateurs le sponsoring sportif. Sont donc directement visés Bwin, Unibet et Betclic qui sponsorisent actuellement des équipes de football. Il faut « interdire aux opérateurs de jeux et de paris en ligne de nouer des contrats de publicité avec des clubs, équipes ou coureurs, sur lesquels ils organisent des paris. En effet, il n’est pas acceptable que l’on puisse autoriser de la publicité sur des maillots d’équipes sportives ou hippiques au profit d’opérateurs de paris sportifs, de poker ou hippiques qui organisent des paris sur ces mêmes compétitions ou manifestations ».

Rien n’est encore joué, mais le débat risque bel et bien d’être corsé !